Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
France

on peut s'en sortir

J'ai connu l'abandon,la maladie et le chômage la mème année, il y a 10 ans et j'ai découvert un autre monde, le quart monde...J'ai pris une grande leçon de vie et j'aimerais beaucoup faire partager mon expérience personnelle.

Ne pas paniquer car ça arrive à tout le monde...

Faire confiance à tous les gens qui t'aident et te soutiennent

Apprendre à recevoir sans culpabilité car oui c'est ton tour mais tu vas rester debout.

17/10/2011
ariane
Bénin

NON A LA MISERE ! TRAVAILLONS SANS LA PARESSE

Nous, les enfants de Hêvié Huinmê Saho, les enfants de LOKOSSA et les enfants de PARAKOU Quartier de SINAHOU l'Arrondissement de BETEROU Commune de TCHAOUROU,  répresentons tous les enfants du Bénin, du Lieu des évenements pour dire Non à la Misère, au Bénin et dans le monde entier .

Si on dit que la Guerre est le capital de la misère qui frappe les enfants et toute la famille, elle crée la pauvreté. La privation des choses nécessaires aussi crée la misère . Si même un village, ou une ville, est déclarée misérable lorsqu'elle ne renferme par les choses necessaires aux besoins de sa population. elle est considerée pauvre ou malade.

Une nation est misérable lorsque ce pays manque des insfractures adéquates pour promouvoir et satisfaire les besoins de sa population ou des individus qui y habitent. Si cette nation ne trouve pas les aides auprès des gens de bonne volonté, elle sera toujours dans la misère .

La misère est un virus qui n'épargne personne. La misère créé au fur et à mesure le virus de licenciement dans toute la contrée. Et s'il n'y avait pas les ONG comme "Emploi aux Jeunes", qui a déjà construit  son centre pour que le monde soit satisfaire dans le fruit et travailler sans la paresse et faire chassé la misére de loin et si l'ONG de l'Emploi aux Jeunes est disponible et par des aides pour construire les differentes modules de formation sa aussi c'est grave?

Je suis en train de me battre pour que la jeunesse soit satisfaite. Lorsque j'entends parler de licenciément, je tombe malade parce qu'il y aura des pleurs. Un immigré péruvien aprés 18 ans de bons et loyaux services dans un grand restaurant du bénin a été licencié. Il a cherché du travail mais sans succés durant presque 30 ans : "j'avais pourvu aux besoins de ma famille. A présent, j'avais l'impression d'être un raté".

Le témoignage de Rik souligne une réalité bien connue des sans - emploi : Le chômage crée la misère, créé des difficultés financiéres et les enfants sont malheureux. Souvent, on est atteint au plus profond de soi. Rik dont le mari, est resté sans travail pendant plus de 30 ans confie sa vie à Jésus. Il a continué à chercher et un jour il a trouvé le boulot.

Commençons par examiner cinq façons de lutter contre la misère : avoir la patience ;  chercher ; confier tout à Jésus ; ne pas avoir la paresse ; toujours dire la vérité.

L'ONG EMPLOI JEUNES à été créée le Vendredi 17 Octobre 2008 pour en finir avec la misère. La misère est un virus de la pauvrété et de la galère, qui conduit l'homme à la maladie ou la mort. Nous appelons les mouvements internationaux à penser à nous et de nous aider à construire des centres de formation.

* * *

ONG EMPLOI JEUNES fête son 3ème anniversaire le Lundi 17 Octobre 2011. Le 17 Octobre 2011 est la Journée Mondiale du Refus de la Misère à travers le monde entier.

ONG EMPLOI JEUNES01 BP 1821 COTONOU BENINTEL 00229 96 23 68 99 http://ong-e-j-sinahou-benin01.fr.gd

17/10/2011
DE HEVIE HOUINMIN LOKOSSA PARAKOU SINAHOU
Suisse

On s’apprend des choses, on est tous capables de quelque chose.

Témoignage de Patricia B. , Suisse, le 17 octobre 2011.

Le 17 octobre c’est pas une journée pour les pauvres

Le 17 octobre c’est la journée pour dire

que nous voulons sortir de la misère.

Il faut refuser ensemble la misère

parce que si tu es dedans, tu ne t’en sort pas.

Nous voulons nous soutenir pour sortir des tutelles. Un membre de notre groupe disait après douze années sous tutelle : « j’en suis sortie la tête haute avec l’aide de mon compagnon ».

Avec mon mari Yvan nous sommes militants du Mouvement ATD Quart Monde et je peux vous dire que ce Mouvement ne nous donne pas d’argent.

On s’aide autrement.

On apprend à se connaître, à se mettre dans la peau de ce que vit l’autre.

On s’apprend des choses, on est tous capables de quelque chose.

14/10/2011
Patricia B. Suisse
Suisse

Témoignage du groupe « Accueil, Art et Culture »

Témoignage de Patricia Bulliard préparé avec les membres du groupe « Accueil, Art et Culture », pour la rencontre à Yverdon-Les-Bains devant la gare à 16heures, le 17 octobre 2011.

Le 17 octobre c’est pas une journée pour les pauvres. Le 17 octobre c’est la journée pour dire que nous voulons sortir de la misère. Il faut refuser ensemble la misère parce que si tu es dedans, tu ne t’en sors pas.

Nous voulons nous soutenir pour sortir des tutelles. Un membre de notre groupe disait après douze années sous tutelle : « J’en suis sortie la tête haute avec l’aide de mon compagnon ».

Avec mon mari Yvan, nous sommes militants du Mouvement ATD Quart Monde et je peux vous dire que ce Mouvement ne nous donne pas d’argent.

On s’aide autrement.On apprend à se connaître, à se mettre dans la peau de ce que vit l’autre.On s’apprend des choses, on est tous capables de quelque chose.

14/10/2011
les membres du groupe « Accueil, Art et Culture »
Burkina Faso

Chacun de nous, ensemble, à travers nos vies, nos pensées, nos espoirs, nous continuons sur le chemin du père Joseph Wresinsk

17 octobre 2011Journée Mondiale du Refus de la Misère

Ce témoignage a été écrit par les membres du Mouvement ATD Quart Monde. Tous sont engagés dans la lutte contre la misère, certains d’entre eux ayant une vie très difficile.

« Chacun de nous, ensemble, à travers nos vies, nos pensées, nos espoirs, nous continuons sur le chemin du père Joseph Wresinski »

Le père Joseph c’est un soleil qui ne se couche pas. Chacun de nous, ensemble, à travers nos vies, nos pensées, nos espoirs, nous continuons sur le chemin qu’il a tracé. Ce chemin c’est la joie, la considération, les découvertes. C’est être indépendant, ne plus réclamer. C’est parler librement. Et fêter comme les autres.

Dans son enfance, le père Joseph a vécu l’humiliation de la misère. Avec les familles du camp de Noisy-le-Grand, à chaque fois qu’il s’est retrouvé devant des difficultés, il a toujours trouvé la force, et cela grâce aux familles elles-mêmes. Nous disons souvent « na n zemsame », parce que si tu gardes l’espoir, un jour ça va finir. Il faut garder le courage.

En devenant prêtre, le père Joseph aurait pu s’en sortir. Mais il a préféré partager sa connaissance partout dans le monde avec les gens qui sont pauvres. Certains d’entre nous ont aussi fait le choix de rester auprès de ceux qui vivent encore dans la grande pauvreté. Un père de famille avait un ami qui ne faisait rien. Il lui a dit : « je vais t’apprendre à faire des cordes ». L’un de nous continue son combat envers ses amis qui sont toujours dans la rue. Il part les conseiller, les aide à réfléchir à ce qu’ils veulent faire, à ce qu’ils veulent être.

***

Ce que le père Joseph faisait, et ce que nous essayons de faire, c’est d’apporter plus que de l’argent. Nous devons en avoir la conviction car souvent cela n’est pas reconnu. Le père Joseph savait approcher les gens. Quand nous rencontrons des gens qui sont dans la peine, nous faisons tout pour qu’il y ait le sourire, pour faire sentir la joie. Pour cela, il faut l’amour.

Si je suis malade et que je ne le dis pas, personne ne le saura. Mais si je le dis et que quelqu’un connaît une décoction, je peux la prendre. Mais pour oser le dire, nous devons nous assurer qu’il y aura l’écoute, la confiance, la discrétion. Comme le père Joseph, quand quelqu’un vient se confier à nous, si on peut le soutenir on le fait, mais si on ne peut pas on reste discret.

Quand tu es pauvre même si tu n’as que 10 F cfa, tu donnes 5 F cfa et c’est bon. Comme j’ai aidé mon ami il est content et moi aussi je suis content.

Le père Joseph a tout fait pour que les familles du camp restent unies parce que ceux qui disent que la pauvreté les détruit, c’est parce qu’ils sont seuls.

Mais quand la vie est tellement dure, c’est parfois difficile de rester unis. Nous connaissons un jeune qui vit dans la rue et qui est tombé gravement malade. Deux de ses amis se relayent pour le veiller à l’hôpital et un troisième demande aux autres de se cotiser. Mais ceux-ci lui répondent : « on n’ a pas encore mangé, on a rien à donner ». Ça fait que lui-même se fatigue. A nous de l’encourager pour qu’il continue avec ceux qui veulent continuer. Avec le temps, les autres vont voir que c’est bien et ils vont cotiser.

***

Ici, quand tu es pauvre on te colle une étiquette qui détruit ta force. Nous perdons confiance, nous ne pensons plus que les solutions peuvent venir de nous-mêmes, mais seulement des autres.

La misère te pousse à un point où il n’y a plus de relations humaines, tu perds tes pensées, tes rêves, ta vie se transforme en violence.

La misère nous oblige à être ce que nous ne voulons pas être.

Une maman nous disait : « Aujourd’hui, mon fils est reparti en ville, où il a déjà passé de nombreuses années, laissant les siens dans l’inquiétude. Mais aujourd’hui, s’il repart, c’est parce qu’il ne peut plus supporter d’être inutile devant la misère de sa famille. Alors il se cherche... pas pour lui... pour les siens ».

De plus les gens sont jaloux. De peur qu’on réussisse, ils refusent de nous aider. L’un de nous a un âne, mais pas de charrue pour cultiver. Il doit alors aider ses voisins à cultiver leur champ, et quand ils rentrent le soir, il prend leur charrue et travaille un peu dans son propre champ. Comme il est fatigué, et son âne aussi, ils ne peuvent pas aller rapidement. Ce qui fait que ce qu’il sème est toujours en retard sur les autres. Or la pluie ne vient pas pour une seule personne et elle n’attend personne. 

Le père Joseph a chassé la soupe populaire et la distribution gratuite d’habits parce qu’il savait que le fait de toujours recevoir détruit la force des familles. Demander de l’aide devient honteux. Il y a d’autres qui pensent que quand on vient demander de l’aide c’est parce qu’on ne veut pas travailler.

Trop souvent, on voit les gens qui vivent dans la misère comme des incapables. Les autres pensent à leur place, on ne demande pas leur consentement pour des projets qui les concernent. On ne leur dit pas la vérité et la plus grande injustice, c’est le mensonge.

***

A cause de sa propre histoire et aussi aux côtés des familles du camp de Noisy-le-Grand, le père Joseph savait que des gens qu’on qualifie de fous, de drogués, de paresseux, de lâches, au fond, ils réclament quelque chose dans leur cœur que tu ne peux pas comprendre si tu n’es pas avec eux. Le père Joseph reconnait que ces gens font partie des enfants de l’humanité, qu’ils ont les mêmes droits que tout le monde.

Le père Joseph a compris que les enfants sont l’avenir de leurs parents. C’est pour ça qu’il a commencé par construire un jardin d’enfants, une bibliothèque. Si on se dit qu’on ne peut plus réussir, on doit tout faire pour que nos enfants, eux, réussissent. Quand on vit une situation de violence, si on arrive à avoir des moments d’épanouissement, de partage de savoir-faire et d’éveil artistique, cela donne des forces pour combattre la misère. Les enfants dans la misère en ont encore plus besoin. Cet éveil nous aide aussi à prendre confiance, à nous exprimer facilement pour mieux nous faire comprendre.

Le père Joseph savait qu’on ne peut pas se passer de l’intelligence des plus pauvres. Ce sont ceux-là qui ont souffert qui ont la capacité de donner des idées pour qu’on puisse faire avancer le monde.

Le père Joseph était en lien avec tous et il savait gagner la confiance des familles du Quart Monde mais aussi des autorités. Ils ont fini par obtenir la dignité et la fierté d’avoir lutté ensemble. Quand on se rencontre, tout le monde oublie sa pauvreté, on devient une seule personne. Si nous mettons ce message dans notre cœur, cela pourra construire notre pays et transformer la vie de tous.

14/10/2011
ATD Quart Monde Burkina Faso