Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
France

Pionniers et Caravelles du groupe Gabrien O'Byrn d'Albi

A tous ceux qui ont connu la faim,

A tous ceux qui la connaissent trop,

A tous ceux qui veulent vivre mieux,

A tous ceux qui ont connu la violence,

A tous ceux qui veulent se faire entendre,

A tous ceux pour qui la misère est familière,

A tous ceux qui veulent de bonnes conditions de vie,

A tous ceux qui sont fatigués de ce combat quotidien,

A tous ceux qui voudraient pouvoir manger à leur faim,

Nous vous dédions ce message, notre respect et tout notre soutient.

Nous dénonçons à vos côtés l’injuste sort qui vous est imposé.

Nous dénonçons à vos côtés la misère qui vous est imposée.

Et nous vous soutenons de tout cœur.

Louise, caravelle d'Albi

Journée Mondiale du refus de la Misère
20/10/2015
Steffan Louise
Suisse

Quelque part en Europe : Contre la discrimination, créer la rencontre, bâtir l’avenir

A l'occasion du 17 octobre 2013 , message de jeunes d'Europe à l'ONU - Genève :

Quelque part en Europe : Contre la discrimination, créer la rencontre, bâtir l’avenir.

Message 17 octobre 2013

Nous, jeunes de quartiers abandonnés, jeunes vivant dans des beaux quartiers.

Nous, jeunes sans papiers, jeunes déracinés, jeunes citoyens.

Nous, jeunes chargés de familles, jeunes sortant d'institutions, jeunes soutenus par leurs familles.

Nous, jeunes chômeurs, jeunes sans emploi, sans formation, jeunes étudiants et jeunes travailleurs.

Nous sommes des jeunes du Mouvement ATD Quart Monde, qui luttons contre la pauvreté, la misère et l’exclusion sociale.

Nous sommes ensemble dans la dynamique jeunesse européenne, partageant la même ambition de contribuer à construire une société où tout le monde peut participer.

Nous faisons partie de groupes où nous cherchons à ce que tout le monde soit accepté.

On s’amuse, on apprend des expériences des autres, on réfléchi, on travaille et on partage un moment de vie ensemble. On cherche des solutions pour diminuer les problèmes qu'on rencontre dans nos vies, et on se rend utile pour les autres.

Nous créons la rencontre.

Nous n’avons pas toujours les mots justes pour dire les choses. Mais nous sommes bien conscients que pour certains d'entre nous la discrimination est une expérience de vie réelle qui a des conséquences sur leur présent et leur avenir.

Comparer les gens c'est les diviser, c'est là que commence la discrimination. Pauvres, riches, étrangers ou pas, sans papiers, quelques soient nos différences on ne mérite pas d'être traité différemment.

On ne nous donne « même pas » la possibilité de prouver ce dont nous sommes capables.

On a tous droits à l'accès à l'éducation sans discrimination. Si c'est le cas, pourquoi certains n'ont pas accès à ce droit ?

« Le quartier était éloigné de la ville. On y arrivait par un chemin qui conduisait à une décharge. Les parents et les jeunes ont pris du temps pour se convaincre d’inscrire les enfants à l’école car c’était loin et ils avaient peur d’être mal reçus. Quand le transport scolaire s’est mis en place, le chauffeur interdisait souvent à des enfants de monter car il disait qu’ils allaient salir le bus. Quand les enfants arrivaient à l’école les professeurs demandaient aux élèves venant du quartier d’aller laver leurs pantalons avant d’aller en classe. Les enfants ne voulaient plus aller à l'école. »

Beaucoup de jeunes qui ont grandi dans ces quartiers, ne savent aujourd'hui ni lire ou écrire, ou ont beaucoup de difficultés pour le faire.

« Ce qui est difficile c’est qu’on est tout seul. Quand tu n’as pas de boulot ou que tu n'as pas fait des études, toutes les portes sont fermées. Ce qui est dur, aussi, c’est quand tu as la capacité de faire quelque chose mais il n'y a personne qui est là pour t’aider ; tu es tout seul et personne va te donner un coup de main. Quand c’est comme ça, tout est fermé, barricadé. C’est comme moi quand je cherchais du boulot dans les services qui aident à la recherche d’emploi. J’ai parlé de mon parcours scolaire et j’ai parlé de la classe d’appui spéciale dans laquelle j’avais été. Du coup, ils n’ont rien voulu savoir et ne m'ont pas proposé du travail. Ils croient que la classe d’appui spéciale c’est pour des gens bêtes alors que pas du tout. »

« Tout le monde dit que c'est des écoles pour handicapés, mais non, c'est juste que t'as du retard, et que t'arrives pas à le passer toi même. »

L’école ne devient pas un choix pour nous, on nous impose des filières, on nous oriente, on choisit pour nous. À la fin, comme au début, on reste avec nos problèmes et sans choix, sans étude, sans travail.

Nous rencontrons des jeunes que nous n'avons pas l'habitude de rencontrer : Nous pouvons discuter de nos expériences de vie et de travail. Nous pouvons mieux nous entraider si nous avons déjà vécu la situation. Nous réfléchissons ensemble.

Nous créons la rencontre.

Nous connaissons des jeunes qui n'ont aucun plan pour leur avenir.

« Ce qui est dur c’est que t’as rien à faire. Et quand tu n'as rien à faire c’est que tu t’es perdu. Ça m’est arrivé pendant un an de rien faire du tout. Je n'étais pas motivé, je n’étais pas autonome non plus. Les gens se demandent pourquoi tu ne fais rien, pourquoi tu restes à la maison. Ils te prennent pour un délinquant. Tu ressens de la peur et de la tristesse. Je ressentais de la honte quand on me posait des questions. Du coup je ne sortais pas beaucoup, j’aidais plutôt ma mère. Quand je cherchais un emploi, je sentais une discrimination de leur part. Je me sentais jugé au niveau de mon apparence. »

Pour empêcher que tout abandon arrive, comme l’abandon des études, ou du travail, il faut ête attentif les uns aux autres. Il faut être à l’écoute de tous. Dès qu’il y a un souci, il faut s'entraider. Le jeune doit pouvoir en parler. Il faut que tout le monde change de mentalité.

Nous parlons surtout au nom de ceux qui ne sont pas là aujourd’hui, ceux qui sont absents. Car malgré tous les efforts et la bonne volonté, la participation de ceux qui ont la vie la plus dure ne peut être assurée.Certains jeunes qui devaient parler aujourd’hui ne sont pas là. Par exemple, si tu n'as pas de papiers d'identité, tu ne peux pas voyager même si tu es invité à parler aux Nations- Unies. Dans certains pays d'Europe, si tu dépends des aides sociales, tu risques de les perdre si tu sors de ton pays pour quelques jours. Si tu es soutien de famille, ou jeune parent, c'est difficile de laisser tes responsabilités quotidiennes. Si tu as des difficultés à lire ou à écrire et des difficultés pour t'exprimer, cela prend du temps, du soutien et du courage pour parler devant d'autres. Tu dois aussi croire profondément que cela va changer des choses pour toi et pour les autres.

La plupart d'entre nous avons du mal à croire que la politique sert à quelque chose, car la politique est loin de ce que nous vivons. Un jeune disait : « J'ai plein de potes qui ne veulent plus voter et même si moi je vais voter pour faire mon devoir de citoyen, je le fais sans y croire. »

Nous ne pouvons accepter plus longtemps une société qui exclut et discrimine. C'est pourquoi nous ne pouvons plus seulement attendre que des changements se produisent. Nous faisons déjà des efforts pour avancer et faire avancer notre communauté par des engagements quotidiens.

Nous rejoignons les plus isolées, là où ils vivent. Nous invitons d'autres jeunes à faire la même chose. Nous nous rencontrons et apprenons comment agir ensemble.

A travers toutes ces rencontres, nous avons appris que le plus important est que tout le monde contribue à construire une société plus juste.

Il est vraiment nécessaire de faire l'effort et de prendre le temps et les moyens de créer la rencontre entre personnes de différents milieux pour combattre la discrimination permanente dont souffrent les personnes pauvres.

Mais quand on voit nos parcours à l’école ou au travail, on se dit que les gens ne nous connaissent pas, n’ont jamais pris le temps de nous connaître...

Il faut de véritables espaces et de véritables initiatives, pour que chacun puisse prouver de quoi il est capable au niveau de la formation, du travail, de la création, de la citoyenneté...

L'expérience des personnes les plus défavorisées doit servir à bâtir ces espaces et ces initiatives.

Nous vous invitons à construire avec nous des rencontres où l'on apprendrait à se connaître, et où l'on réfléchirait ensemble, à partir de l'expérience et la connaissance des personnes dans la grande pauvreté, pour que nous puissions bâtir un monde sans discriminations.

La Journée mondiale du Refus de la misère 2013
20/10/2013
Djynamo Europe
République centrafricaine

Messages de paix des quartiers 17 octobre 2013

Messages de paix des quartiers 17 octobre 2013

Kokoro

Olive

Quand je peux m'amuser et je mange bien, je vois la paix.

Juste

S'il y a la guerre on se refuge dans la maison, alors pour moi la paix c'est notre maison.

Christelle

La paix c’est quand je peux aimer la joie de mon pays

Walingba

Florida Sinfora

Je veux la paix pour m'amuser avec les autres, car la paix c'est comme une fleur rose, qu'il faut arroser tous les jours.

Belvia

La paix c'est quand le coq chante le matin et dit « Bonjour » à tout le monde

Naomi

La paix c'est quand on se provoque pas

Koula Mandja

Wilibozoumna Gepherson

La paix c'est comme les poissons qui jouent libre dans l'eau, nous voulons jouer avec nos amis.

Ziguida Martin

La paix c'est quand on dort bien dans la maison et pas dans la brousse.

Béka Aubede

Je veux que les gens déposent leurs armes pour que la paix revienne.

Danzi

Romio

Pouvoir travailler c'est la paix.

Brenda

Pour moi la paix est aller à l'école pour lire et écrire, pour mieux connaître et savoir les choses.

Asaf

Quand j'accompagne mon père et ma mère au champ, c'est la paix pour moi.

Voix du Cœur

Severin

Moi la paix c'est la maison que je construis, ça peut m'aider à dormir là. C'est la paix.

S'il pleut sur la maison et sur les fleurs. C'est la paix

Le soleil se brille partout et après tu peux t’asseoir sous un arbre.

C'est la paix.

Walter

Moi je dis l'école constitue la paix, parce qu’à l'école tu peux apprendre et savoir des choses que tu ne sais pas.

Sainsire

Pour moi la paix c'est le cœur qui réunit tous ensemble.

Ile Mbongossoua

Carl

Pour moi, la paix est très important. Sinon maman ne va pas au champ. Pour qu'on reste ensemble, il faut la paix reste.

Clémentine

Quand j'ai la paix je dors bien, je mange bien et je peux jouer avec mes amis.

Dorcasse

Je n'aime pas quand mon pays n'a pas la paix et je dois courir. S'il y a la paix on avance, et ma mère fait le travail et j'ai la joie.

Dako Jano

Je souhaite que la paix revient en Centrafrique pour qu'on puisse retourner à l'école, parce que l'école est mon avenir.

18/10/2013
Les enfants de 6 quartiers de Bangui
Côte d'Ivoire

Messages d'enfants du" groupe Tapori 24 Decembre " d'Abidjan en Cote d' Ivoire en 2007.

Bettyna Awa.    Age.11 ans  Classe.5e

1) Je ne savais pas ce qu’était la journée du 17 Octobre. A travers la lettre de Tapori et par le canal de mon animateur, j’ai eue une idée de ce que representait cette journée. En un mot, j’ai retenu que cette journée était destinée au refus de la misère. Maintenant que je suis dans le groupe Tapori 24 Décembre, je retiendrais cette date du 17 Octobre et j’aimerais connaître beaucoup d’enfants à travers le monde entier. A bientôt.

Mariam       Age.11 ans   Classe. CM2

 2) A travers la lettre de Tapori d’Octobre 2007 numéro 323, j’ai vu comment des enfants d’un collège dans le nord de la France se sont mobilisés pour qu’eux tous réussissent. J’ai aussi compris ce que représentait la journée du 17 Octobre destinée au refus de la misère. Maintenant que je suis dans le groupe Tapori 24 Décembre, je retiendrais cette date du 17 Octobre et j’aimerais connaître beaucoup d’enfants à travers le monde entier pour correspondre et échanger.

Aboubacar Aziz  Age 13ans  Classe.4e

3) J’ai connu la journée du 17 Octobre à travers la lettre de Tapori et par mon animateur qui m’a expliqué ce qu’était cette journée. J’ai compris que cette journée était faite pour le refus de la misère. Je me suis inscris dans le groupe Tapori 24 Décembre. Désormais je retiendrais cette date et je voudrais connaître beaucoup d’amis à travers le monde entier. Merci a la prochaine

Amara  Classe.3e  Age.13ans

4) Je ne savais pas ce que la journée du 17 Octobre était la journée du refus de la misère. Mais grâce à mon animateur, j’ai pu visiter le site de Tapori le 17 Octobre 2007 et je l’ai trouvé cool. J’ai vu les enfants des autres pays,écouter certaines chansons et vu quelques photos. Donc j’aimerais faire parti du groupe de Tapori et pouvoir communiquer avec les enfants du monde entier.

Laurence Marie Marguerite  Classe. 4è  Age.13ans

5) En Cote d’Ivoire, précisément à Abidjan, nous avons appris que le 17 Octobre était la journée mondiale du refus de la misère. Ici, nous n’avons pas assisté à cette journée. Nous souhaiterions assister à la prochaine journée mondiale du refus de la misère car ça nous intéresse, nous affecte et on aimerait aussi que nos petits frères et grands frères aient la chance d’être heureux car ils ont le droit d’avoir des temps épanouissement. Donc pour cela nous disons non à la misère car ce n’est pas bon. Grâce à cette lettre, j’aimerais avoir des correspondants de différentes villes et pays et me faire beaucoup de connaissances. Je me suis inscrite dans le groupe Tapori 24 Décembre, le 29 Octobre parce que la mission à accomplir me fascine beaucoup. Je motive mes amies et amis à s’inscrire. Je félicite l’initiateur de Tapori.

Essane Marie  Classe 3è  Age.14ans

 6) Je ne savais pas que le 17 Octobre était la journée de lutte contre la misère,mais je l’ai apprise le soir donc je suis allée visiter le site et écouter quelques chansons.J’ai trouvé cela très cool et génial.J’ai alors intégré le groupe Tapori 24 Décembre.J’aimerais correspondre avec d’autres enfants du monde entier, j’en ai parle aux élèves de ma classe et j’attends toujours leurs réponses. Je trouve que l’initiateur de ce groupe a eu une très bonne idée car cela permet aux enfants du monde entier de mieux se connaître. Je pense participer activement  cette journee l’année prochaine.

Merci a bientôt.

Hamed  Classe.2nd

7) Jusqu’à aujourd’hui,je ne savais pas que le 17 Octobre était la journée mondiale du refus de la misère. Grâce a la lettre que Tapori nous a expedié, je viens de la découvrir. Ce que j’aurais aimé faire c’est aider ceux qui sont dans le besoin mais puisque je n’ai pas les moyens financiers, je voudrais les aider en leur apportant mon soutient et mon amitié.

Affoué L. Hortense  Classe.CE2  Age.8 Ans.

8)Je ne savais pas que le 17 Octobre était la journée du refus de la misère. C’est mon animateur qui m’a donné les détails. Maintenant que je suis dans le groupe, je retiendrais cette date très importante et je voudrais correspondre avec des amis de mon âge à travers le monde entier.

Animateur,

Camara Waotta Marc Souleymane.

07/07/2013
Camara
République centrafricaine

Témoignage collectif des enfants de Centrafrique

ATD Quart MondeBangui – RCA

Journée Mondiale du Refus de la Misère

Témoignage collectif des enfants de Centrafrique

Nous voulons que tous les enfants soient scolarisés. Nous voulons avoir un bon instituteur qui donne bien les cours pour notre avenir. Et qu'on puisse avoir tout le matériel pour les études.

Quand je vois les amis qui portent des bons sacs à dos, avec leur fourniture de l'école, je dis « si mon papa avait les moyens, il pourrait les acheter pour moi aussi ». Mais cela ne peut pas me décourager avec mes études. Même si j'ai seulement un ou deux cahiers, un bic, quelques habits, ça peut m'aider à étudier. C'est ça la paix.

Sans la paix, je ne peux pas bien étudier. Si j'ai des soucis je ne peux pas apprendre. Si j'ai faim, c'est plus dur. Si mes parents n'ont pas de travail, je ne peux pas avoir des fournitures scolaires.

Moi, je dis non à l'impossibilité d'obtenir un certificat de naissance. Sans certificat de naissance, les enfants ne peuvent pas s'inscrire à l'école.

Nous voulons avoir une bonne éducation à l'école afin de pouvoir réussir dans la vie.

Moi, je voudrais réussir pour protéger mes frères.

Moi, je prendrai toute ma force pour réussir dans mon école. Je voudrai devenir un ingénieur pour aider mon père et ma mère qui n'ont pas de moyens.

Moi, si je réussis à grandir, je ferai le commerce de légumes pour aider mon père et ma mère.

Moi aussi je ferai le commerce pour aider ma grand-mère qui est en train de souffrir pour me nourrir chaque jour.

J'aime aider mes parents car ce sont eux qui me font grandir et qui m'ont inscrit à l'école. Quand je serai grand, je m'occuperai d'eux.

Pour bien apprendre, j'ai besoin de la paix dans mon pays et dans ma famille et j'ai besoin d'avoir une belle maison pour bien dormir.

Pour moi, la paix c'est qu'il n'y ait pas de guerre. Je demande que les armes ne circulent pas dans le pays afin que tous les enfants trouvent la paix, qu'ils puissent aller à l'école et qu'ensemble nous ayons l'intelligence, la sagesse et la connaissance pour que le monde change.

Pour bien apprendre, il faut pouvoir jouer avec les autres, il ne faut pas se battre.

J'ai besoin d'étudier mais souvent à l'école les autres se moquent de moi parce que je n'ai pas des fournitures.

Si je vois mes amis en train de se bagarrer, je leur conseille d'arrêter. Si je vois un ami qui reste seul, je l'approche pour parler avec lui.

Je veux vivre ensemble avec tous les enfants, sans distinction et avancer dans un esprit d'égalité. Pour bien apprendre, j'ai besoin d'être acceptée comme tous les enfants, d'être interrogée dans la salle. J'aime ma maitresse parce qu'à l'école, elle m'interroge comme tous les autres enfants.

Ce qui me fait plaisir c'est d'être dans la bibliothèque de rue pour avoir des camarades. Moi j'ai la chance d'aller à l'école. Je souhaite que la bibliothèque soit une chance pour mes camarades du village qui ne vont pas à l'école. Si je pense aux enfants qui ne vont pas à l'école, je suis triste. Ces enfants ont besoin d'être ensemble avec les amis pour jouer, dialoguer et partager leur savoir.

Pour bien apprendre, il faut être en bonne santé et il faut que notre famille aussi soit en bonne santé.

Il faut aussi qu'il y ait une bonne écoute dans la famille. C'est aussi ça la paix.

14/10/2011
ATD Quart Monde Centrafrique