Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

la paix est un gage pour le développement.

Témoignage de Liliane d'Andramiarana à Antananarivo pour le 17 octobre 2015.

Thème : Construire un développement durable, s'unir pour mettre fin à la pauvreté et la discrimination.

Le combat que nous faisons tous les jours est un développement durable pour le futur.

Mon nom est Ravoanginivihitra Liliane, j'ai un enfant et mon mari est déjà mort.

Ma famille m'a orienté et m'a donné des informations concernant le Mouvement ATD Quart Monde.

Un ami dans le Mouvement m'a dit qu'il a trouvé des éclairs dans sa vie depuis le moment où il a connu le Mouvement, cela lui a permis d'être ouvert avec tout le monde, et de découvrir l'importance des études, il a commencé à faire rentrer son enfant à l'école, et il a un grand espoir pour ce dernier.

Pour moi, le vrai développement durable c'est le fait d'avoir la paix dans le foyer et dans la société, cela me donne la force de progresser dans mon travail. Au moment de la dernière inondation, la plupart des gens étaient tombés dans l'eau, c'est là que j'ai réalisé l'importance de l'entraide, la solidarité au niveau de la société.

A cette époque, la solidarité m'a aidé de la développer dans ma vie. Dans le quartier, il y avait un moment où les troubles étaient successifs entre les couples, les voisins; je me suis engagée à réconcilier ces gens afin d'avoir la paix car la paix est un gage pour le développement.

J'essaie toujours de coopérer avec les gens de mes environs, de leur partager le peu de connaissance que j'ai. Je connais beaucoup de travaux artisanaux comme la broderie, le crochet, la couture, les tresses, les tapis...

Mais le problème c'est l'insuffisance des outils et les débouchés pour les produits finis. Je souhaite partager mes savoirs mais moi même je ne peux réaliser ses travaux d’artisanat à cause de ces problèmes que je viens de citer.

Un problème aussi c'est l'hésitation pour l'endroit où on peut vivre car j'ai entendu parler d'un aménagement de la route (une rocade) là où on vit; si on déplace le bac à ordure, beaucoup parmi nous perdent leur travail, et peut-être que beaucoup parmi nous seront sans abri. Notre vie est dans une incertitude en ce moment.

Nous lançons un appel à haute voix aux autorités et aux autres différentes sections qui travaillent pour le développement dans notre quartier afin de pouvoir trouver une solution avec nous.

Nous souhaitons surtout que les autorités apportent une protection pour les pauvres, et de se mettre en partenariat avec les différentes sections privées qui travaillent avec nous (avec des bonnes actions) afin de porter ensemble attention sur la vie des gens exclus de la société.

Nous souhaitons qu'aucune personne pauvre ne soit exclue car elle a les mêmes droits et la même dignité que tout le monde.

Personne ne souhaite dépendre des autres, c'est pour cela que nous lançons un appel de collaboration à tous les secteurs pour élargir et développer notre travail afin de ne jamais dépendre des aides des autres.

Ce témoignage est lié à l'événement: 
17 octobre à Madagascar
Ravoanginivihitra Liliane