Compte rendu 17 octobre à Genève

Rapport du Collectif 17 Octobre:

Comme chaque année, nous avons été nombreux-ses (environ 150 personnes)  et de divers horizons à nous retrouver à l'ONU pour célébrer la journée du 17 octobre.
Un important travail de témoignage avait été mené en amont de cette rencontre, afin de pouvoir porter à l'ONU la parole de différentes personnes directement concernées par la précarité. Ces personnes ont donné de leur temps pour partager leurs expériences de vie, en lien avec la question du logement. Elles ont offert des récits très forts, et qui démontrent un grand courage : On a pu construire ensemble un message collectif, qui a été présenté à l'ONU.
Un immense merci aux différentes personnes qui ont rendu possible ce moment très instructif et émouvant !

« Dormir et vivre dans la rue, c’est très pénible et très difficile. (...) Je ressens du racisme contre ma communauté. Il y a des personnes gentilles (...), mais il y en a aussi qui sont agressives. J’ai une maladie qui s’appelle « pelade », elle est due au stress permanent que je subis. (...) Ne pas avoir de logement, c’est de la fatigue, du stress tout le temps. »

« (...) J'aimerais que les personnes arrêtent de me juger sans me connaître et qu'ils me laissent ma chance. »

«(...) Il faudrait pouvoir dire à tout un chacun « je vis dans la rue », sans que cela ne crée une barrière rédhibitoire. Pour ce faire, il faudrait changer les mentalités, et que les gens mieux lotis sur le plan financier se rendent compte que les sans-abris sont, malgré leur quotidien différent, comme eux et sont des individus avec lesquels on peut interagir. (...) »

« Je n'ai pas la force de continuer à dormir dehors et à vivre dans cette situation (...). Durant mon séjours de plus de 20 ans en Europe, j'ai toujours travaillé, toujours gardé ma dignité et mes valeurs. En restant en Suisse je suis entrain de tout perdre, alors il est temps de retourner dans mon pays. »

« Je n’ai pas vraiment de proposition pour un changement. Mais, je trouve que tout le monde devrait avoir un endroit pour dormir. »

« Tout le monde sait qu'il est très compliqué de proposer des solutions en ce qui concerne la question du logement. Mais il faut aider les gens à maintenir ou retrouver leur dignité, leurs valeurs et leurs rêves. Il faut comprendre que personne ne choisit de ne pas avoir de logement, d'être marginalisé. Une fois qu'on arrête de t'humilier, qu'on te considère, tu arrêtes d'être marginalisé et tu fais partie de la société. »