Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
France

Témoignage lu à Saint Brieuc le 17 octobre 2011

Tous les choix que j’ai eu à l’école,/ on me les a imposés.

J’avais pas le droit de dire mon mot/ parce que j’étais jeune.

Le pire c’était en 6ème. J’étais perturbée à cause des soucis que j’avais.

Comme j’avais du mal à l’école, en cours d’année mon prof principal m’a fait quitter l’école.

Il m’a mis en 6ème SEGPA.

Le prof l’a décidé avec ma famille d’accueil et mon éducatrice

Ils m’ont prise à Lamballe où restait une place.

Quand je suis arrivée, je me suis dit qu’est ce que je fais là-dedans ? En plus y’avait de la cuisine et moi je n’aimais pas ça.

J’arrive en plein milieu d’année. Je ne connais personne.

Ils donnent des trucs, je ne sais même pas ce qu’il faut faire.

Du coup, je me disais que ça me sert à rien là-dedans, je faisais exprès d’être malade ou d’avoir un rendez-vous et j’allais pas en cours.

Après ma 3ème mon éduc m’a mis en CAP de cuisine.

En fait j’aurais voulu être secrétaire.

J’avais été à la Ville Davy avec ma famille d’accueil voir le directeur. Il voulait bien me prendre, sauf que ça n’a pas plu à l’éducatrice.

Elle m’a mis à Dinan en internat pour quitter ma famille d’accueil. Elle voulait que je m’en éloigne parce que là-bas, c’était trop un cocon de famille d’accueil. Ils m’aimaient trop, j’étais trop entourée donc pour elle, il fallait que je m’écarte.

Donc j’ai fait deux ans de CAP pour rien à Dinan.

Pour rien parce que je l’ai pas eu et je n’aimais pas la cuisine.

C’est pas ça que je voulais faire comme métier.

Après ça, j’ai voulu m’occuper des enfants.

On ne m’a pas prise parce que j’avais une moyenne trop faible.

Du coup je me suis sentie mal. Je me suis dis personne ne veut de moi qu’est-ce que je vais faire ?

Je voulais faire plein de trucs, on m’a dit je te vois pas là-dedans.

je voulais faire coiffeuse.

L’éducatrice, elle ne voulait pas. C’était elle qui décidait du choix de l’école où j’allais.

Ma famille d’accueil m’a dit  « essaie de trouver d’autre chose ».

Du coup j’ai fait un BEPA service aux personnes.

C’est avec la famille d’accueil que ça c’est décidé et avec l’éducatrice aussi.

Je ne voulais pas travailler avec les personnes âgées. Ca ne me plaisait pas. Pendant 2 ans j’ai rien fait en cours. J’ai loupé mon BEP à un point près.

Du coup les profs ils m’ont dit « même si tu ne veux pas travailler avec les personnes âgées repasse ton BEP et tu es sure de l’avoir » donc je l’ai repassé et en 2009 j’ai eu mon BEPA Service à la Personne.

Maintenant, je suis une remise à niveau avec Emeraude ID.

Là-bas, ils sont là pour nous aider.

Là, je peux apprendre parce qu’on est derrière nous. Ils ne nous dévalorisent pas, ils nous encouragent nous disent qu’on peut y arriver.

Avant, on ne me le disait pas.

Ca va moins vite ils prennent le temps d’expliquer mieux ; en cours, t’as pas le temps !

Ce qui change aussi par rapport à l’école, c’est que les gens sont volontaires pour y aller. Moi, j’y vais parce que j’en ai besoin. Je voudrais faire une formation de peintre avec l’AFPA de Langueux.

04/11/2011
Isabelle
France

Témoignage lu à Saint Brieuc le 17 octobre 2011

« Aînée de onze enfants, ma mère nous a élevés seule. A l’âge de 16 ans j’ai rencontré ATD QUART-MONDE. C’est là que j’ai connu le Père Joseph. Et là a commencé un long parcours contre la misère ; et depuis 39 ans c’est toujours le même parcours ».

J’ai connu beaucoup de personnes qui, malgré les difficultés ont gardé la tête haute. Il y avait beaucoup d’amour dans leur vie et de joie grâce aux enfants et à la famille, et c’était important pour eux.

Je connais des personnes qui, faute d’argent, n’ont pu se soigner correctement. Des problèmes de santé qui sont souvent la conséquence de leurs difficultés à se nourrir et des conditions de vie trop dures. Et aujourd’hui encore quand on n’a pas la CMU on ne peut se soigner, mais pendant ce temps la maladie s’aggrave. Quand on a la CMU on peut se soigner, mais il aura fallu attendre combien de temps ?

Des personnes ont du mal à se chauffer, surtout quand le logement est mal isolé. Souvent le chauffage est électrique et ça coûte cher. Donc on évite de l’allumer et on essaie de mettre des pulls plus chauds.

Chez nous encore des familles ne mangent pas à leur faim. Certaines ne vivent qu’avec ce qu’ils reçoivent des restos du cœur.  Et souvent après avoir fait un long parcours en  car et y avoir passé une partie de la journée, sans compter les lourds caddies  à traîner.

Mais que mangeront-ils si on supprime les aides aux Restos du Cœur ? Comment et par qui seront-ils pris en charge  si cette précarité doit encore durer ? MERCI DE BIEN ENTENDRE CES CRIS DE DETRESSE  !

04/11/2011
Joëlle Ladjyn
France

La pauvreté c'est quoi ?

La pauvreté, c'est ne pas manger à sa faim, ne pas avoir de beaux meubles, ne pas être bien habiller. Les vêtements il faut les laver la veille, les faire sécher pour les remettre le lendemain. C'est acheter sur le marché à 1 euro. Les enfants ne peuvent pas partir en vacances cest trop cher les parents ne peuvents pas payer.  La pauvreté c'est manger grâce au colis alimentaire distribué et ne pas avoir un centime dans le portemonnaie.

La pauvreté c'est la famille qui ne fête pas Noël, pas de cadeau, ni un jouet aux enfants.

20/10/2011
danielle
France

Visage de la pauvreté

La pauvreté c'est quoi ?

Ca commence dès l'enfance lorsque on prend conscience  qu'à l'école ses camarades sont habillés différemment et vous regardent comme des enfants à part. Pas de jeux ensemble, chacun dans sa "caste" si l'on peut dire.

Puis nous grandissons  et nos parents ne peuvent pas assumer nos études, donc pas de perspective de métier à haut niveau. Il faut dire qu'il y a deux mondes : celui des pauvres et celui des riches et la bonne société ne se mélange pas. Donc là est l'exclusion pur beaucoup de personnes dans des cas différents : mariage râté, on n'est pas du même niveau social, moquerie, méprise, indifférence des gens. Toute leur vie ces gens-là sont malmenés par la société et l'incompréhension les barrières sociales sont là. Les riches méprisent ceux qui n'ont pas réussi leur vie sociale.

Michelle    

18/10/2011
michelle
France

La misère c'est quoi ?

La misère c'est quoi ?

C'est être à découvert quasiment tous les mois mais bien sur ceux qui paient l'i.s.f. (impôt sur la fortune) l'ignore.

La misère c'est quoi ?

Un statut qui nous tombe dessus ;Après des cdd à répétition et le retour à la case départ : le chômage.

Les riches, les bien pensants appelle cela la paupérisation mais savent-ils le goût de la pauperisation avec leur statistiques pas buccoliques pour un sou ?

La misère, c'est la non-distribution des invendus pour cause d'hygiène. Ils préfère les stocker ou les jeter.

Si les fées existaient, je m'amuserais bien à voir les anciens magnats du pétrole ou les traders  survivre avec les minimas sociaux ! ah, ah

Ce serait une revanche pour nous les minimas personnes ! ah,ah

Je ne serais plus minima "ammaria" mais magnat "ammaria"

18/10/2011
ammaria