Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
Maurice

Voilà ce que j’ai vécu et ce que d’autres enfants vivent encore

Voilà ce que j’ai vécu et ce que d’autres enfants vivent encore

Je vais vous raconter mon histoire, ce que j’ai vécu et que d’autres enfants vivent encore.

A l’âge de 8 ans j’étais un enfant qui n’était pas intéressé à apprendre à lire. Le professeur à l’école avait appelé ma maman au téléphone. Il lui a dit que ça ne sert à rien de m’envoyer à l’école, parce que je n’apprendrais jamais rien et qu’elle gaspille son argent en m’envoyant à l’école, et qu’il vaut mieux qu’elle me garde à la maison.

Ce que le professeur n’a pas dit à mes parents c’est que dans la classe il y avait des clans. D’un côté ceux qui savent et de l’autre côté ceux qui ne savent pas. Vous savez, quand vous allez à l’école et que vous avez des difficultés à apprendre, on vous met dans un coin. Il y a très peu d’enfants qui viennent vous parler.

Si c’est un enfant qui a des difficultés qui répond à la question du professeur, qu’importe que la réponse soit bonne ou mauvaise, le clan de ceux qui savent va se moquer de lui.

Cela me bloquait, c’est pour cela que je n’avais pas envie d’aller à l’école.

Ma mère n’a pas pris en compte ce que disait le professeur, elle a continué à m’envoyer à l’école et j’ai continué d’y aller. Nous avons persévéré.

L’année suivante quand nous avons changé de classe nous avons eu un autre professeur et avec lui il n’y avait plus de clan, et le professeur s’occupait de nous tous sans faire aucune différence. Là j’ai commencé à m’améliorer.

Mais quand je suis allé au niveau de l’examen final je me suis retrouvé avec le professeur d’avant et les clans ont recommencé et les moqueries ont repris. Je perdais encore l’envie d’aller à l’école mais ma mère a continué à m’y envoyer et c’est comme ça que j’ai continué.

Arrivé en fin d’année j’ai échoué aux examens, c’est ainsi que j’ai dû aller dans la filière pré vocationnelle. J’ai commencé la première année et le professeur nous a vraiment pris en main pour nous faire apprendre des choses et c’est là que j’ai repris goût à l’éducation. En deuxième année j’ai repris les examens de fin d’étude primaire et là j’ai réussi. Et j’ai continué à apprendre.

Actuellement je fais une formation complémentaire en pâtisserie, et je pourrai avoir un vrai métier.

Si ma maman avait écouté ce qu’avait dit ce professeur je n’en serais pas là.

Je n’ai pas oublié les enfants qui sont comme moi. Aujourd’hui j’aide à animer un groupe Tapori. Dans Tapori nous rassemblons les enfants pour qu’ils vivent l’amitié et la paix. Quand les enfants jouent ensemble ils se font des amis et ça les aide à apprendre.

Si moi quand j’étais à l’école j’avais été dans un groupe Tapori cela m’aurait beaucoup aidé.

Là où j’habite les enfants passent du temps à se chamailler mais quand ils ont commencé à venir à Tapori, ils changent, ils se font des amis et ils sont contents d’être ensemble.

Ce que j’ai envie de vous dire c’est que : nos parents font des efforts pour nous envoyer à l’école et nous faisons des efforts pour aller à l’école malgré nos difficultés. Je lance un appel pour qu’on nous donne notre chance nous aussi. Quand nous avons des difficultés à apprendre à lire, ne nous mettez pas de coté.

Commémoration de la Journée du Refus de la Misère
17/10/2017
Un jeune homme de Maurice
Maurice

Si ma bicyclette pouvait parler

Si ma bicyclette pouvait parler

J’ai une bicyclette;

Si elle pouvait parler, elle vous raconterait tous les endroits où elle m’a emmené.

Elle vous dirait qu’ensemble, on a trop voyagé, beaucoup trop.

J’ai beaucoup pédalé; jusqu’à Bambous, et Flic en Flac, et Albion… ,

Pédalé à la recherche d’un emploi, d’une opportunité, ou d’une chance.

Parfois en rentrant de ma journée de recherche

Je retrouve mes enfants assis à m’attendre.

Des fois ils m’attendent dans le noir parce que nous n’avons pu payer l’électricité

Des fois ils m’attendent sans rien à manger

Des fois ils m’attendent sans rien pour aller à l’école le lendemain.

Je lis sur leur visage l’espoir; l’espoir que peut être je leur ramène quelque chose;

Mais voilà, je rentre les mains vides. Je ne sais pas quoi leur dire.

Ma femme aussi se fâche.

Et la culpabilité me ronge; je ressens la pression de leurs attentes.

Si seulement je pouvais ne pas rentrer...

C’est à ce moment précis que les idées les plus noires me remplissent la tête.

On perd l’envie de parler, on devient brutal.

Et on veut cacher nos problèmes.

Alors, je pars et je m’en vais me confier à mon ami l’arbre; il m’écoute sans rien dire.

Mais je continue de persévérer.

Pour ma famille et mes enfants, je dois continuer à persévérer

Ce sont eux qui me donnent le courage.

Commémoration de la Journée du Refus de la Misère
17/10/2017
Homme vivant à Maurice
Côte d'Ivoire

La misère sous toutes ses formes

La misère nous l'avons vécue et sentie sous toutes ses formes.

Vivre à cinq dans une seule pièce, avoir, peut-être, un seul repas par jour, ne pas avoir de savons ni de brosse à dent pour prendre soin de son corps. Aller à l'école avec des tenues déchirées. Être abandonné par ses proches qui vous mettent à la porte à 23h, vous et toute votre famille.

17/10/2017
Matrix
France

Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté

Bravo à tous pour cette journée, pour ce combat de tous les jours. Je me considère moi même comme un pauvre, depuis des années.

je partage volontiers le discours de Madame Irina BOKOVA, que je salue pour sa fonction à l'UNESCO. Je me suis donc impliqué en tant que simple citoyen.

Je vais écrire à Monsieur LEMAIRE, Ministre de l'économie pour qu'il s'engage à réformer le système bancaire, un système diabolique qui laisse sur la paille un nombre croissant de pauvres gens déjà en situation de paupérisation, ne pouvant faire face à des frais bancaires pour le moins abusifs. (voir l'association française des usager des banques pour comprendre le phénomène).

Je me servirai de mon cas personnel pour justifier ma requête d'ordre général. je vous tiendrai informé de sa réponse et des dispositions qu'il envisagera de prendre. Il sera aussi informé que je viens de témoigner par ce commentaire sur le présent site.

Oh.. je sais mes amis pauvres, qui suis-je pour faire changer la loi ? Rien, je suis rien. Mais au regard de Dieu, je pense être beaucoup... et les petits ruisseaux font de grandes rivières.

le Père Joseph WRESINSKI a bien réussi a faire bouger les choses. Savez-vous comment ? C'est grâce à sa très grande foi en Jésus et sa capacité sans faille à vouloir travailler pour Dieu au service de la Justice envers les plus démunis... A très vite mes amis......

16/10/2017
PHILIPPE
Maroc

Réseau éducatif des arts et de la culture - REAC

Comme chaque année, le centre Béchar El Lheir à Hay Mohammadi à Casablanca au Maroc se réjouit de célébrer cet événement grandiose et digne d'une fête universelle, qui invite tout un chacun de faire de son mieux pour réduire la misère de la terre et de tout faire pour que la paix, la tolérance et l'assistance soient la pierre angulaire pour asseoir et jouir d'un monde meilleur. 

Merci aux initiateurs de cette journée pour cette noble cause et toutes mes félicitaions de toutes les bonnes consciences qui savent en relayer le rayonnement

Cordialement

hassan adnane

REAC / casablanca/ Maroc

Journée du refus de la misère
16/10/2017
hassan adnane