Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
Canada

Contribution des membres de l’Université populaire Quart Monde du Canada

Prise de parole 17 octobre 2011 Contribution des membres de l’Université populaire Quart Monde du Canada

Nous, les participants de l’Université populaire Quart Monde avons réfléchi et travaillé sur le thème "La violence faite aux personnes vivant dans la pauvreté". Environ 70 personnes ont préparé ce thème au Québec, et bien d'autres ailleurs dans le monde, en lien avec le Mouvement international ATD Quart Monde. Certains d'entre nous vivent des situations de pauvreté, d'autres non. Ensemble, nous échangeons dans le but de mieux combattre la pauvreté.

Nous avons tout d'abord cherché à définir la violence. Pour nous, la violence est ce qui fait mal et qui est ressenti comme un non respect de la personne. Comme la pauvreté fait mal, la pauvreté est une violence.

L’année dernière, lors d'une de nos rencontres, nous avions parlé d’injustice. Toutes les injustices vécues par les personnes en situation de pauvreté sont des violences. Par exemple : ne pas pouvoir se loger, ne pas manger à sa faim, être victime de préjugés ou de discrimination, recevoir des amendes parce qu’on vit à la rue, etc.

Cette année, une des participantes nous a raconté une histoire qui fait mal : ``Quand je suis arrivée au Canada, je ne parlais pas le français, et maintenant je le parle un peu. L’argent qu’on me donnait pour les enfants, on me l’a coupé et je ne sais pas pourquoi. Le jeudi, je prends la passe (de transport en commun) de ma fille pour aller à l’école, les autres jours je marche. L’autre jour, ma fille est revenue de l’école en disant : ``Maman, à midi, tout le monde a mangé en classe, mais moi, je n’avais rien à manger``. Je ne sais pas pourquoi on m’a coupé l’argent comme cela. Peut-être que j’ai fait quelque chose de pas bon, je ne sais pas. Je ne sais pas lire, je veux continuer l’école pour apprendre à lire. Aller à l’école quand tu n’as rien à manger, c’est difficile. Tu ne vois pas le tableau. Je cherche aussi un logement. Mais on m’a dit que si je veux signer un bail, quelqu’un d’autre doit signer avec moi``. Ne pas avoir accès aux besoins fondamentaux, c'est une violence. Un groupe de participants  nous disent : "La pauvreté est un manque de liberté, c’est comme une prison".

Nous avons aussi réfléchi à ce qui nous maintient l’espoir. Une personne nous a dit par exemple : ``Moi, je fais partie du Carrefour familial depuis 20 ans. Cela m’a beaucoup aidée. Souvent, j’y allais jute pour me changer les idées, pour amener mon fils à la halte-répit pour pouvoir faire des courses ou pour apprendre``. La solidarité, c'est une façon de combattre la violence de la pauvreté.

Par la suite, nous avons parlé du regard et du mépris des autres. S'il est vrai que la pauvreté matérielle est une violence quotidienne, les préjugés le sont également.

Une participante nous dit : ``Je voudrais parler de ceux qui sont toujours en train de critiquer ceux qui sont sur l’aide sociale : Tu ne travailles pas, c’est moi qui te nourris, tu prends notre argent``.

Une autre ajoute : ``Il y a aussi la violence silencieuse; le regard des autres peut être violent``.

Pour un autre participant : "la pire des violences, c’est la violence institutionnelle, c’est-à-dire la violence d’ignorer l’individu, de ne jamais lui répondre et de le déshabiller de tous ses droits fondamentaux. C’est disparaître complètement dans le silence. (...) L’individu devient invisible, personne ne le voit, personne ne l’entend, il n’existe plus``. Pour combattre les préjugés, il faut beaucoup de courage. Un jour, un camelot vendait le journal de rue. Un passant lui dit : "vous feriez mieux d'aller travailler". Pour nous, ne pas reconnaître le travail de ce camelot, l'effort qu'il fait, c'est une violence. Mais c'est difficile de réagir face à des personnes qui portent des jugements. Certains s'en sentent capables, d'autres  non. Une d'entre nous propose une autre façon de réagir, elle nous dit : ``Je trouve que c’est intéressant, ce que disent les camelots; pour quelques réflexions désagréables qu’on entend, combien d’encouragements on reçoit. Je trouve que si on est pris de court, qu’on n’a pas toujours le courage de dire quelque chose, on peut, nous, porter attention et signifier qu’on trouve beau de s’impliquer comme cela``.

La pauvreté engendre beaucoup de violence, et la violence engendre la violence. C’est possible de briser ce cercle. Chacun peut poser des gestes de solidarité, d’entraide, de paix, etc. Ensemble on peut y arriver.

14/10/2011
Université Populaire Quart Monde Canada
République centrafricaine

Témoignage d'un Papa de Centrafrique

ATD QUART MONDEBangui - RCA

15 octobre 2011

Journée Mondiale du Refus de la Misère

Témoignage d'un Papa de Centrafrique

Nous qui sommes pauvres qu’est ce qu’on peut dire ? Quand on se lève le matin, sur le lit on commence à penser : « où je dois aller pour quand même trouver de l’argent ? »

Je n'ai jamais de repos, je ne peux pas en prendre parce que je n'ai pas une réserve et si je prends du repos le foyer tombe décadent. C'est pour ça que j'ose repartir chaque jour pour chercher de l'argent pour les enfants. Même pour 500 ou même pour 200 francs cfa, je peux faire des kilomètres et revenir à la maison à 20 heures, ou 22 heures. Si Dieu me donne le jour ma famille mange le jour, s'il me donne la nuit ma famille mange la nuit.

Moi je dis que le courage c’est le travail mais où est le travail pour faire le courage ? Je marche dans les quartiers partout pour réparer et vendre des lampes à pétrole. Les gens disent que le pétrole a augmenté, ils ne peuvent pas acheter la lampe, il ne peuvent pas réparer la lampe. Ils disent qu'ils prennent maintenant les ampoules avec des piles.

Si il y a des projets de travail, on travaille, car on a l’amour de travailler. Moi je peux travailler du matin au soir, je résiste mais il n’y a pas de travail. Les gens disent qu'on est faignant, mais on travaille le champ à la main. Si tu cultives le champ aujourd’hui est ce que tu vas avoir des récoltes demain? Tu n’auras pas de récoltes avant 3 mois, 4 mois, 1 an. C'est à cause de ça que ma souffrance augmente.

La dignité c’est de ne pas montrer la souffrance. Quand on a faim, on se débat parce qu'on est des personnes. On se débat pour avoir quelques moyens. On se débat pour trouver du travail. On ne se débat pas pour qu’on nous donne de l’argent gratuitement ou du manger gratuitement, on se débat pour avoir du travail.

On ne peut pas oublier notre souffrance. C'est du matin au soir et à continuité . La misère est enchainée sur nous. Aujourd’hui je ne mange pas, demain je ne mange pas. C’est enchainé c'est-à-dire ça multiplie au fur et à mesure. Ça multiplie donc c’est comme une chaine.

Si la misère s'arrête, la paix prend la place.

Dieu va m'aider à trouver quelque chose pour la paix. Si je trouve 400 cfa, je trouve la paix, même 100 cfa, je trouve la paix. Parce que je suis habitué avec ça. La paix, c'est facile pour nous les pauvres. On trouve 50 francs cfa, on achète la bouillie, on est déjà rassasié, on a la paix. On ne dit pas de trouver beaucoup d'argent. C'est le travail qu'on n'a pas qui nous provoque tous les jours la faim. Si on a un bon travail, ce serait normal.

Si on est seul, est-ce qu'on peut avoir des idées ? Non. Nous voulons sortir de l’isolement pour être dans l’assemblée de savoir qui est dans le monde. Sortir de la misère. Savoir comment faire pour se défendre aussi. On est dans le brouillard, et ce n’est pas bon. On veut sortir du brouillard pour aller dans le clair.

---

14/10/2011
Délégation Générale du Mouvement international ATD Quart Monde
République centrafricaine

Témoignage de Gisèle

Mouvement ATD Quart MondeBangui – RCA

Journée Mondiale du Refus de la Misère – 15 octobre 2011

Témoignage de Gisèle

Le matin, je cherche comment mes enfants vont déjeuner, je cherche comment mes enfants vont manger, comment ils vont aller à l'école. Le repos, je n'en ai pas. Comme je cultive le champ, un jour ça marche, un jour ça ne marche pas. Et si tu n'as rien, il y a la pauvreté qui vient. Les enfants font des choses qui ne marchent pas. Si les enfants vont à la rue, je sais ce qu'ils vont devenir.

Mes enfants comprennent. Le matin, si j'ai 50 francs, on va partager le beignet. Si je n'ai rien, les enfants savent aussi. Si tu mens aux enfants, tu te prends toi même au piège. Quand je sors je leur dis : « je n’ai pas d’argent donc je vais d’abord aller travailler aux champs. Vous me connaissez, je suis l’amour avec vous. Quand je retourne, on mange et puis c’est tout. Restez calmes, je vous encourage de ne pas aller voler, non, restez seulement tranquilles». Tous restent en silence.

Je réunis mes enfants. Je connais la Bible. Je leur donne seulement les conseils de maitriser la souffrance. Mes enfants ont besoin de choses comme les autres mais comme je n’en ai pas, je les encourage de ne pas se décourager. Je leur dis « ne fais pas ça. Pense seulement au futur, ne pense pas au présent. Ne dis pas que tu es pauvre ». Je leur donne des conseils pour qu'ils restent seulement dignes dans la pauvreté. Dieu va leur faire grâce pour qu’ils puissent vivre encore mieux que moi.

Pour moi l'éducation, c’est le père et la mère qui éduquent leurs enfants dès l’âge de 1 ou 2 ans pour qu’ils fassent ce qui est bon.

Je veux aussi que mes enfants aillent à l’école, c’est ça mon souci. Mais je n’ai pas l’argent pour faire l’inscription. C’est ça qui me fait souffrir.

On nous demande des dossiers pour faire le concours pour rentrer en classe de secondaire. Je cours de gauche à droite, mais je n’aurai jamais de quoi fournir avec le dossier. Ma fille vend du piment au km 5. Elle a commencé à vendre pendant les vacances. Elle a préparé la rentrée pour elle-même : elle a acheté des cahiers et un petit parapluie avec son argent.

Moi je commence à enlever le manioc du champ pour le vendre, c’est comme ça que je vais la soutenir. Ma fille, elle comprend comment je vis et quand je l’encourage, elle fait les choses avec plaisir.

Mes enfants vont aussi à la bibliothèque de marché animée par ATD Quart Monde. C’est à cause de ça qu’ils auront le courage pour mieux apprendre à l'école et pour mieux apprendre aussi dans la famille. Ils font des choses sans honte, des choses qui les ouvrent. Il faut que les animateurs permettent aux enfants de comprendre ce qu’ils apprennent pour qu'ils fassent quelque chose dans notre pays aussi. Si mon enfant gagne quelque chose dans la bibliothèque de marché c’est tout centrafricain qui va en bénéficier aussi. Donc c’est le pays qui va avoir grandi.

---

14/10/2011
ATD Quart Monde Centrafrique
Burkina Faso

Chacun de nous, ensemble, à travers nos vies, nos pensées, nos espoirs, nous continuons sur le chemin du père Joseph Wresinsk

17 octobre 2011Journée Mondiale du Refus de la Misère

Ce témoignage a été écrit par les membres du Mouvement ATD Quart Monde. Tous sont engagés dans la lutte contre la misère, certains d’entre eux ayant une vie très difficile.

« Chacun de nous, ensemble, à travers nos vies, nos pensées, nos espoirs, nous continuons sur le chemin du père Joseph Wresinski »

Le père Joseph c’est un soleil qui ne se couche pas. Chacun de nous, ensemble, à travers nos vies, nos pensées, nos espoirs, nous continuons sur le chemin qu’il a tracé. Ce chemin c’est la joie, la considération, les découvertes. C’est être indépendant, ne plus réclamer. C’est parler librement. Et fêter comme les autres.

Dans son enfance, le père Joseph a vécu l’humiliation de la misère. Avec les familles du camp de Noisy-le-Grand, à chaque fois qu’il s’est retrouvé devant des difficultés, il a toujours trouvé la force, et cela grâce aux familles elles-mêmes. Nous disons souvent « na n zemsame », parce que si tu gardes l’espoir, un jour ça va finir. Il faut garder le courage.

En devenant prêtre, le père Joseph aurait pu s’en sortir. Mais il a préféré partager sa connaissance partout dans le monde avec les gens qui sont pauvres. Certains d’entre nous ont aussi fait le choix de rester auprès de ceux qui vivent encore dans la grande pauvreté. Un père de famille avait un ami qui ne faisait rien. Il lui a dit : « je vais t’apprendre à faire des cordes ». L’un de nous continue son combat envers ses amis qui sont toujours dans la rue. Il part les conseiller, les aide à réfléchir à ce qu’ils veulent faire, à ce qu’ils veulent être.

***

Ce que le père Joseph faisait, et ce que nous essayons de faire, c’est d’apporter plus que de l’argent. Nous devons en avoir la conviction car souvent cela n’est pas reconnu. Le père Joseph savait approcher les gens. Quand nous rencontrons des gens qui sont dans la peine, nous faisons tout pour qu’il y ait le sourire, pour faire sentir la joie. Pour cela, il faut l’amour.

Si je suis malade et que je ne le dis pas, personne ne le saura. Mais si je le dis et que quelqu’un connaît une décoction, je peux la prendre. Mais pour oser le dire, nous devons nous assurer qu’il y aura l’écoute, la confiance, la discrétion. Comme le père Joseph, quand quelqu’un vient se confier à nous, si on peut le soutenir on le fait, mais si on ne peut pas on reste discret.

Quand tu es pauvre même si tu n’as que 10 F cfa, tu donnes 5 F cfa et c’est bon. Comme j’ai aidé mon ami il est content et moi aussi je suis content.

Le père Joseph a tout fait pour que les familles du camp restent unies parce que ceux qui disent que la pauvreté les détruit, c’est parce qu’ils sont seuls.

Mais quand la vie est tellement dure, c’est parfois difficile de rester unis. Nous connaissons un jeune qui vit dans la rue et qui est tombé gravement malade. Deux de ses amis se relayent pour le veiller à l’hôpital et un troisième demande aux autres de se cotiser. Mais ceux-ci lui répondent : « on n’ a pas encore mangé, on a rien à donner ». Ça fait que lui-même se fatigue. A nous de l’encourager pour qu’il continue avec ceux qui veulent continuer. Avec le temps, les autres vont voir que c’est bien et ils vont cotiser.

***

Ici, quand tu es pauvre on te colle une étiquette qui détruit ta force. Nous perdons confiance, nous ne pensons plus que les solutions peuvent venir de nous-mêmes, mais seulement des autres.

La misère te pousse à un point où il n’y a plus de relations humaines, tu perds tes pensées, tes rêves, ta vie se transforme en violence.

La misère nous oblige à être ce que nous ne voulons pas être.

Une maman nous disait : « Aujourd’hui, mon fils est reparti en ville, où il a déjà passé de nombreuses années, laissant les siens dans l’inquiétude. Mais aujourd’hui, s’il repart, c’est parce qu’il ne peut plus supporter d’être inutile devant la misère de sa famille. Alors il se cherche... pas pour lui... pour les siens ».

De plus les gens sont jaloux. De peur qu’on réussisse, ils refusent de nous aider. L’un de nous a un âne, mais pas de charrue pour cultiver. Il doit alors aider ses voisins à cultiver leur champ, et quand ils rentrent le soir, il prend leur charrue et travaille un peu dans son propre champ. Comme il est fatigué, et son âne aussi, ils ne peuvent pas aller rapidement. Ce qui fait que ce qu’il sème est toujours en retard sur les autres. Or la pluie ne vient pas pour une seule personne et elle n’attend personne. 

Le père Joseph a chassé la soupe populaire et la distribution gratuite d’habits parce qu’il savait que le fait de toujours recevoir détruit la force des familles. Demander de l’aide devient honteux. Il y a d’autres qui pensent que quand on vient demander de l’aide c’est parce qu’on ne veut pas travailler.

Trop souvent, on voit les gens qui vivent dans la misère comme des incapables. Les autres pensent à leur place, on ne demande pas leur consentement pour des projets qui les concernent. On ne leur dit pas la vérité et la plus grande injustice, c’est le mensonge.

***

A cause de sa propre histoire et aussi aux côtés des familles du camp de Noisy-le-Grand, le père Joseph savait que des gens qu’on qualifie de fous, de drogués, de paresseux, de lâches, au fond, ils réclament quelque chose dans leur cœur que tu ne peux pas comprendre si tu n’es pas avec eux. Le père Joseph reconnait que ces gens font partie des enfants de l’humanité, qu’ils ont les mêmes droits que tout le monde.

Le père Joseph a compris que les enfants sont l’avenir de leurs parents. C’est pour ça qu’il a commencé par construire un jardin d’enfants, une bibliothèque. Si on se dit qu’on ne peut plus réussir, on doit tout faire pour que nos enfants, eux, réussissent. Quand on vit une situation de violence, si on arrive à avoir des moments d’épanouissement, de partage de savoir-faire et d’éveil artistique, cela donne des forces pour combattre la misère. Les enfants dans la misère en ont encore plus besoin. Cet éveil nous aide aussi à prendre confiance, à nous exprimer facilement pour mieux nous faire comprendre.

Le père Joseph savait qu’on ne peut pas se passer de l’intelligence des plus pauvres. Ce sont ceux-là qui ont souffert qui ont la capacité de donner des idées pour qu’on puisse faire avancer le monde.

Le père Joseph était en lien avec tous et il savait gagner la confiance des familles du Quart Monde mais aussi des autorités. Ils ont fini par obtenir la dignité et la fierté d’avoir lutté ensemble. Quand on se rencontre, tout le monde oublie sa pauvreté, on devient une seule personne. Si nous mettons ce message dans notre cœur, cela pourra construire notre pays et transformer la vie de tous.

14/10/2011
ATD Quart Monde Burkina Faso
Suisse

Témoignage du groupe « Accueil, Art et Culture »

Témoignage de Patricia Bulliard préparé avec les membres du groupe « Accueil, Art et Culture », pour la rencontre à Yverdon-Les-Bains devant la gare à 16heures, le 17 octobre 2011.

Le 17 octobre c’est pas une journée pour les pauvres. Le 17 octobre c’est la journée pour dire que nous voulons sortir de la misère. Il faut refuser ensemble la misère parce que si tu es dedans, tu ne t’en sors pas.

Nous voulons nous soutenir pour sortir des tutelles. Un membre de notre groupe disait après douze années sous tutelle : « J’en suis sortie la tête haute avec l’aide de mon compagnon ».

Avec mon mari Yvan, nous sommes militants du Mouvement ATD Quart Monde et je peux vous dire que ce Mouvement ne nous donne pas d’argent.

On s’aide autrement.On apprend à se connaître, à se mettre dans la peau de ce que vit l’autre.On s’apprend des choses, on est tous capables de quelque chose.

14/10/2011
les membres du groupe « Accueil, Art et Culture »