Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
France

Pour moi tous les jours est un combat.

Je suis maman de 6 enfants. 2 sont placés à l’aide social à l’enfance. Après 4 longues années, j’ai enfin obtenu un logement social. Malgré le logement je dois prouver que je suis capable d’élever mes enfants. N’importe quoi. Mes 2 enfants n’ont pas le droit de vivre près de moi et de leur sœurs ? S’il y avait un danger je ne pense pas qu’on me permettrait d’avoir 4 de mes enfants à la maison. Voilà mon combat.

03/05/2011
Nathalie, 36ans
Sénégal

« La solidarité affranchie les personnes de l’esclavage de la misère »

Nous sommes un groupe des jeunes qui travaillons pour encourager les gens à agir ensemble contre les inondations dans le quartier. L’équipe s’est appropriée la lutte de la population. Nous avions accepté de faire des actions dans les mêmes conditions que ceux qui luttent dans des conditions permanentes intolérables.

Nous, qui sommes neutres nous pouvons nous permettre d’agir librement, de creuser, de barrer le chemin de l’eau. Un voisin sera très mal vu même si lui, il fait la même chose.

Un voisin du quartier, Mor Thiam nous rappelle que « c’est par notre liberté, parce que nous n’avions pas d’intérêt personnel, que nous pouvons faire des actions positives et, en faisant cela, nous rappelons à la population la possibilité d’agir pour sa propre libération. » C’est en ce sens, il continue, « que c’est comme si nous sommes en train d’affranchir les gens. Car, la population est malade du cœur. »

Ce n’est pas simple de venir en aide aux autres quand tu es en train de mal vivre toi-même. Mais on arrive à voir chaque jour dans le quartier des gens qui dépassent leur situation individuelle et se mettent ensemble pour créer des véritables gestes de solidarité.

C’est l’exercice de la gratuité qui permet aux gens de se libérer des intérêts personnels pour passer à la construction du bien commun.

En quelque sorte c’est ce vieux qui nous a aidé à mieux comprendre le sens de notre action et notre présence dans le quartier.

17/10/2010
Groupe de mobilisation sociale contre les inondations à Guinaw Rails Nord, un quartier inondé de la banlieue de Dakar.