Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
Madagascar

La solidarité est un gage d'un développement durable dans l'avenir.

ATD Quart Monde à Madagascar

Temoignage de RAHANTAMALALA Pauline

Membre ATD Quart Monde à Madagascar à ANDRAMIARANA.

La solidarité est un gage d'un développement durable dans l'avenir.

Mon nom est Rahantamalala Pauline, j'ai quatre enfants.

Après la séparation avec mon mari j'étais exclue par ma propre famille, c'est ce qui m'a amené à vivre à Andramiarana où je ne suis plus exclue.

Des habitants de ce quartier m'ont donné de la force pour faire face à ma vie.

Malgré la pauvreté des gens qui habitent ces lieux, nous qui vivons de la récupération des objets à la décharge, ces personnes s'efforcent toujours à remettre des personnes debout pour faire face aux combats de la vie.

Pour moi le développement durable c'est l'existence de la solidarité dans la société pour se donner de courage dans la vie.

L'entraide se présente sous plusieurs formes dans notre société. Par exemple dans le travail : la conception des tapis avec des bouts de tissus récupérés à la décharge, il y en a qui vendent des outils de travaux, certains qui tressent et d'autres qui vendent les produits finis, ce sont des formes d'entraide et de solidarité dans notre quartier, ils donnent des travaux qui permettent à chacun de survivre.

Dans la société nous avons aussi besoin des échanges d'idée. Hanitra qui est membre avec nous m'a dit que le fait de participer aux différentes rencontres avec les autorités, entre les membres de l'association a enlevé sa peur.

En ce moment elle accompagne ses voisins pour rentrer dans les bureaux et elle informe les droits de chacun, soutient les autres pour avoir l'acte de naissance, la carte d'identité nationale et sensibilise les gens à aller se soigner dans les centres de santé de base ( CSBII).

Le problème dans le développement c'est le chômage, le manque de connaissance, et surtout la différence de la façon de penser pour chacun, tout cela est un empêchement pour le développement.

Un problème aussi c'est de ne pas avoir un endroit sûr pour pouvoir vivre.

Nous avons entendu parler qu'il y a un aménagement de route chez nous, c'est un grand espoir pour nous car il y aura une progression dans le pays, mais ça devient aussi un souci pour nous car cela va peut être créer un grand changement dans notre façon de vivre.

Si on déplace les grands bacs à ordures, où est-ce que nous allons trouver de quoi vivre? Y aura-t-il une protection pour nous ? Est ce que cette petite société pleine de solidarité pour le travail de développement sera détruite?

On ne trouve pas de réponse à toutes ces questions mais nous souhaitons que le Mouvement ATD Quart Monde soit toujours avec nous. Ce dernier nous a mis en relation avec l'Etat et toutes les autres structures existantes (le cas de l'inondation pour avoir des aides) qui sera en partenariat avec nous pour le développement pour l'avenir.

Les médecins venants de l'AFAFI et le CSBII d'Ambohibao aussi, aident pour le développement, car ils nous ont soignés en cas de maladie et nous ont aidés pour le planning familial.

L'aide que l'Etat a apporté pour l'élaboration des copies d'actes de naissance a donné des fruits. Nous souhaitons que l'Etat porte plus d'attention à nous ici pour que nous ne soyons plus une charge pour le pays mais un levier pour le développement.

Que nous soyons audacieux, pour ne pas accepter des injustices, car chacun a ses droits et sa dignité que l'on ne peut pas négliger, l'exclusion disparaîtra, nous deviendrons un peuple uni.

Nous demandons à toute la force vive de se tenir la main et de s'entraider pour lutter contre l'exclusion. Et que nous ayons tous le même but pour le développement durable.

17 octobre à Madagascar
30/10/2015
RAHANTAMALALA Pauline
Madagascar

Donner de son temps pour être solidaire avec les autres

TÉMOIGNAGE POUR LE 17 OCTOBRE 2015

« Construire un avenir durable : s’unir pour mettre fin à la pauvreté et à la discrimination. »

Toto Voahangy / Antohomadinika III G Hangar :

Je fais de la couture avec une machine à manivelle et c’est mon gagne-pain. Je ne suis pas tellement spécialiste en la matière. Des fois j’ai du travail, des fois il n’y en a point. Je ne me fais pas payer trop cher car mes clients sont mes voisins et leurs moyens sont limités.

Pour moi l’avenir durable c’est le fait de considérer la fin, par exemple exercer un métier permanent, qui permet de vivre, sur lequel on peut compter, un métier garant des situations difficiles et de la vieillesse.

Pour le moment quand je serai vieille et incapable d’exercer mon métier, je ne toucherai plus rien et ne peux prétendre à une quelconque pension de vieillesse. Pendant ma jeunesse, je n’ai pas réussi à trouver du travail et ne compte plus en trouver maintenant. Même si je pense construire un avenir durable, quand on n’a pas les moyens on ne peut rien. Ce que j’ai déjà fait, car je crois que c’est un moyen d’être avec les autres pour chercher un avenir durable, c’est de m’engager au sein d’un Mouvement tel qu’ ATD Quart Monde.

Il fût un temps où l’idée de fonder une petite association a germé dans ma tête et celle de certaines de mes amies. Mais ce n’était pas facile de le faire et notre idée n’a pas pu être réalisée. Même si l’on veut bien être solidaire, parfois il n’est même pas possible de se rencontrer car on est tous très pris par la quête du quotidien.

Une fois, une association dénommée « Fanavotana » a déjà entrepris un stage de couture manuelle pour les familles nécessiteuses de notre quartier. Beaucoup ne sont pas allées jusqu’au bout du stage, elles ont été très irrégulières ou ont abandonné avant terme et n’ont pas du tout acquis ce que le stage a dispensé. A la fin de ce stage, on a reçu des commandes, alors les stagiaires ont repris du cœur à l’ouvrage sans posséder totalement l’art de la couture. Résultat les commandes ont été très mal faites et le projet a été abandonné.

Il faut se donner et donner de son temps pour être solidaire avec les autres, mais il faut aussi penser aux intérêts de tout un chacun. Les stagiaires qui ont abandonné ne l’ont pas fait par paresse ; mais le temps qu’il passe au stage équivaut à un salaire qu’il ne touchera pas car il vit au jour le jour. Je désire monter une petite coopérative de couture car je crois et j’espère que cela me suffira quand je serai vieille, mais pour cela j’ai besoin d’une machine dans les normes : une machine à coudre industrielle.

Il faut penser en particulier aux plus pauvres, donner la même chance à tout le monde. Sinon, la situation ne s'améliore pas, le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter, et je ne parle que de ceux qui sont autour de moi. Voici ce que je veux dire à ceux qui nous gouvernent :

-Qu’ils regardent les très pauvres au lieu de vrais pauvres que l’on ne voit pas ou que l’on a oubliés.

-Qu’ils aident et fournissent des outils à ceux qui travaillent pour leur compte.

-Qu’ils pensent à donner aux jeunes un travail durable car c’est pendant la jeunesse que l’on assoit sa vieillesse.

-Qu’ils pensent aux personnes âgées qui ont travaillé pour leur compte : ils doivent continuer de travailler alors qu’ils ont l’âge de la retraite : faire la lessive des gens par exemple. Une vieille dame m’a confié, en route pour la lessive, une lourde cuvette débordante de linge sur la tête : « tant que l’on mange il faut chercher de l’argent = travailler) ».

17 octobre à Madagascar
30/10/2015
Toto Voahangy
Congo (Kinshasa)

MESSAGE DU 17 OCTOBRE 2015 LU ET DEPOSE CHEZ LE GOUVERNEUR A BUKAVU

Bukavu, le 17 octobre 2015.

Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Sud-Kivu,

Nous, membres de l’Association des Amis d’Agir Tous pour la Dignité (AAAQM/RDC) dont le siège social est situé au n°12 Avenue de la poste, Commune d’Ibanda, Ville de Bukavu, venons vous présenter le message suivant :

Il est dit que l’humanité entière célèbre en ce jour 17 Octobre 2015 la journée mondiale du refus de la misère, est-ce célébrons-nous tous ensemble cette journée ? 

Son Excellence Monsieur le Gouverneur, nous venons frapper à votre porte pour dire que cette journée est dédiée à nous tous, père, mère, enfant de toute catégorie, toute couleur, toute religion et de tout rang social.

L’un de nous avait dit : « l’on peut mourir pauvre mais sa pensée ne l’est jamais ».

Partout dans le monde l’on nous considère, nous les plus pauvres comme de la pourriture de nos communautés, des personnes qui ne représentent rien, alors rien. Très souvent nous voyons des projets naître dans nos communautés, les autres émergés sans que l’on ne dise et l’on ne nous dise mots. Notre silence donne l’impression au monde que nous n’existons, or nos souffrances, et nos expériences nous approchent de tous ceux qui n’ont que leur souffrance pour se faire entendre.

Le thème proposé par les nations unies pour ce 17/10/2015 est : Construire un avenir durable pour tous. S’unir pour mettre fin à la pauvreté. Est-ce que peut-on construire un grand chantier comme ce monde seul, si les autres ne sont pas avec nous ? Peut-on réellement mettre fin à l’extrême pauvreté sans nous qui la vivons ? Comment peut-on arriver à bâtir cet avenir durable tant recherché sans le partenariat entre les peuples, les habitants d’un même village, d’une même ville, d’un même quartier, etc. Voilà le pourquoi de « Osons une gouvernance têtes ensemble pour la paix ».

Un Vieux Papa membre de notre Mouvement ATD Quart-monde avait dit : « ce groupe a permis de rétablir la cohésion au sein de ma famille élargie. Votre présence a aidé mes enfants à s’entendre et surmonter leurs divergences. Même si la mort m’attrapait aujourd’hui, je partirai en paix ».

Ce Vieux Papa, avait un regard confiant qu’il portait sur les autres, du plus grand au plus petit de son groupe. Pour lui tout homme mérite son respect. Il a cru à leur intelligence pour bâtir la paix dans sa famille.

Pour construire l’avenir durable du monde et mettre fin à la misère, nous devons nous battre contre nous même pour nous acharner à connaître encore des plus pauvres que nous, leur façon de voir la vie et le monde, leur prêter nos mots, s’il le faut.

Nous devons comprendre qu’il ne faut jamais rester seul face à la misère. Celle-ci est comme une mauvaise herbe dans notre champ, il faut l’arracher pied après pied, sans cesse, et, pour cela l’on a besoin des efforts de tout le monde. Nous devons nous sentir tous coresponsables pour endiguer définitivement la misère et que la paix prenne place. Nous devons nous faire de la place les uns aux autres, et avant tout aux absents (les plus pauvres). En perspective, nous devons savoir que l’on peut aller plus loin seulement quand d’autres sont responsables avec nous. C’est cela la coresponsabilité. Elle est comme un réservoir rempli des différentes visions, des façons de penser et de créer ensemble. La bonne raison de nous regarder tous à hauteur de nos yeux.

Son Excellence Monsieur le Gouverneur, cette journée nous embarque tous ensemble dans un même bateau pour aller plus loin, pour bâtir un monde juste, un monde où règne la solidarité, un monde où la dignité et le courage reste l’envers de la souffrance et de la honte,… un monde où trône la paix. Un membre de notre Mouvement n’avait pas tort quand il disait « Il y aura de la paix, le jour que chacun de nous va réaliser que celui qui est devant moi est la même chose que moi ».

Le fondateur de notre Mouvement Père Joseph WRESINSKI initiateur de cette journée internationale à l’honneur des plus pauvres disait « là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère les droits de l’homme sont violés, s’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ».

Et il disait encore « la misère est l’œuvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire ».

Son Excellence Monsieur le Gouverneur, nous vous remercions de nous avoir reçu et écouté en ce jour du 17 octobre « Journée mondiale du refus de la misère ».

Proposition de la célébration du 17 octobre 2015 à Bukavu
27/10/2015
Association des Amis d’Agir Tous pour la Dignité (AAAQM/RDC)
Haïti

Témoignage collectif

L'école a énormément de valeur pour nous mais nous rencontrons beaucoup de difficultés pour mettre nos enfants à l'école.

Alors que des parents ont déjà payé toute l'année scolaire, pour nous les plus pauvres, la rentrée est un vrai casse-tête. Certains parents ne savent même pas s'ils auront les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école en janvier.

L'année dernière, des enfants n'ont pas pu terminer l'année scolaire alors qu'on nous avait dit que l'école était gratuite. Faute d'avoir reçu les subsides, certains directeurs ont dû réclamer de l'argent alors que nous n'avons pas un sou.

Toutefois la compassion de certains d'entre eux a permis à des enfants de terminer malgré tout l'année scolaire. Les autorités doivent tenir leur parole. Un 'oui' doit être un 'oui'. L'école gratuite répondrait à un vrai besoin pour un grand nombre d'enfants.

Pour mettre nos enfants à l'école, même à l'impossible nous sommes tenus. L'école est tellement importante pour leur avenir. C'est elle qui leur permet d'aller plus loin. A l'école, les enfants apprennent des choses que nous ne pouvons pas leur apprendre à la maison.

L'école, c'est notre cheval de bataille.

Nous aimerions dire aux autorités de prendre conscience que nous, les plus pauvres, nous n'avons pas de moyens financiers : ils devraient nous aider à envoyer nos enfants à l'école, parce que l'école passe avant toute chose. Nous leur demandons de nous soutenir dans nos efforts afin que nous ne perdions pas courage. Il faut qu'il y ait plus d'écoles publiques. Elles sont actuellement insuffisantes et ne répondent pas au besoin des familles. Nous demandons aussi qu'il y ait plus d'écoles professionnelles parce qu'il n'est pas bon qu'un élève qui termine l'école classique ne puisse pas apprendre un métier pour mieux gagner sa vie.

Nous nous battons sans relâche.

Le petit commerce ne permet pas de donner à manger chaque jour à nos enfants parce qu'il y a des jours où nous ne vendons rien. Cela fait souffrir nos enfants. Maintenant, on ne peut plus faire un petit commerce avec une petite somme d'argent. S'il y avait du travail, il y aurait de l'espoir.

Beaucoup de gens meurent de faim. Avant, nous pouvions acheter de quoi manger. Aujourd'hui, le prix des produits de première nécessité a tellement augmenté qu'on ne peut même plus acheter une pomme de terre au marché. Nous demandons à l'Etat d'investir dans l'agriculture.

Le logement est un véritable problème pour nous. Beaucoup de gens ignorent à quel point la vie n'est pas facile pour nous : plein de gens sont sans abri et cherchent le soir une galerie pour pouvoir s'allonger. Ne pas avoir d'endroit où vivre, c'est vraiment très dur. Les enfants qui ont faim, un propriétaire qui nous humilie et qui nous injurie, ce sont des réalités que nous vivons et qui arrivent souvent. Quand on n'a pas d'argent pour payer le loyer, on est parfois hébergé. Avec 4-5 enfants, ce n'est pas facile d'être hébergé longtemps quelque part.

Celui qui ne sait ni lire ni écrire, souffre deux fois : même pour contracter un petit emprunt, il faut savoir signer. Or, c'est ce petit emprunt qui va nous permettre de nous débrouiller même si les dépenses dépassent les bénéfices. La pression pour rembourser est énorme parce que, qu'on vende ou non, nous sommes obligés de payer. Si nous n'avions pas cette possibilité d'emprunt, nos enfants souffriraient encore davantage parce que nous devons leur donner à manger chaque jour.

C'est la solidarité qui nous permet de tenir.

Lorsque nous nous rencontrons dans le mouvement ATD Quart Monde, nous partageons nos idées, nous essayons de nous comprendre les uns les autres, ça nous donne beaucoup de force et de courage. Aux mamans qui vivent dans la même situation que nous, nous leur disons : ne restez pas seules parce qu'à chaque fois que nous nous rencontrons, ça nous renforce. C'est important de partager ce qu'on sait avec d'autres. C'est vous-mêmes, nous-mêmes qui devons nous aider les uns et les autres et nous unir.

Le 17 octobre n'est pas une mince affaire. C'est quelque chose de très important dans nos vies. C'est le jour où nous pouvons faire entendre notre voix dans la société. Nous voulons vivre comme tout le monde. Personne n'aime vivre dans la misère. Si toute la société se joint à nous, nous écoute, prend conscience de ce que nous endurons, notre situation pourrait changer.

Journée Internationale pour l'Élimination de la Pauvreté
26/10/2015
Témoignage collectif
Belgique

Les visites dans ce quartier m'ont donné plein d'espoir!

"La semaine passée, j'ai été visiter à Valéria et son compagnon, un couple âgé qui vient d'être expulsé. Ils vivent dans leur camionnette derrière la maison, privés d'eau, de gaz et d'électricité depuis plus d'un mois.

 Sr Marianne m'a prévenue, elle habite le même quartier et rend visite chaque jour à de nombreuses personnes à la rue ou à des familles qui vivent dans des conditions très précaires.

Le même jour, Sr Marianne m'a emmenée voir Sylvie qui habite non loin de chez Valéria avec ses 3 enfants. Depuis leur expulsion, elle partage leur repas avec ce couple. Dernièrement, elle a vu un message sur Facebook demandant de l'aide pour un autre couple qui vit à la rue et va être relogé. Il leur manquait des casseroles pour cuisiner. Sylvie leur a donné les siennes! Les enfants lui ont demandé : comment allons nous manger ce soir? Ne vous inquiétez pas, leur a t-elle répondu, on ira chercher des lasagnes et je trouverai des casseroles dans un magasin bon marché!

Sylvie sait ce que c'est que de manquer de tout. Mais elle s'est nouée d'amitié avec son administratrice de bien qui lui a appris à gérer son budget, avec respect et considération.

Les visites dans ce quartier m'ont donné plein d'espoir! Surtout quand j'ai vu la fille de Sylvie, adolescente, qui en revenant de l'école, passait devant la camionnette de Valéria. Elle s'est arrêtée et avec un grand sourire l'a embrassée. Juste au moment où Valéria nous disait qu'elle n'en pouvait plus des insultes, des humiliations quotidiennes et des jets de pierre à leur encontre... »

Françoise B. Liège, Belgique, octobre 2015.

21/10/2015
Françoise B