Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

Témoignages
Belgique

Liederen tegen armoede (chansons contre la pauvreté)

Lied tegen armoede (chanson contre la pauvreté) : est une chanson de bataille, avec cette chanson on veut lutter contre la pauvreté Jij hebt het recht (vous avez le droit) : est une ballade baseé sur les droits humains universels

Lied tegen armoede

Tine Moniek: texte

Jacques Lecluyze: music

Rosanne Poltrock: chant

David Poltrock: piano

Jij hebt het recht

Texte : Tine Moniek

Music : Jacques Lecluyze

Chant : Rosanne Poltrock

Pianotranscription en piano : David Poltrock

Enrégistrement : Poltrock-studio Schaarbeek

20/10/2020
Stad Menen
Suisse

La pandémie a mis en lumière les inégalités sociales.

En Suisse tout le monde a vu ces files de gens qui demandaient l'aide alimentaire. On ne les voyait jamais avant. La faim était là. Des femmes et des hommes ont perdu leur travail et ont dû dépenser les économies qu'ils avaient. Et une fois qu'il n'y avait plus d'économie, il n'y avait plus rien dans le frigo, plus rien sur la table.

En Suisse, une mère de famille a témoigné : « Je n’ai pas un niveau scolaire élevé et j’ai dû prendre un rôle difficile. Cela a été un combat quotidien de devoir travailler avec les enfants. Il fallait tout imprimer, tout scanner. J’ai dû prendre un rôle qui n’était pas le mien. Cela a créé des conflits à la maison. » Aujourd'hui nous voyons un risque que des enfants décrochent de l’école et que leurs parents en soient tenus responsables.

L'un de nous a dit : « La ville de Bulle a changé. La pauvreté était déjà là, mais masquée. Le covid l'a révélée. L'Office Régional de Placement envoie des jeunes de 25-35 ans sur des lieux de travail non adaptés à leurs compétences réelles. Ça en fait des écorchés de la vie. Des agences temporaires les utilisent. C'est une sorte d'esclavage moderne. Ils me téléphonent, je les conseille pour les rassurer, je leur donne les adresses que j'ai. »

Depuis l'utilisation marquée de la communication virtuelle, la rapidité de la parole a dépassé le temps de la réflexion. Souvent le préjugé s'impose au détriment de l'échange équitable. On projette sa vérité sur la vérité de l'autre. Et du coup on ne s'écoute pas. On regarde le look, on se base sur les « on dit » avant de faire connaissance avec les personnes.

Comment agir ? Le bénévolat ce n'est pas que des grandes choses. Les petits gestes comptent. Ecouter 5 minutes quelqu'un, rendre un petit service, accompagner une personne dans son chemin de vie. C'est ça qui permet d'apprendre à connaître la personne et à se connaître soi-même. Chacun possède une vérité, et non pas que des problèmes.

Pour certaines personnes la nature est le dernier lieu pour se sentir encore en vie quand tout s'écroule. Les arbres, les oiseaux, les saisons, leur offrent un refuge, et un souffle d'oxygène, quand la confiance en soi et en autrui n'y est plus.

Le parc St Paul est un de ces lieux. Cet été, il a accueilli pour la quatrième année consécutive, des activités (yoga, jeux, goûters) qui mélangeaient des jeunes, des enfants, des familles, des gens de tous les âges. Cela a permis aux habitués de se sentir intégrés par l'esprit positif amené par ces activités. Se retrouver entre personnes différentes dans des activités simples et gratuites ouvertes à tous. Elles ont permis de faire connaissance, de discuter du plus bas au plus haut de l'échelle sociale, d'éloigner la peur de l'autre, le malaise, et d'amener la joie de vivre.

Divers événements en Suisse
14/10/2020
Plusieurs personnes ayant un vécu difficile
Rwanda

Chanson du 17 octobre

Eh bien le 17 octobre c’est chaque jour dans la vie du membre du mouvement ATD Quart Monde. On a toujours dit malgré la durée de la nuit le jour finit toujours par apparaitre, Eh!!oui!! Pour le membre du mouvement ATD Quart Monde, la misère sera éradiquée un jour’’. 17 octobre, 17 octobre refus de la misère X2

Refrain : “Agir tous pour la dignité, le grand combat du père JOSEPH WRESINSKI’’ X2

  1. 17 octobre refusons la misère, ensemble nous vaincrons X2

Refrain :’’ Agir tous pour la dignité, le grand combat du père JOSEPH WRESINSKI’’ X2

  1. 17 octobre papa, maman, enfant unissons-nous pour ce combat X2

Refrain : ‘’Agir tous pour la dignité, le grand combat du père JOSEPH WRESINSKI’’ X2

  1. 17 octobre misère humiliation stop stop pauvreté X2

Refrain :’’ Agir tous pour la dignité, le grand combat du père JOSEPH WRESINSKI’’ X2

  1. 17 octobre dans le monde entier crions stop pauvretéX2

Refrain : ‘’Agir tous pour la dignité, le grand combat du père JOSEPH WRESINSKI’’X2

‘’Un parcours sombre, une vie d’injustice et de violence, une misère sauvage pleine d’humiliations, une société corrompue de tous les maux, une zone de misère ; finalement, quel est le sens de la vie? Pourquoi la souffrance? Des expériences honteuses d’une misère noire !!! Des expériences passées transformées en échec. Debout, debout, debout chers membres du mouvement ATD Quart Monde. Eh! bien le changement est possible.’’

  1. 17 octobre famille du quart monde, le changement est possibleX2

Refrain : ‘’Agir tous pour la dignité, le grand combat du père JOSEPH WRESINSKI’’ X2

29/09/2020
Madame NVOMERA NTEGEZA Denise
Rwanda

Poème 17 octobre

J’avais entendu parler de l’extrême pauvreté.

J’ai lu dans des livres ce que c’est la pauvreté.

Et maintenant je vois des familles qui sombrent dans cette pauvreté.

Moi-même qui vous parle, madame Denise, je suis née dans une famille pauvre.

De son vivant mon père n’avait pas du travail.

C’est ma mère, ma pauvre maman, paix à son âme ;

C’est elle qui assurait la survie de notre famille.

Ma mère était la gibecière de notre famille.

Et c’était une famille de deux parents et dix enfants.

Voyez-vous??

Des pères des familles deviennent ridicules puis qu’ils sont pauvres.

Affaiblient par les violences de l’injustice sociale,

Ils sont enfermés dans la honte,

Ne peuvent non plus apparaitre en public.

Des parents qui restent plus de 10 ans sans travail.

Ils manquent des paroles,

Ils manquent des voix, de pouvoir d’indépendance.

Car, rejetés par la société, ils sont taxés de mauvais pauvres,

Des dérangeurs, des paresseux, des lâches, les incapables.

Tout simplement puis qu’ils sont accablés par une misère noire.

Des milliers des familles dans le monde,

Expérimentent les drames de la souffrance de la misère.

Considérés comme des personnes inutiles,

Ces familles sont exclues et sont engouffrées dans un scandale.

Leurs enfants n’ont pas droit à la scolarité,

Difficile d’accéder aux soins de santé de qualité

Et la mort, les surprennent à n’importe quel moment.

Le soir au village,

Des sueurs froides au visage,

Aucun sou dans la poche.

Les enfants pleurent, ils crient, ils gémissent.

La terreur de la misère les anéantisse sans cesse.

Leurs yeux se consument dans la souffrance. 

Une soirée mélancolique.

Comme la mer dans un coquillage,

Laissant derrière elle des bruissements des regrets,

Des vagues espérances en désir précis et

Des grands projets échafaudés en retombé de découragement.

Cette fois, je sens, l’odeur de détresse,

Et je crève de chagrin !!

Eternel notre Dieu!!!

Dans l’étendue où éclate ta puissance.

Seigneur, dans l’immensité de ta grandeur.

Le Dieu du père joseph WRESINSKI, Dieu des pauvres.

Le Dieu de papa pascal MAZINGE, mon défunt mari.

Où peut-on trouver des dirigeants de bonne volonté qui peuvent soutenir l’action d’un amour absolu?

Oh!! Dieu, c’est toi qui sauve les nations,

Sauve les cinq continents que tu as façonnés par ta main.

Car, la pauvreté est un monde plein des bruits et de tristesse,

Où l’amour porte souvent le nom de haine.

La pauvreté est un monde des trilles et des chardonnerets,

Où l’argent joue le rôle du diable.

Nous vivons un monde nettoyé des catégories morales,

Où l’injustice a remplacé la justice,

Un monde d’esclave, monde sans pardon

Où la passion de vivre s’exhale en cris de désespoir.

Eh bien! Pour les membres du mouvement ATD Quart Monde,

Le 17 octobre c’est chaque jour !!!

Le 17 octobre c’est chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année dans notre vie.

Ainsi nous disons STOP STOP STOP pauvreté,

Nous crions STOP STOP STOP pauvreté, STOP pauvreté.

29/09/2020
Madame NVOMERA NTEGEZA Denise
Allemagne

Dass meine Kinder in einem liebevollen Umfeld aufwachsen

„Ich wuchs bei Opa und Oma auf. Ich musste beizeiten erwachsen werden und mich um meine Oma kümmern. Mir hat gefallen, dass ich Gutes tun konnte. Belastet hat mich, dass ich kaum unter Menschen war und  niemanden zum Spielen hatte. Wer keine Freunde hat, kann sich nicht so entwickeln. Auch die Schule besuchte ich selten. Mehrere Lehrer kamen zu mir nach Hause und sagten: ‚So geht das nicht‘ – aber es änderte sich nichts. Eine Frau vom Jugendamt wusste Bescheid, aber hat nichts gemacht. Früher mussten Kinder mitarbeiten. Ich habe auch andere gekannt, bei denen es ähnlich war wie bei mir. Ich habe meine Oma bis in den Tod gepflegt. Nachdem sie gestorben war, kam ich zu meiner Mutter und meinem Stiefvater. Damit ging der Horror erst richtig los. Heute sagt meine Mutter, es tut ihr Leid.  Mein Vater wollte sich um mich kümmern und hat mit dem Jugendamt gesprochen; aber dort wurde er nicht ernst genommen, weil er ein Alkoholproblem hatte. Mit 16 bin ich abgehauen, zu einer weitläufigen Verwandten meiner Oma. Vom Jugendamt bekam ich die Erlaubnis dafür. Meine Gastgeberin war etwas behindert; wir  haben uns gegenseitig gestützt. Ich habe in dieser Zeit viel gelernt und auch die Berufsschule besucht. Dann zog ich wieder nach Naila – wegen dem Vater meines Sohnes. Das Jugendamt kam, als mein Sohn klein war ... ich habe auch selbst gefragt, was es an Hilfe gibt, und wollte alles richtig machen. Im Kindergarten kamen sie mit  dem Jungen nicht klar. Deshalb fragte das Jugendamt, ob ich der Aufgabe gewachsen sei. Dabei war er zu Hause anders. Die vom Jugendamt sagten, sie sorgten sich um meine Psyche – sie wussten aus den Akten, wie ich aufgewachsen war. Ich hatte Angst, dass mir das Allerliebste weggenommen würde. Vor allem in dem Jahr, in dem mein Freund die Arbeit verlor, brauchte ich Unterstützung. Mein Freund hatte keine Ansprüche auf Arbeitslosengeld. Mein Sohn brauchte Medikamente, aber er war nicht  krankenversichert. Der Arzt wollte ein Privatrezept ausstellen, aber das hätte ich nicht bezahlen können. Wir standen vor der Wohnungskündigung und Stromsperre. Hilfe bekam ich von der Kirche. Der KASA (1) bin ich immer noch dankbar, und auch der Schuldnerberatung. Das Jugendamt erlebte ich eher negativ; es drohte, meinen Sohn in ein spezielles Internat zu tun. Die übrigen Ämter ließen uns hängen. Ich finde, so etwas darf nicht sein! Man hört von Männern, die als Alleinverdiener die Arbeit verlieren und die in einer solchen Lage sich und ihre Familie auslöschen. Auch mein Freund hatte solche Gedanken. Ich bin froh, dass ich stark gewesen bin und mich  gekümmert habe. Ich war so tief am Boden, schlimmer kann es nicht mehr kommen. Zu wissen dass ich da durchgekommen bin, gibt mir heute Kraft.

Ich wünsche mir, dass meine Kinder in einem liebevollen Umfeld aufwachsen und nach vorne schauen, wenn es im Leben mal nicht so positiv verläuft. Sie sollen erleben, wie schön es ist, jemanden zu haben, also  Freunde und Familie – und nicht, was Einsamkeit anrichten kann.“

1Kirchliche allgemeine Sozialarbeit“, eine Beratungsstelle der Diakonie

Gemeinsam Kinderrechte stark machen für eine Welt ohne Armut!
11/03/2020
Eine Frau, Deutschland