Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
Guyane française

"Vous pouvez agir avec nous..."

Espérons que la journée du 17 octobre 2014 soit entendue, mémorisée, et suivie par la population mondiale pour combattre la misère !

Mesdames, Messieurs de tous les gouvernements vous pouvez agir avec nous et apporter de nouvelles solutions : soyez courageux et volontaires pour suivre très rapidement  et comprendre les vœux sincères d’ATD QUART MONDE !!!!

13/10/2014
Marie-Thérèse L.
Belgique

Ensemble à la rencontre de lieux où les familles se sentent respectées

« Pour ce 17 Octobre sur Liège, j’ai proposé qu’on aille ensemble par petits groupes, familles, militants,  alliés et volontaires, rencontrer les lieux et petits centres que fréquentent les familles d’Ougrée, ces lieux qui sont capables de respecter les familles. C’est bien de se mêler avec eux, pour être plus forts ensemble. Plusieurs fois, des familles d’Ougrée m’ont dit qu’elles avaient été traitées de « puantes » dans une association du quartier et dans un magasin qui refusaient de les laisser entrer. J’ai été trouver la responsable de cette association qui m’a dit : « Vous Monsieur, vous tenez avec les puants». Je lui ai répondu que oui, j’étais fier de tenir avec eux ! Ça m’a fait très mal.  C’est pour ça que j’ai proposé que ce 17 octobre on aille ensemble à la rencontre de lieux où les familles se sentent respectées, pour qu’elles soient fières des lieux où elles vont, fières de nous les présenter. On échangera sur le thème : comment faire pour ne laissez personne de côté ? » Vincent G, Liège Belgique

01/10/2014
Vincent G, Liège
Belgique

Personne ne m'a jamais dit ça!

« L'autre jour en ville, un monsieur que j'ai déjà vu me demande une pièce. Il me demande : je peux m'asseoir près de vous ? Bien sûr. Mais je n'ai pas de pièce, je n'ai déjà rien pour moi ! Il me dit qu'il est dans la pauvreté. Je lui dis que moi aussi, «  nous on la combat la pauvreté, je suis militante d'un mouvement! » Il me dit : Que faire ? Je lui dis : je peux vous écouter. Et vous dire  que c'est  jamais rester plus bas que vous êtes, c'est toujours remonter la pente. C'est se dire : je dois essayer de m'en sortir moi même, avec l'aide de quelqu'un. Moi, je ne peux que vous aider en vous remontant le moral. Les gens ils vont vous donner des pièces, mais est ce que ça va vous aider ?.... » Alors je lui dis d'aller à Thermos, pour s'abriter la nuit. Je le salue en disant: Je vous souhaite courage, et comme tout le monde, d'avoir la dignité. Peut être que la prochaine fois  je vous verrai autrement , que vous soyez mieux. Il m'a répondu : personne ne m'a jamais dit ça! »

01/10/2014
Bernadette F. , Liège
Belgique

Les gens ne sont pas des déchets...

Micheline est allée sur la tombe de Mme P. au cimetière Ste Waleburge. C'est un tas de terre, elle est abandonnée : «  un tas de terre, elle est considérée comme un chien...On l'appelait Mamie Picatchou elle a beaucoup donné de son temps avec nous, dans les après-midi familiales. Elle a élevé ses petits enfants . Avec Micheline, on ira mettre des fleurs. Nous, on continue son combat, comme celui de Christine , de Tony, de Joëlle ...Ces gens qui sont morts, ils ont existé, et ils ne sont pas des chiens, ils ont une dignité, pour les autres qui les succèdent. Les gens ne sont pas des déchets... Une fois morts, ils ne comptent plus. Pour moi, ils comptent.... »

01/10/2014
Bernadette F., Liège
Congo (Kinshasa)

A propos de l' émission spéciale 17 octobre sur la radio Neno la Uzima

« Je suis bien ravi de voir que près de cinq ans après avoir lancé l'émission "Enfants du courage" sur les ondes de Radio Neno la Uzima, les amis Justin et René et tous les autres amis qui collaborent à sa réalisation ainsi que les responsables de la radio, ont maintenu la tradition : celle de faire de cette émission, un véritable "courant d'amitié entre les enfants de tous milieux" et une tribune d'expression autour du 17 octobre et d'autres thématiques autour de la lutte contre la pauvreté. L'absence de la liberté d'expression au sein d'une communauté, est non seulement une menace au développement et à la démocratie, elle est surtout, une atteinte à la dignité de la personne humaine ! Cette émission a permis une intervention en direct depuis Bangui. Oui, la technologie nous permet aujourd'hui de briser les barrières et d'aller à la rencontre des amis loin de nos frontières tout en étant sur place. On peut s'interroger dès lors, pourquoi doit-on continuer à maintenir les barrières que nous plaçons dans nos cœurs et qui, par moment, nous empêchent de dire un petit bonjour à un voisin, ou à une que personne que nous considérons de moins importante au sein de notre communauté ? L'émission enfants du courage était créée pour exprimer les rêves et les actions de milliers d'enfants de Bukavu et d'ailleurs pour un monde où tout le monde a sa place et est considéré "zo kwe zo ", comme disent les amis centrafricains. Je suis de cœur avec eux aussi pour tout ce qui se prépare pour la célébration du 17 octobre !

Emission de radio spécial 17 Octobre
16/10/2013
Pascal Chirhalwirwa, Initiateur de l'émission "les enfants du courage"