Thème pour 2019
Agir ensemble pour donner aux enfants, à leurs familles et à la société les moyens de mettre fin à la pauvreté

Vous trouverez sur cette page :

  • Témoignages: prises de parole de personnes vivant la grande pauvreté, ...
  • Présentation: le sens de la Journée, son esprit, ...
  • Moments forts: activités, prises de paroles, gestes significatifs, ...
  • Contactez-nous: pour toute question liée au 17 octobre.
  • Boîte à outils: affiche, note explicative, textes de référence, vidéos, ...

Pour voir plus d'événements en France, c'est ici: https://www.atd-quartmonde.fr/17oct2019/

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Parlement de Wallonie - Namur - Jeudi 17 Octobre 2019 - Stop aux inégalités sociales

Programme de la journée

- De 9h à 14h : Stand place de l'Ange à Namur.

- 9h30 : Temps d’échanges au côté des personnages « transparents » et devant la peinture collective « Il Quarto Stato en 2014 ».

- 10h30 : Départ en cortège, accompagné des personnages « transparents », vers le Parlement de Wallonie.

- 11h : Mot d’introduction de M. Jean-Claude Marcourt, président du Parlement. Prise de parole et témoignages de militant(e)s du mouvement LST.

- 12h30 : Retour Place de l'Ange

Nous refuserons toujours d'accepter l'inacceptable

Depuis des années, nous ne cessons de dénoncer de nombreuses pratiques et législations qui poussent une part croissante de personnes et de familles dans une insécurité d’existence toujours plus profonde.

Nous dénonçons l’évolution d’une société qui choisit de discriminer et de criminaliser les pratiques de survie quotidiennes de celles et ceux qui subissent durement les conséquences d’une répartition toujours plus inégales des richesses.

Ces dernières années, nous avons mis en évidence, à travers une campagne de sensibilisation, comment ces pratiques et législations contribuent à rendre les plus pauvres « transparents », inexistants, hors de la vue et des répertoires, hors de la cité.

Des politiques structurelles de justice sociale, pas des aménagements qui gèrent la misère

« Stop aux inégalités sociales » est le titre du plaidoyer que nous avons transmis aux mandataires politiques à l’occasion des élections fédérales, régionales et européennes.

Ce plaidoyer a été construit, dans nos lieux de rassemblement, au départ des réalités, des espérances des plus pauvres et de ce qu’ils mettent quotidiennement en place pour résister à la misère.
A travers la diffusion de ce texte, notre objectif était de rappeler la priorité incontournable qui est de garantir à chacune et chacun une réelle sécurité d’existence.
Nous avons voulu attirer l’attention des candidat(e)s des différents partis politiques sur un ensemble d’éléments qui fragilisent l’accès à la sécurité d’existence et sur plusieurs aspects qui nous semblent essentiels pour la renforcer et la garantir. En les interpellant sur les engagements qu’ils comptaient prendre dans ce sens.
Depuis peu, les parlements et gouvernements wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont constitués, nous voulons à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, questionner une nouvelle fois les mandataires politiques sur les engagements qu’ils prendront au cours de leur mandat.

Nous leur redirons que nous voulons des politiques structurelles de justice sociale, pas des aménagements qui gèrent et augmentent la misère.
Les changements politiques passeront par des financements et des engagements clairs qui doivent se concrétiser, notamment, par un renforcement de la sécurité sociale et de services publics accessibles à toutes et tous, l’instauration d’une véritable justice fiscale et la négociation d’un nouveau pacte social fondé sur les enjeux sociaux et environnementaux d’aujourd’hui.

La non-citoyenneté et le mépris imposés aux plus pauvres

A travers ce plaidoyer, nous avons également voulu mettre en lumière que vivre dans la pauvreté, voire l’extrême pauvreté ne se résume pas au fait de bénéficier d’un très faible pouvoir d’achat. La grande pauvreté, c’est aussi et surtout subir au jour le jour une insécurité dans tous les aspects de l’existence, c’est être enfermé dans une « non-citoyenneté » qu’on traîne avec soi partout et tout le temps.
Une « citoyenneté de seconde zone » qui condamne au mépris et à la honte et qui plonge dans une insécurité d’existence encore plus profonde.

Ce 17 octobre au Parlement de Wallonie, c’est sur cette « citoyenneté particulière » imposée aux populations les plus pauvres que porterons nos interventions.
Particulière, parce que la citoyenneté des plus pauvres est instituée par des cadres légaux et des pratiques qui ne sont pas appliqués à l’ensemble de la population.

Les droits humains, les droits fondamentaux, ceux qui font qu’on est reconnu et considéré comme humain et comme citoyen, se transforment pour les plus pauvres en droits spéciaux. Des droits qu’il faudra mériter, en faisant face à de multiples tracasseries administratives ; en se mettant à nu ; en rendant des comptes sur ses capacités, ses projets de vie, ses choix ; en répondant à un tas de conditions et d’exigences supplémentaires et tout à fait impossibles à atteindre…

Nous témoignerons de la nécessité permanente de mener un parcours de combattant pour tenter d’accéder à l’habitat, aux soins de santé, à la possibilité de vivre en famille, à la possibilité d’être défendu en justice… et tant d’autres aspects semés d'embûches avant de pouvoir vivre dignement. Pour de nombreuses personnes, leur quotidien sera « simplement » de tenter de survivre.

Particulière, cette citoyenneté l'est aussi par les conséquences durables et extrêmement violentes pour celles et ceux à qui ce modèle de citoyenneté est imposé :

  • enfermement dans une relégation sociale et dans des conditions d’existence souvent inhumaines

  • criminalisation des pratiques de survie : mendicité, solidarités familiales et autres, squat, habitat permanent en zone de loisirs…

  • violation du droit à la vie privée

  • limitation du droit d’association

  • etc.

Double transparence

On nous rend transparents mais nous résistons tous les jours à la misère

Ce 17 octobre, les partenaires de notre campagne 'transparents' sont invités à nous rejoindre place de l'Ange avec le(s) personnage(s) qu'ils avaient accueilli(s).

Aborder la misère, la pauvreté telles qu’elles sont produites dans nos sociétés de plus en plus inégalitaires à travers le point de vue de la transparence, permet de mettre à jour deux faces d’une même médaille :

  1. D’une part, les pauvres sont rendus transparents, inexistants par diverses conditionnalités qui les poussent hors du droit et hors « les murs ».

  2. D’autre part, il leur est imposé de se mettre à nu, de rendre transparente la totalité de leur vie, comme une indispensable condition pour « exister » à travers diverses formes d’aides, d’assistances ou de solidarités.

Commémoration en l'honneur des victimes de la misère

En 2008, nous inaugurions la pose d’une Dalle en l’honneur des victimes de la misère au Parlement de Wallonie.

Cette année encore, devant cette dalle commémorative, nous questionnerons les parlementaires sur l'application de politiques qui enfoncent les plus pauvres dans une insécurité d'existence permanente.

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Parlement de Wallonie - Namur
Belgique