Thème pour 2016
De l'humiliation et l'exclusion à la participation : Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes

Sélectionnez un pays pour afficher son thème et découvrir les événements liés

Bujumbura - Dimanche 16 Octobre 2016 - Discussion autour du thème, Bujumbura

Compte-rendu de l'événement

Compte rendu Journée mondiale du refus de la misère - Bujumbura – 16 Octobre 2016

Comment pouvons-nous faire participer les humiliés, les exclus dans la prise des décisions dans tout les secteurs de la vie ?

Jean-Louis VACHER :
La participation est un grand parcours, car les cas diffèrent. Par exemple : faire participer les enfants de la rue dans la prise des décisions administrative demande un parcours. Au départ ils ne prennent pas la parole même si ont la leur donne, parce qu’ils ont peur de la réaction de ceux qui entendent; les gens pensent de ce fait que les enfants ne peuvent rien faire. Mais nous qui luttons pour qu’ils participent malgré leur situation, nous devons alors faire comprendre aux gens que ces enfants peuvent avoir un point de vue à donner parce qu'ils ont l'expérience de leur situation.

Prenons un cas général : juste le sourire et un bonjour, c'est le commencement pour bannir l’exclusion et créer la participation dans tout les secteurs de la vie. Si l’on ne fait pas des petits gestes, on ne peut pas arriver au grand geste.

Au Chili des personnes très pauvres qui vivaient dans la rue ont commencé à ramasser des petits cartons et saleté dans la rue ; ils le faisaient à pied. Un jour un monsieur avec son vélo à trois pneus avec une caisse arrière leur dit : « et si on mettait ce que vous ramassez sur mon vélo pour aller plus vite? » Ils étaient parfaitement d’accord. Ils commencèrent avec ce rythme et gardaient le petit revenu. Après un temps ils achetèrent un autre vélo semblable, puis trois autres puis un véhicule transporteur. Leur solidarité et courage a vaincu l’exclusion et créé la participation.

Bénédict BAHANE :
Pour approcher quelqu’un qui est humilié nous devons nous poser la question de savoir pourquoi il est humilié. Exemple, dans une famille où il y a des chamailles. Il peut se sentir frustré et s'humilier lui-même devant les autres vu ce qui se passe chez lui. Pour que l'enfant puisse participer dans la prise de décisions dans sa famille ou dans un groupe, c'est bien de lui donner une attention particulière et aussi certaines petites responsabilités, à l’école ou dans le groupe, et de discuter avec lui.

Pascal MUBALAMA :
La famille est le fondement de la société. Exemple : si une personne est handicapée il y a risque qu'il soit considéré différemment même dans la famille. Quand une autre personne voudra l'approcher, il prendra fuite. Alors nous, nous devons faire un effort pour l'approcher et lui donner de l’affection pour qu’il ait le courage de lever la main et donner son point de vue quelque part.

Les gens organisent des apostolats, ils arrivent et distribuent de la nourriture, des savons et partent, au lieu d’organiser une fête où l’on communie ensemble, échange et touche à la racine du problème. Car peut-être la nourriture n'est pas le problème.

Commençons d’abord à faire participer tout le monde dans la prise des décisions dans nos familles, y vivre une gouvernance « tête ensemble » puis ils vont s’ouvrir aux autres opportunités.

Christian RHUGWASANYE :
Pour qu'une personne soit considérée, considérons la d’abord mais pas seulement, combattons pour qu’elle soit considérée; Nous qui sommes dans ce courant de lutte contre l’exclusion, quand l’on nous propose des fonctions et nous invite à donner des propositions ou des solutions, ne pouvons-nous pas les refuser et accorder la tâche à ceux qui sont humiliés, ceux à qui on évite d'en donner? Pour leur donner la chance de montrer le meilleur d’eux même. Et ainsi changer le regard de ceux qui pensent que seuls les intelligents et riches sont capables de résoudre un problème pour l’intérêt de tous !

Où en est-on avec notre lutte, arrivons nous à atteindre et à combattre tout les formes de la misère ? si non, comment y arriver ?

Patrick NKOY :
Si tu veux vraiment que la misère puisse disparaître mets-toi à côté d’un pauvre et accompagne le dans ses idées. Notre lutte continue toujours, jusqu'à ce que nous voyions la misère disparaître.

Il faut aussi l’intervention des gouvernements dans le cadre de la gouvernance « tête ensemble » et qu’ils comprennent aussi que promouvoir les talents de la jeunesse est un atout dans ce grand combat.

Christian RHUGWASANYE :
Avec nos témoignages ainsi que ceux d’autres personnes à travers le monde, engagés et militants avec les plus démunis, je ne peux pas me priver du plaisir de dire qu’ils sont prometteurs d’un monde sans misère ; j’apprécierai toujours l’idée du Père Joseph qui nous a appelé à prendre conscience d’accomplir ce devoir moral.

Pour bien toucher et éliminer toutes les formes de la misère aux coins comme aux recoins, il faut rencontrer ceux qui sont les plus délaissés et lutter ensemble.

Je proposerais une chose pour répondre à la mobilisation exceptionnelle : que nos rencontres au courant de cette année soit caractérisées par des témoignages, échanges d’expérience, présentations de nouvelles personnes très défavorisées que nous rencontrons et soutenons, pour l'intégration au groupe de ceux qui sont les plus rejetés. Allons à leur recherche ! Qu’elles soient considérées au lieu d'être rejetées ; bref : qu’ont soit plus pratique que théorique.

Solution, dimensions

  • Vaincre les préjugés et l’exclusion en accordant des responsabilités à ceux qui sont les plus humiliés.

  • Veiller à la gouvernance « tête ensemble » au sein de famille. C'est le début du passage de l'humiliation à la participation.

  • Savoir les antécédents de la personne accompagnée.

  • Vaincre l’exclusion par le courage et la solidarité.

  • Faciliter les plus pauvres à prendre parole.

  • Promotion des talents.

  • Allons à la recherche de ceux qui sont encore délaissés.

Description de l'événement

Quelques personnes se retrouvent pour discuter du thème "de l’humiliation et l’exclusion a la participation : Eliminer la pauvreté sous toute ses formes"

  • Présentation du thème international pour la journée du 17 Octobre avec explication.
     
  • Question pour la compréhension du thème :

Comment pouvons-nous faire participer les personnes humiliées, les exclus dans la prise des décisions dans tous les secteurs de la vie ?

Où en est-on avec notre lutte, arrivons-nous à atteindre et à combattre toutes les formes de la misère ? si non, comment y arriver ?

Bujumbura
Burundi