Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
Madagascar

« EDUCATION ET CULTURE, LEVIER POUR LUTTER CONTRE LA PAUVRETE »

« EDUCATION ET CULTURE, LEVIER POUR LUTTER CONTRE LA PAUVRETE »

Rindra est né en 1993. Après avoir vécu dans la souffrance et dans la pauvreté due aux problèmes familials, il s’est souvenu avoir erré dans les rues avec son frère. Pour survivre, ils fouillaient les bacs à ordures afin d’y trouver des os, du charbon pour vendre pour qu’ils aient de quoi s’acheter à manger.

A l’âge de 9ans, Rindra par sa propre initiative est venue à NRJ pour apprendre à écrire et à lire, et 4 ans après, c’est à dire à 13 ans, il est accueilli au gîte de nuit et en 2007, étant sous la responsabilité du centre NRJ, Rindra a suivi au centre Clairvaux Don Bosco l’ouvrage métallique, le bâtiment.

Notons que malgré le fait que Rindra durant son enfance n’a pas été toujours accompagné par les adultes, et qu’il n’ait reçu aucune éducation digne d’un enfant, il avait toujours au fond de lui l’envi de s’en sortir dans la vie.

En 2012, Rindra a pu avec son initiative quitter le centre car il s’est trouvé un stage de travail ; il avait 19 ans, il commençait son stage de travail, et en octobre 2012 après avoir trouvé du travail a quitté le centre pour se prendre en charge.Malgré son jeune âge, Rindra s’est montré sérieux.

Remarque : A chaque jeune quelque soit leur vécu, leur histoire, leur culture… il faut que nous leur donnions confiance en leur donnant un appui et un cadre dans leur choix à l’aide duquel, ils pensent s’en sortir dans la vie.

Education et Culture: 10ème anniversaire de la bibliothèque
18/10/2013
Nous témoignons de Rindra
Madagascar

TEMOIGNAGE DE SOLO

[La traduction en français suit]

FIJOROANA VAVOLOMBELONA SOLO

Tena fahasahiranana lehibe ho anay eny Andramiarana ny fampiananarana ny ankizy. Izany anefa tsy midika hoe miandry fanampiana to any cash transafer izahay vao hampianatra ny zanakay. Efa miezaka izahay saingy mbola mila fanohanana

Raha ny amiko manokana no jerena, valo (08) no isan’ny zanako ary ny fito (07) amin’ireo dia tokony hiditra an-tsekoly avokoa nefa noho ny tsy fahampiana dia voatery ajanoko ny iray ary ny enina (06) no ampianariko. Na izany aza dia tena mbola miady saina mafy aho satria hatramin’izao dia tsy mbola ampy andoavana ny saram-pisoratana anarana telo alina ariary (30 000ar) isan-jaza ny vola eo am-pelatanako. Mangony fotsiny ny fitaovam-pianarana raha tsy ilaza afatsy ny kitapo fotsiny aho izay dimy arivo ariary ny anankiray.

Ny ankizy dia mila mandeha any an-tsekoly sy mahazo fanabeazana tsara sahaza azy. Raha tsy tanteraka izany dia lasa iharan’ny herisetran’ny fiainana izy ary miafara amin’ny fiterahana aloha be loatra. Raha feno telopolo taona izy dia ho maro be ny zanany izay sady samy hanana ny rainy avy. Hany ka lasa miaina ny fiainana feno fahantrana lalina toa anay ray aman-dreniny izy, ary hampita izany ihany koa amin’ny taranany ka lasa ny teo ihany no ho eo.

Ny fiainana niainako sy ny fiainan’ny manodidina ahy hitako maso no naharesy lahatra ahy fa ny fampianarana ny ankizy any an-tsekoly sy ny fanomezana azy fanabeazana tsara ihany no vahaolana hahatafavoaka azy amin’ny fiainany.

Izany insrindra no tsy hikelezako aina hampianatra ny zanako fa raha tsy izany dia lasa fahantrana mandova fahantrana satria ny fahantrako ihany no atolotro ho lovainy; izany hoe ho fianakaviana maro anaka sady mbola hiankina ara-pivelomana amin’ny « decharge »

Tsy mila vola be aho satria na dia omena vola iray sakaosy aza aho dia mety anaovako fiainam-be fotsiny ihany izany dia lany. Ny zavatra tena tiako dia ny fahafahako mampianatra ny zanako mba hananany fiainana hafa, fiainana tsara lavitra noho ny fiainako.

Raha manana fahafahana manolo-kevitra amin’ny mpitondra fanjakana aho dia ny mba :

  1. Hampihenana ny saram-pisoratana anarana eny amin’ny sekolim-panjakana

  2. Hamatsiana fitaovam-pianarana ho an’ny ankizy eny amin’ny EPP

  3. Hizarana sakafo ny mpianatra eny amin’ny EPP

  4. Hampitoviana ireo fepetra rehetra voalaza etsy ambony ho an’ny sekolim-panjakana rehetra: ny saram-pisoratan anarana (izay 30000 ariary eny aminay nefa 12000 ariary any amin’ny hafa), ny fitaovam-pianarana, ny sakafo ho an’ny mpianatra.

  5. Manohana ny fikambanana toa ny ATD Quart Monde izay miady amin’ny fahantrana.

* * *

TEMOIGNAGE DE SOLO

La scolarisation des enfants représente une grande difficulté pour nous à Andramiarana. Cela ne veut pas dire que nous attendons toujours des aides financières comme le cash transfer pour scolariser nos enfants. Nous faisons déjà des efforts, mais nous avons quand même besoin d'être soutenus.

Dans mon cas, j’ai 8 enfants et je devrais en scolariser 7. Mais par manque de moyens, je ne vais pouvoir en scolariser que 6. E

En ce moment, mon esprit travaille beaucoup car je n’ai pas encore réussi à rassembler l’argent nécessaire pour leurs droits d’inscription (30.000 Ar) chacun, sans compter les fournitures dont le cartable qui au minimum 5.000 pièce.

Les enfants ont besoin d’aller à l’école et de recevoir une bonne éducation liée à son âge. Si ces deux besoins ne sont pas satisfaits, ils seront victimes la violence de la vie. Les filles auront des enfants très tôt ; à l’âge de 30 ans elles auront plusieurs enfants de pères différents. Nos enfants connaîtront donc la même vie de misère que nous, leurs parents. Et à leur tour, ils transmettront la même chose à leurs descendants et ainsi de suite ; un cercle vicieux…

Par ma vie et mes expériences sociales, je suis convaincue que pour s’en sortir, les enfants ont besoin d’être scolarisés et de recevoir une bonne éducation.

C’est pour cela que je vais faire tout mon possible pour scolariser mes enfants car sinon, je vais leur léguer ma misère comme héritage : ils auront une famille nombreuse qui dépendra encore de la décharge pour avoir de l’argent.

Je n’ai pas besoin de beaucoup d’argent. Car même si on me donne une sacoche pleine d’argent, je peux tout gaspiller en peu de temps en m’offrant une vie de rêve. Ce que je veux, c’est pouvoir scolariser tous mes enfants pour qu’ils aient une autre vie, une vie meilleure que la mienne.

Si je pouvais proposer des solutions vis-à-vis de l’Etat, ce serait :

  1. Diminuer le droit d’inscription dans les écoles publiques,

  2. Donner des kits scolaires dans toutes les EPP1,

  3. Mettre en place la cantine scolaire pour toutes les EPP,

  4. Uniformiser les conditions pour toutes les EPP par rapport, à la distribution de kits scolaires, la cantine et les droits d’inscription. En effet, ils varient beaucoup selon le lieu : à Andramiarana il sont à 30.000 Ar alors qu’à Tananarive, il sont à 12.000 Ar.

  5. Appuyer les organismes comme ATD Quart Monde pour la lutte contre la misère.

1

Education et Culture: 10ème anniversaire de la bibliothèque
18/10/2013
Solo
France

Intervention de Manuella Lecannu

Conférence, 17 octobre 2013 à l'Assemblée Nationale Française - Intervention de Mme Manuella Lecannu.

Pendant l'atelier citoyen, nous avons parlé de ce qui fait barrière à la participation.

Pierre-Louis Innocent nous a dit que la vie en centre d'hébergement prive de libertés. Les gens ne savent pas cela, que quand on vit en centre d'hébergement, on perd certaines libertés. Par exemple, il n'a pas accès à la boîte aux lettres, c'est les responsables du centre qui distribuent le courrier. Parfois le courrier leur est distribué quelques jours après et ils manquent des rendez-vous importants. Pierre-Louis pense que les responsables du centre ne le lui font pas confiance et le pensent incapables.

Aussi en centre, ils doivent rentrer à des heures précises le soir, cela empêche la participation à des réunions, des événements à l'extérieur du centre.

Nadia Chafi nous a parlé d'Internet. Au collège, certains pensent que c'est acquis que tous les élèves ont accès à Internet. Pour faire ses devoirs, il faut Internet. Un collège a appelé une maman pour lui dire de prendre un abonnement Internet pour que sa fille puisse faire ses devoirs. C'est une dépense importante, la famille devra se priver d'autres choses.

Souvent les enfants n'osent pas dire qu'ils n'ont pas Internet à la maison et personne n'imagine qu'ils n'ont pas pu faire leurs devoirs à cause de cela. Beaucoup pensent que tout le monde a Internet.

Aussi pour chercher du travail, il est nécessaire d'avoir Internet.

Sans Internet, aujourd'hui, on est mis à l'écart.

Enfin, Meriem Zeggaï a expliqué que certains médecins, certains spécialistes refusent de soigner les personnes qui ont la Couverture Médicale Universelle, la CMU ou l'Aide Médicale d'Etat, l'AME. A un rendez-vous, la rhumatologue lui disait : « Il ne fallait pas prendre rendez-vous, il fallait aller à l'hôpital public ! » Elle s'est sentie humiliée

Elle disait aussi : « On ferme la bouche quand on n'a pas de preuve d'être traité différemment. Seule je ne peux rien faire, je n'ai que ma langue pour en parler et c'est ce que je fais. »

Dernièrement, une affaire nous a beaucoup touchés. Une famille a été renvoyée d'un musée de Paris à cause de son odeur. On reprochait que ses vêtements sentent l'humidité, la moisissure. Ils avaient l'odeur de la pauvreté. C'est arrivé à cette famille mais ça peut arriver à d'autres.

On a l'impression qu'on n'est que des pauvres. Mais on n'est pas que ça, on a de la valeur, on a de la dignité au plus profond de notre être. On met une étiquette sur le dos des pauvres. On est comme des pestiférés ou des lépreux, c'est comme si on avait une maladie sur nous.

Or on est des gens de valeur qui avons des choses à dire. Il n'y a pas que les riches qui ont des choses à dire.

Les plus pauvres ont également droit à la culture.

Il faut permettre aux gens de montrer ce dont ils sont capables.

Dans mon quartier des jeunes ont rénové des caves pour financer un départ en vacances. Ça leur a permis de montrer aux adultes qu'ils ne sont pas que des voyous mais qu'ils sont capables de faire des choses bien quand on le leur demande gentiment.

17 Octobre 2013: Session de réflexion à l'Assemblée Nationale
17/10/2013
Manuella Lecannu
France

Intervention de Murielle Gelin

Intervention de Murielle Gelin pour le 17 octobre à l’Assemblée Nationale

Bonjour, Je m'appelle Murielle Gelin . J'habite au Blosne, qui est un quartier populaire de Rennes. Je suis la maman de 4 enfants dont un qui me cause beaucoup de soucis car il n'aime pas l'école et a du mal à apprendre. C'est pourquoi je milite à ATD Quart Monde pour que l'école soit celle de la réussite de tous.

J'ai participé à différentes étapes du combat pour l'école qu'a mené ATD Quart Monde ces trois dernières années :

  • Tout d'abord J'ai participé pendant un an, au cours de trois Week-end, à une réflexion utilisant la démarche du croisement des savoirs. Il s'agissait de mettre en place un dialogue entre des personnes disposant de savoirs différents. 

  • d'une part celles qui vivent dans la précarité,

  • d'autre part celles qui ont un savoir reconnu comme les professionnels de l'éducation et les chercheurs.

  • Il y avait aussi des parents solidaires.

Au premier séminaire, consacré aux conditions de la réussite à l'école, nous avons été très durs avec les enseignants qui ne comprenaient pas la haine que nous avions vis à vis de l'école.

Au deuxième séminaire, consacré aux obstacles à la réussite c'est avec les parents solidaires que nous avons été agressifs et là nous avons été rejoints par les enseignants.

Au troisième séminaire, nous avons été capables de rédiger un texte commun contenant des propositions concrètes pour faire rentrer tous les parents dans l'école avec les espaces parents.

A la fin de cette démarche, j'ai changé de regard envers les enseignants et cela m'a donné la force d'aller à la rencontre des enseignants de mes enfants pour essayer de trouver ensemble des solutions pour leur réussite.

J'ai compris que si les parents ont peur des enseignants, l'inverse est vrai.

  • Ensuite Forte de ce savoir, j'ai pu participer aux Ateliers de Lyon. C'était très impressionnant de se trouver à 450 à l’École Normale Supérieure avec 80 parents, militants de quartiers populaires au côté d'enseignants, d'autres parents et de chercheurs bien décidés à faire des propositions ensemble pour changer l'école.

Dans mon atelier, j'ai pu parler à armes égales avec des tas de gens aux statuts différents qui avaient la volonté de prendre le temps de s'écouter, de se comprendre. C'était magnifique.

J'ai même osé dans le grand amphithéâtre manifester que je ne comprenais pas les mots que j'entendais pendant l’exposé d'un grand chercheur( Philippe Meirieu)

  • A la sortie des Ateliers j'étais très enthousiaste et nous attendions avec impatience la signature de la Plate-forme par les syndicats d’enseignants, les fédérations de parents d'élèves et les mouvements pédagogiques. J'ai su qu'il y avait eu des tensions mais que tous étaient conscients de l’attente des parents qui vivent dans les quartiers populaires.

Comme j'étais attentive au fait que le texte soit compréhensible par tout le monde, on m'a demandé de le relire pour trouver des mots simples.

Au cours de l'année 2012-2013, j'ai été informée des discussions pendant l'élaboration de la loi par des membres du mouvement qui se sont battus pour obtenir que dès le début de la loi les intentions de la Refondation soient clairement affichées.

J'ai été très heureuse que le Parlement adopte le 8 juillet 2013 cette loi.

J'ai retenu trois points dans l'article 2 :

  • La reconnaissance que tous les enfants partagent la capacité d'apprendre et de progresser

  • Pour garantir la réussite de tous l'école doit se construire avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale

  • l'école doit favoriser la coopération avec les élèves par son organisation et ses méthodes, ainsi que par la formation des maîtres,

En conclusion : Qu’est ce que j’attends maintenant ?

  • Il y a urgence à appliquer cette loi parce que les parents dans nos quartiers se découragent et ne supportent plus que leurs enfants échouent à l'école.

  • Pour moi Cela passera par une vraie participation des parents et une bonne formation des enseignants

  • Nous savons que la loi ne suffit pas et nous serons présents dans les écoles de nos quartiers pour qu’enfin tous les enfants réussissent

17 Octobre 2013: Session de réflexion à l'Assemblée Nationale
17/10/2013
Murielle Gelin
France

LES DISCRIMINATIONS SOCIALES

LES DISCRIMINATIONS SOCIALES

Bonjour,

Nous avons, dans notre pays, des lois qui condamnent certaines discriminations sexuelles, raciales, homophobes, etc... Mais rien, rien contre les offenses que l'on fait aux plus pauvres à l'école, dans les lieux de culture, dans la recherche de travail et aussi dans le domaine de la santé et bien d'autres.

A l’école en premier lieu ; issu de la communauté des gens du voyage, petit, quand je suis allé à l’école, personne, aucun enfant ne jouait avec moi. On me traitait de pouilleux, que j’étais mal habillé. Je me suis enfermé sur moi-même, je me protégeais en m’éloignant des autres. Plus tard lorsque mes enfants sont allés à l’école, je ne pouvais pas franchir la grille des établissements scolaires quand il y avait des problèmes ou même pour aller parler aux instituteurs. Puis un jour, j’ai osé pour ne pas transmettre la honte que j’aie à mes enfants.

Dans le domaine de la santé, la discrimination sociale, elle aussi, est violente :

Bénéficiaire de la Couverture Maladie Universelle (C.M.U.), il y a quelques années, j'ai pris rendez-vous dans un cabinet dentaire de ma ville, pour faire soigner les dents de mes enfants. Arrivé chez le praticien, comme tout le monde, je me signale au Secrétariat. Reçus dans le Cabinet, je lui signale que je suis bénéficiaire de la C.M.U : sa réaction a été violente verbalement, elle me dit que j'aurais dû prévenir et me fait comprendre qu'elle évite de soigner les pauvres bénéficiaires de la C.M.U., car elle n'y gagne rien et qu'elle met longtemps a être réglée.

La honte d'entendre ces mots ont fait que je n'y suis pas retourné, au détriment de mes enfants : j'étais coupable d'être pauvre.

La discrimination sociale a lieu aussi dans le domaine de la culture.

Nous avons, dans notre ville, un partenariat entre le comité ATD et le service « saison culturelle » de la municipalité. Donc lors de certaines représentations théâtrales ou spectacle des militants s’y rendent et à plusieurs reprises, ils ont entendus des réflexions comme quoi ils avaient le RSA, qu’ils allaient au resto du Cœur et qu’en plus, ils avaient encore des spectacles gratuits ! En fait qu’ils profitaient !

Il faut que cela change, mais pour que cela change, il faut que ce soit nous les plus fragiles qui les faisions changer :

Nous devons crier que l'on n'a pas le droit de nous traiter comme inexistant.

Comme le disait le Joseph WRESINSKI : « Vous êtes des êtres humains, capables de faire bouger les choses, relevez vous et battez vous ! »

Et que nos représentants politiques prennent en compte les effets dévastateurs que ces attaques faites aux pauvres produisent,

Et qu'un texte de loi fasse que l'on en finisse avec ces attaques  faites aux pauvres.

Merci.

17 Octobre 2013: Place du Trocadéro
16/10/2013
Franck LENFANT – Nogent le Rotrou - pour le 17 octobre 2013