Chaque attitude, chaque geste compte pour combattre la misère et l’exclusion. Il existe de multiples manières d’agir, quelles que soient nos compétences et notre disponibilité. Ces messages, ces témoignages sont l’expression d'un engagement personnel autant que collectif avec d'autres citoyens. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

Les témoignages sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils sont soumis à validation : ils ne seront publiés que s’ils respectent, sur la forme et sur le fond l’esprit de cette journée tel que défini dans la Charte internationale 17 octobre.

 

C’est très important la communication envers d’autres

Mon nom est Sambane. J’ai 50 ans. J’ai deux enfants, une fille et un garçon. J’habite à Besakoa Ankininy. Depuis 1985, je fais la confection de balai. Au début, je n’ai pas eu de clients mais j’ai fait de la vente de balai ambulant. Par la suite, les vendeurs des produits artisanaux au marché ont acheté en gros des balais et je faisais la livraison. Depuis là, j’ai découvert que ma vie s’est améliorée. Mais mon père m’a dit : « ça va te fatiguer ta confection de balai, il vaut mieux que tu fasses le commerce d’aiguilles, de fil à coudre, d’allumettes, et de mosquito car cela te rapportera beaucoup plus d’argent». J’ai suivi le conseil de mon père. Comme je n’ai pas de parcelle de terrain pour m’installer, je colporte ces produits dans les quartiers et je fais du porte à porte auprès des épiciers. Mais je n’ai pas abandonné la confection de balais, je fais seulement sur commande.

Je sentais bien la capacité de s’ouvrir à d’autres personnes et de nouer des relations avec d’autres à travers le commerce ambulant. C’est très important la communication envers d’autres, amis, clients, pauvres ou riches, et surtout une conversation pleine de respect mutuel. En outre, j’ai aussi découvert la confiance mutuelle pour l’achat ou la vente à crédit.

Merci de votre attention.

Ce témoignage est lié à l'événement: 
La journée au centre culturel BASIA
Sambane