Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
Côte d'Ivoire

La misère sous toutes ses formes

La misère nous l'avons vécu et senti sous toutes ses formes.

vivre à 5 dans une seule pièce, avoir peut être un seul repas par jour, ne pas avoir de savons ni de brosse à dent pour prendre soin de son corps. aller à l'école avec des tenues déchirées. Être abandonné par ses proches qui vous mettent à la porte à 23h vous et toute votre famille.

17/10/2017
Matrix
Congo (Kinshasa)

Message du Consortium pour le refus de la misère, CREM

Les preuves ne sont plus à démontrer que la misère est un crime commis par notre incapacité de partager, c’est une violation grave des droits de l’homme. Les acteurs du refus de la misère sont interpellés chaque 17 octobre en vue d’accroître les efforts pour éliminer l’extrême pauvreté  et la discrimination, et de s’assurer que chacun de nous puisse jouir pleinement de ses droits fondamentaux.

La lutte doit permettre aux victimes de la misère (les oubliés, les abandonnés, ou les populations défavorisées) de se débarrasser de la misère.

La misère tue plus que toute autre guerre ou catastrophe que l'humanité a déjà connu.

Pacifique Birindwa

Coordonnateur du CREM

Consortium pour le refus de la misère.

RD Congo

Exposition sur le 17 octobre
11/11/2016
Pacifique Birindwa
France

Laissez parler son coeur

Quant je suis seule je n'ose pas pousser les portes

Ni du musée, ni de la bibliothèque,

J'ai peur de rentrer, peur d'être discriminée.

Je m'aperçois que l'on me dévisage du regard

Choquée, je suis pauvre, mal habillée.

Une larme coule sur mon visage

J'ai honte, je me presse de sortir.

Comment faire pour sortir de cette misère?

La société, le gouvernement

Ne veulent pas nous écouter,

Ne veulent pas nous aider!

Nous sommes écrasés

Par le mépris, par le regard

Nous sommes rejetés

Je suis une personne qui a galéré.

Bousculée!

J'ai survécu à la misère,

Maintenant j'en ai mare

C'est dur,

Je craque!

Je vous dis messieurs les bourgeois

Y'en a marre de la misère qui est trop noire.

Ensemble battons nous

Pour vaincre la misère

Pour que les plus pauvres restent debout,

Retrouvent leur dignité

            Slam'môme

07/11/2016
Soulier Lucienne
France

Témoignage lu pour le 17 octobre 2016

Je ne connaissais pas la journée du 17 octobre, des amis me l'ont fait connaître. Cela fait 4 ans que je participe à cette journée qui me touche beaucoup, car j'ai connu la misère dans mon passé. Cela me touche car la pauvreté il y en a encore dans le monde entier.

J'étais seule, une amie m'a parlé et m'a emmené à Beaux Quartier. C'est un feuilleton qui a été réalisé par le quartiers des Aubépins et d'autres quartiers, pour montrer les belles choses du quartier; et comment vivent les habitants de ces quartiers. Être ensemble cela m'a donné la force et l'envie de participer au feuilleton. Il n'y avait pas de différence entre nous, on était tous pareil car la culture se partage. Depuis que j'ai participé dans le film, j'ai changé de caractère et je me suis fais des amies. Je ne suis plus seule. 

07/11/2016
Soulier Lucienne
France

Témoignage pour intervention dans un lycée

Témoignage pour une intervention auprès de lycéens (club de solidarité en seconde)

Dans mon enfance, je n'avais pas accès à la culture pour des raisons familiales: mon père s'est  endetté plutôt que de nous offrir à moi et la fratrie des activités culturelles. De plus mon handicap d'audition me mettait en retrait des autres. Je me souviens juste d'une sortie culturelle avec l'établissement spécialisé où j'étais scolarisée en internat. Nous sommes allés voir de la danse classique "Le lac des cygnes". A la maison, je restais en retrait des autres, je n'entendais pas, alors je ne cherchais pas à aller vers les autres pour cause d'humiliations.

Depuis que je porte des appareils auditifs en 1984, j'ai commencé à m'intéresser à la culture, en participant pour la première fois en 1996 à être actrice d'un jour d'un spectacle théâtrale costumé "La Comète tout feu". Je n'ai pas beaucoup participé aux répétitions car je me trouvais en formation de préparation d'une remise à niveau de Brevet des Collèges. J'ai participé le jour de la représentation qui fut le même jour que les résultats des épreuves de l'examen.

Cette action fut organisée par le théâtre "P'tit Chêne", conseillère de la C.A.F et du soutien du Conseil de Saône et Loire et de la Mairie de Chalon sur Saône.

Depuis que je suis appareillée, ma vie à changée, je communique avec les autres, je m'intéresse mieux à la culture, même si parfois j'aime faire des choses en solitaire (écritures de textes poétiques, biographiques) je prends le courage et force pour oser m'investir dans un groupe de réflexions à A.T.D., et j'ai grand plaisir à aller voir un spectacle quel-qu'en soit la nature.

Tout cela me fait oublier durant un temps les moments de souffrance endurés.

03/11/2016
Soulier Lucienne