les familles solidaires de Burhiba

A Bukavu, le samedi 20 octobre 2012, les membres des familles solidaires de Burhiba ont eu célébrer la journée mondiale du refus de la misère (le 17 octobre) à leur manière. Pour y parvenir, ils ont décidé de se partager les taches : les femmes étaient chargées de visiter 10 malades parmi les plus affaiblis par la solitude et la misère de leur quartier et les hommes se sont occupés de la réparation de la toiture de la maison du couple Parole et Francine tous des handicapés physiques et membres dudit groupe.

Après le déroulement de ces 2 activités, tous les membres se sont retrouvés d’abord chez papa Emile, pour faire le point sur ce que les uns et les autres ont eu à réaliser. En toute liberté, il a été demande à l’un ou l’autre de partager son impression sur la journée. Après cette étape, tous les membres se sont retrouvés chez le couple Rita et Bénezet pour partager familialement leur repas et boisson de fête.

Introduisant la journée du 17 octobre, monsieur Janvier Mastaki, modérateur des échanges et responsable du groupe a pris la parole devant tous les membres réunis avant qu’ils ne s’orientent dans leurs actions respectives prévues pour la circonstance.

Il leur dit ceci : « nous rappelons à nos membres ici présents qu’aujourd’hui c’est notre jour de fête. Nous allions même mettre la musique pour danser, s’amuser afin de manifester notre joie. Brièvement, j’aimerai rappeler que cette journée que nous célébrons maintenant, c’est le secret que le Père Joseph, fondateur de notre mouvement ATD Quart monde, gardait au fond de son cœur. Il voulait qu’un jour ceux qui dirigent le monde sachent que les pauvres existent. Et pour que son idée ne soit pas oubliée et touche les cœurs des dirigeants et des riches qui ignoraient l’existence des pauvres, il s’est battu pour que cette journée soit reconnue sur cette terre des hommes comme la journée mondiale du refus de la misère. Nous ne célébrons pas la misère, mais nous célébrons tous les efforts fournis par chacun de nous et de partout ailleurs dans le monde pour dire non la misère. A mon avis, cette journée symbolise la prise de conscience progressive par le monde que les personnes qui subissent la misère sont victimes de non respect de leurs droits. Et donc, que tout le monde doit se mettre ensemble pour la combattre ce mal».