Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
États-Unis

Bâtir un monde qui ne laisse personne de côté, c'est bâtir un monde pour tous

Je témoigne du courage, de la ténacité et de l'espoir de Mme Yolanda A., originaire de la Nouvelle-Orléans. Mme Yolanda a 41 ans, mère de six enfants: trois filles et trois fils.

En parlant d’ "Unissons nos voix - bâtir un monde qui ne laisse personne de côté", vous dites, "je joins ma voix aujourd'hui à toutes les mamans qui luttent au quotidien pour élever leur famille."

« Bâtir un monde qui ne laisse personne de côté, c'est bâtir un monde pour tous. Je suppose que j'ai été laissée de côté il y a bien longtemps. »

Madame Yolanda, vous êtes habituellement une personne tranquille et vous n'avez pas besoin de beaucoup de mots pour vous exprimer. "Construire un monde pour tous" en dit long sur votre vie et celle de votre famille. Vous étiez sans abri depuis de nombreuses années et vous attendiez depuis longtemps pour avoir accès à une maison au loyer modéré pour votre famille.

Le jour où vous avez quitté le bureau de logement de la Nouvelle-Orléans avec votre subvention entre vos mains, vous aviez eu un grand sourire sur le visage et vous me disiez, «On dirait aujourd'hui que j'ai gagné à la loterie! Cela fait des années que j'ai attendu ma maison. Ce fut une lutte pour passer d'un endroit à l'autre avec mes enfants. Mes enfants grandissent, et j'avais besoin d'un endroit sûr pour eux. C'est pourquoi ils ne pouvaient pas apprendre à l'école. Mon fils D. et ma fille ont toujours été renvoyés de l'école. Je passais mon temps à faire le va et vient du tribunal, à l'école. J'ai perdu mon travail quand j'ai perdu ma maison.

Depuis l'ouragan Katrina j'avais fait une demande de logement. J'étais tout le temps sur leur liste d'attente. La dernière fois que je suis allée vérifier, ils ont dit qu'ils m'avaient envoyé une lettre que je n'ai jamais reçue. Je les ai appelés plusieurs fois, et ils n'ont jamais répondu à mon appel. J'étais découragée! Je pleurais. J'ai trimbalé mes enfants trop de fois et je ne pouvais plus le supporter. Je suis heureuse aujourd'hui d'avoir enfin l'occasion d'être à nouveau dans un logement. Je vais redémarrer à nouveau. Maintenant, je dois trouver de l'argent pour meubler ma maison. Tous les meubles que j’avais dans le dépôt ont été mis aux enchères parce que je ne pouvais plus payer pour celui-ci. Mais vous savez, c'est du matériel, je vais en trouver de nouveau. »

Comme de nombreuses familles vivant dans l’extrême pauvreté à la Nouvelle-Orléans, trouver des logements sociaux au loyer modéré devient de plus en plus difficile. En raison du manque de logements sociaux décents, les familles sont dispersées, séparées et brisées. Les enfants sont plus que perturbés, ce qui se répercute sur leur éducation, et nos jeunes sont de plus en plus désorientés.

Le développement des nouveaux logements crée de plus en plus l'isolement des familles vivant dans la pauvreté. De plus en plus de familles vivant dans l’extrême pauvreté à la Nouvelle-Orléans sont poussées à la périphérie des villes où l'accès aux besoins fondamentaux leur est refusé. Bâtir un monde qui ne laisse personne de côté doit tenir compte des expériences de ceux qui ont à cœur de garder leur famille unie et en sécurité.

27/10/2017
Mme Yolanda A.
Madagascar

Cet enfant est mort à cause de la misère

Témoignage de Madame Germaine à Andramiarana

En ce moment il y a la peste dans plusieurs régions dans le pays. Nous avons entendu qu’il y a beaucoup de morts à l’hôpital et les 4 hôpitaux principaux sont remplis de malades.

C’est une maladie qui fait mal et qui fait honte car elle est le fruit d’une saleté (les rats et les puces). Comme nous vivons sur la décharge, cette maladie apporte beaucoup d’humiliation pour nous. Il y a eu un mort dans notre quartier, et la rumeur a couru en disant que la personne était morte de la peste. Mais elle était malade depuis très longtemps et ce n’était pas la peste. Nous vivons à la décharge mais il n’y a pas de la peste chez nous.

Par contre, nous vivons toujours dans la peur. La semaine dernière il y a eu un enfant de 13 ans qui est mort à la décharge, écrasé par un camion qui repoussait les ordures pour avoir plus de place. L’enfant était là en train de chercher des morceaux de fer. La moitié de son corps a été aplati complètement, c’était trop triste.

Tout le monde parle de la peste, mais ça, personne n’en parle, personne ne se pose des questions, à part nous dans le quartier.

Cet enfant est mort à cause de la misère. Cet enfant ne devait pas être à la décharge, il devait être à l’école en train de préparer son avenir et de profiter d’avoir la joie d’apprendre avec ses camarades.

Qui va nous protéger, qui protégera nos enfants ?

Qu’est-ce que le gouvernement fait pour améliorer notre vie ? Rien !

Notre situation deviendra de plus en plus difficile car une route va traverser notre village. Nous savons que nos maisons vont disparaître et on ne sait pas où aller. On va encore déplacer les gens loin de la ville avec des fausses promesses comme il y a quelques années.

A cause de la peste, nous ne pourrons pas célébrer le 17 octobre en même temps que tout le monde cette année. Nous avons pourtant beaucoup travaillé pour préparer ce 17 octobre. Je souhaite marquer quand même la journée mondiale du refus de la misère dès que les autorités donnent l’autorisation de faire un rassemblement et attendant, à tous ceux qui peuvent se réunir le mardi prochain, je vous souhaite un bon 17 octobre.

17/10/2017
Madame Germaine
Côte d'Ivoire

La misère sous toutes ses formes

La misère nous l'avons vécue et sentie sous toutes ses formes.

Vivre à cinq dans une seule pièce, avoir, peut-être, un seul repas par jour, ne pas avoir de savons ni de brosse à dent pour prendre soin de son corps. Aller à l'école avec des tenues déchirées. Être abandonné par ses proches qui vous mettent à la porte à 23h, vous et toute votre famille.

17/10/2017
Matrix
France

Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté

Bravo à tous pour cette journée, pour ce combat de tous les jours. Je me considère moi même comme un pauvre, depuis des années.

je partage volontiers le discours de Madame Irina BOKOVA, que je salue pour sa fonction à l'UNESCO. Je me suis donc impliqué en tant que simple citoyen.

Je vais écrire à Monsieur LEMAIRE, Ministre de l'économie pour qu'il s'engage à réformer le système bancaire, un système diabolique qui laisse sur la paille un nombre croissant de pauvres gens déjà en situation de paupérisation, ne pouvant faire face à des frais bancaires pour le moins abusifs. (voir l'association française des usager des banques pour comprendre le phénomène).

Je me servirai de mon cas personnel pour justifier ma requête d'ordre général. je vous tiendrai informé de sa réponse et des dispositions qu'il envisagera de prendre. Il sera aussi informé que je viens de témoigner par ce commentaire sur le présent site.

Oh.. je sais mes amis pauvres, qui suis-je pour faire changer la loi ? Rien, je suis rien. Mais au regard de Dieu, je pense être beaucoup... et les petits ruisseaux font de grandes rivières.

le Père Joseph WRESINSKI a bien réussi a faire bouger les choses. Savez-vous comment ? C'est grâce à sa très grande foi en Jésus et sa capacité sans faille à vouloir travailler pour Dieu au service de la Justice envers les plus démunis... A très vite mes amis......

16/10/2017
PHILIPPE
Maroc

Réseau éducatif des arts et de la culture - REAC

Comme chaque année, le centre Béchar El Lheir à Hay Mohammadi à Casablanca au Maroc se réjouit de célébrer cet événement grandiose et digne d'une fête universelle, qui invite tout un chacun de faire de son mieux pour réduire la misère de la terre et de tout faire pour que la paix, la tolérance et l'assistance soient la pierre angulaire pour asseoir et jouir d'un monde meilleur. 

Merci aux initiateurs de cette journée pour cette noble cause et toutes mes félicitaions de toutes les bonnes consciences qui savent en relayer le rayonnement

Cordialement

hassan adnane

REAC / casablanca/ Maroc

Journée du refus de la misère
16/10/2017
hassan adnane