Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
France

Témoignage lu à Saint-Brieuc le 17 octobre 2011

Bonjour,

Je vais vous dire quelques mots à la place d’une amie qui a connu le Père Joseph Wrésinski. Cette amie me disait donc :

« Ma rencontre avec le Père joseph m’a appris que je pouvais faire des choses à un moment où je me sentais comme un boulet dans la société.

Aussi, le Père Joseph m’a dit de retourner à l’école. Ce n’était pas facile. La première fois, j’ai été avec ma copine. J’ai écouté en premier.

Et avec le Mouvement ATD Quart Monde, j’ai appris à aller vers les autres, à écrire sur ma vie et à réfléchir.

J’ai acquis du vocabulaire, de la réflexion et je m’intéresse à plein de choses : à la politique, aux devoirs scolaires et à l’avenir de mes petits-enfants.

Lors de réunion avec le Père Joseph, il demandait à chacun de dire quelques mots. La réunion se terminait que quand tout le monde avait pris au moins une fois la parole. »

Aujourd’hui encore, oeuvrons pour un choix de société,

fondé sur un investissement avec tous les jeunes

y compris avec ceux qui ont la vie la plus difficile,

ici et à travers le monde !

08/11/2011
Lydie
France

Témoignage lu à Saint-Brieuc le 17 octobre 2011

Bonjour,

Je vais vous faire part de mes rêves pour les enfants :

Je rêve

Que les enfants vivent leur vie d’enfant,

Qu’ils puissent jouer et apprendre,

Qu’ils trouvent un soutien adapté pour leur scolarité,

Que chacun comprenne que tous les enfants sont capables d’apprendre et de faire quelque chose.

Je rêve

Que tous les enfants vivent en paix,

Qu’ils ne soient pas stigmatisés à cause de leurs conditions de vie,

Qu’ils soient entendus et respectés.

Je rêve

Que tous les enfants reçoivent de l’affection, qu’il y ait plus fraternité.

Un enfant a besoin d’être aimé pour pouvoir grandir et trouver sa place dans la société.

08/11/2011
Marie-France
France

Témoignage lu à Saint-Brieuc le 17 octobre 2011

Bonjour,

Beaucoup d’entre nous ont l’expérience de la pauvreté.

Le présent et l'avenir des jeunes de nos quartiers sont une grande préoccupation pour nous.

Nous, les grands-parents et les parents, sommes fiers de nos jeunes : ils représentent l’avenir, l’espoir. Ils continuent notre combat  !

Je suis fière de mes enfants et de mes petits enfants.

Mes petits enfants devenus adolescents, sont gentils chez moi, ils m’obéissent. Comme à mes enfants, je leur apprends à tenir une maison, à faire du jardinage, à être propre, à être poli.

Mes petits enfants se confient à moi et je leur donne des conseils.

Cependant, je constate que mes petits enfants n’ont pas toujours envie d’aller à l’école, ils disent : « C’est trop dur ».

Les professeurs ne sont pas assez proches des enfants ayant des difficultés. Et les enfants se sentent jugés.

Les jeunes s’enferment avec des jeux-vidéo et internet, ils fuient la réalité et ils écrivent parfois mal.

Je soutiens leurs parents pour qu’ils ne soient pas toujours devant un écran et pour qu’ils continuent leur scolarité.

Ce n’est pas facile de trouver des stages parce qu’on ne connaît pas les entreprises et souvent les patrons n’acceptent plus de stagiaire.

Les jeunes ont tous des projets et veulent rentrer dans le monde du travail pour devenir maçon, peintre ou serveuse.

Mes petits enfants comme les autres jeunes sont solidaires entre eux.

08/11/2011
Jacqueline
France

témoignage lu à Gouesnou le 17 octobre 2011

Je témoigne avec ma propre expérience. Je n'ai pas un grand niveau scolaire car on ne m'a pas poussée, encouragée.

Il y a un an, pour mes enfants, j'ai décidé de reprendre le chemin des études en candidat libre à la fac en Sociologie contemporaine et empirique mais j'ai dû arrêter en raison du mode de garde de mes enfants...

Je veux les motiver au maximum: ma grande fille de 14 ans se trouve en 4ème, j'ai pris les devants pour la soutenir dans son année en contactant le dispositif de réussite éducative.

Laetitia, Maman de Rozenn 14ans,

 Nolwenn 10 ans, Gwendal 6 ans et Gaelig 3 ans

07/11/2011
Véronique d'Ervau (mais c'est le témoignage de Laetitia)
France

Témoignage lu à Saint Brieuc le 17 octobre 2011

« Aînée de onze enfants, ma mère nous a élevés seule. A l’âge de 16 ans j’ai rencontré ATD QUART-MONDE. C’est là que j’ai connu le Père Joseph. Et là a commencé un long parcours contre la misère ; et depuis 39 ans c’est toujours le même parcours ».

J’ai connu beaucoup de personnes qui, malgré les difficultés ont gardé la tête haute. Il y avait beaucoup d’amour dans leur vie et de joie grâce aux enfants et à la famille, et c’était important pour eux.

Je connais des personnes qui, faute d’argent, n’ont pu se soigner correctement. Des problèmes de santé qui sont souvent la conséquence de leurs difficultés à se nourrir et des conditions de vie trop dures. Et aujourd’hui encore quand on n’a pas la CMU on ne peut se soigner, mais pendant ce temps la maladie s’aggrave. Quand on a la CMU on peut se soigner, mais il aura fallu attendre combien de temps ?

Des personnes ont du mal à se chauffer, surtout quand le logement est mal isolé. Souvent le chauffage est électrique et ça coûte cher. Donc on évite de l’allumer et on essaie de mettre des pulls plus chauds.

Chez nous encore des familles ne mangent pas à leur faim. Certaines ne vivent qu’avec ce qu’ils reçoivent des restos du cœur.  Et souvent après avoir fait un long parcours en  car et y avoir passé une partie de la journée, sans compter les lourds caddies  à traîner.

Mais que mangeront-ils si on supprime les aides aux Restos du Cœur ? Comment et par qui seront-ils pris en charge  si cette précarité doit encore durer ? MERCI DE BIEN ENTENDRE CES CRIS DE DETRESSE  !

04/11/2011
Joëlle Ladjyn