Thème pour 2018
S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés.

Cette année quelques changements ont été apportés à la page 17 octobre.

Vous y trouverez :

  • Témoignages: prises de parole de personnes vivant la grande pauvreté, ...
  • Présentation: le sens de la Journée, son esprit, ...
  • Moments forts: activités, prises de paroles, gestes significatifs, ...
  • Contactez-nous: pour toute question liée au 17 octobre.
  • Boîte à outils: affiche, note explicative, textes de référence, vidéos, ...

Pour voir plus d'événements en France, c'est ici: https://www.atd-quartmonde.fr/17oct2018/

Sélectionnez un pays pour voir ce qui s’est vécu les années précédentes

Kinkole et Isampulu - Mercredi 17 Octobre 2018 - Partage avec des orphelins et construction d'une école

Compte-rendu de l'événement

CADF-ONG "Compagnon d’Action pour le Développement Familial" a célébré la journée mondiale du refus de la misère dans deux lieux:

QUAND CADF-ONG TEMOIGNE SA SOLIDARITE AUX ENFANTS DE L’ECOLE PRIMAIRE « MAMAN NZUMBA » POUR UNE EDUCATION POUR TOUS DANS LE VILLAGE BAUMBU II

Maman Nzumba est une école de l’Etat qui existe depuis 9 ans. Des enfants et des jeunes du village et ceux des villages voisins y étudient. Elle compte actuellement 6 classes qui accueillent 120 élèves dont 27 sont orphelins d’un parent ou des deux. Les conditions d’étude ne sont pas faciles ni pour les élèves et leurs parents ni pour le directeur d’école et les enseignants. La plupart des parents paient difficilement les frais scolaires pour leurs enfants, d’autres n’ont carrément pas de possibilité pour payer. Le directeur d’école est tolérant face cette situation et ne peut exclure un (e) seul (e) élève des cours au risque de le (la) voir rater les leçons, l’année scolaire. Certains enseignants sont payés par l’Etat, d’autres ne le sont pas. Ces derniers attendent leur octroi de salaire par l’Etat, processus qui prend entre 3 à 4 ans.

Au côté de l’école Maman Nzumba existe une autre école. A leur sortie, les élèves de cette dernière sont passés devant la cours où les élèves de Maman Nzumba étaient rassemblés pour chanter. En passant, ils ont crié sur les autres dans le lingala Eté’élo ya sima ya ndako » traduit du français, « école de derrière la maison » Une maman d’un élève de l’école Nzuba a réagit : « makambo eza te » traduit du français « pas de problème ». Au lieu de répondre violemment aux provocations de ces élèves de l’école Maranatha, ceux de Maman Nzumba et leurs parents ont adopté une attitude de paix et de tolérance. Cela m’a rappelé combien la paix est gravée dans le cœur des personnes parmi les plus pauvres, elles qui savent donner place à la tolérance.

Le mot du Directeur d’école et du Chef coutumier était de satisfaction parce que pour une fois, ils venaient de découvrir à travers CADF-ONG qu’il existe une Journée mondiale du refus de la misère, une journée où toute personne peut prendre la parole pour s’exprimer et être réellement considérée comme personne.

LA PREMIERE ECOLE AU VILLAGE FAIT RENAITRE L’ESPOIR DES ENFANTS ET DE LEURS PARENTS A ISAMPULU

La célébration de la journée mondiale du refus de la misère a consisté en un rassemblement entre les membres de CADF-ONG et la population du village Isampulu pour réfléchir ensemble sur la possibilité d’installer une école dans ledit village.

Monsieur Jean, Chef du village, a tout d’abord rappelé qu’une école n’a jamais existé dans son village et que d’autres écoles se trouvent à une longue distance en ville où les enfants ne peuvent accéder parce que cela suppose non seulement l’argent de transport chaque jour mais aussi des dangers encourus en temps de crue où les eaux du fleuve Congo inondent tout le village. Ce qui fait que tous les enfants en âge scolaire pratiquent de la pêche. Le bon côté en faisant cela ce que les enfants offrent du poisson et de l’argent à leur famille à travers leur implication dans la pêche, ce que nous ont confié les mêmes enfants présents.

C’est ce souci de voir les enfants du village Isampulu avoir la chance de savoir lire, écrire et calculer qui a fait se réunir tous les membres du village autour de leur Chef et des représentants de CADF-ONG. Ainsi, le Chef du village a offert le terrain sur lequel l’école sera construite, les parents ont promis de construire l’école bénévolement et de contribuer un montant de 2000 Francs Congolais chaque mois par enfant afin de motiver l’enseignant. Les parents ont proposé de se choisir un comité de trois personnes avant le démarrage des activités de l’école pour une gestion quotidienne efficace, avec bien sûr le devoir de rendre compte aux autres parents. On pouvait lire sur les visages des parents, toute la joie à voir leurs enfants apprendre comme tous les autres enfants de la ville en vue de préparer leur avenir et de le réussir. Et comme l’année scolaire 2018 a démarré en septembre 2018 sur toute l’étendue de la RDC, l’enseignant de la seule classe de première année qui doit démarrer devra faire de son mieux pour que les cours prennent fin en juillet 2019, période à laquelle débuteront les grandes vacances de fin d’année scolaire selon le programme national du ministère en charge de l’éducation.

Madame Lydie, Coordonnatrice de CADF-ONG a quant à elle rappelé à tous les participants que son organisation s’inspire de la vision du Père Joseph W., celle de se mettre ensemble pour combattre la misère. Elle a insisté que ce combat se concrétise à travers les valeurs de CADF-ONG notamment l’amour, le partage, la solidarité et la dignité de la personne humaine.

Cette deuxième journée s’est clôturée par le mesurage du terrain sur lequel l’école sera implantée ; ce qui a marqué un passage de la parole à l’acte de la part du Chef de village. Les adultes se sont engagés à construire la première salle de classe le plus rapidement possible et les enfants de leur côté étaient très contents de pouvoir visiter le site de leur nouvelle école. Compte rendu rédigé par Justin Byamungu, membre du Comité international 17 octobre qui s'est joint aux célébrations organisées par CADF-ONG Pour lire l'entier du compte rendu, voir ci-dessous.

Description de l'événement

CADF-ONG (Compagnons d'Action pour le Développement Familial) a l'habitude de célébrer la Journée mondiale du refus de la misère chaque 17 Octobre, elle a souhaité que cette année elle la commémore de manière ci-après:

1) Avec les Orphelins de l'Ecole primaire de Kinkole. 

Les Enfants participeront avec de petits discours adressés aux adultes, des chansons, sketchs et autres démonstrations. Le Directeur de l'Ecole et ses Enseignants s'occuperont de la mobilisation et de l'encadrement des enfants pendant la manifestation. Nous allons aussi partager des fournitures scolaires pour chaque élève. 

Cela est une façon pour nous de nous associer aux enfants marginalisés de la société, pour mobiliser enfants, proche-parents et membres des communautés locales, afin qu'ils participent collectivement à l'éducation de tous.

Que les orphelins découvrent qu'ils ne sont pas seuls, abandonnés à leur triste sort, mais que tout le monde est disposé à les accompagner pour les aider à construire leur avenir à partir de l'éducation qui garantit les droits au savoir et à la dignité en tant que droits universels de l'homme. 

2) Participer à la construction d'une école d'urgence des enfants des pêcheurs à Isampulu au Fleuve Congo.

Cette activité fait intervenir les pêcheurs, parents d'élèves, pour la collecte des sticks et des planches à base d'épaves d'anciennes coques ou baleinières abandonnées. 

Les enfants plus âgés participeront au transport des matériels et à l'entretien de l'endroit prévu pour accueillir l'école. Les autres membres de la communauté apporteront leur savoir-faire pour la construction du bâtiment en hauteur, sur pilotis, afin que les enfants puissent étudier en période de crue du Fleuve. Les membres de CADF contribuent dans l'apport des bâches, clous et autres matériels de construction.

Ainsi, même si les eaux du Fleuve gonflent en saison pluvieuse, les enfants n'auront plus à recourir aux pirogues comme pupitres et pourront étudier plus en sécurité sans crainte de tomber ou de perdre leurs objets classiques dans l'eau. Leurs droits à la protection et à l'éducation seront de ce fait garantis. 

http://www.cadf-ongd.populus.ch

Kinkole et Isampulu
Congo (Kinshasa)

Lausanne - Mercredi 17 Octobre 2018 - Familles au coeur de la pauvreté : mobilisons-nous pour la dignité !

Compte-rendu de l'événement

Le 17 octobre à Lausanne, en Suisse l’ Association des Familles du Quart Monde de l’ouest lausannois et également Caritas étaient présents sur la Place de la Palud.

"Oui, ici, dans la région lausannoise, la pauvreté existe. Lorsqu’elle touche nos familles, elle se répercute sur nos enfants, leur développement, leur avenir. Les recherches scientifiques l’ont démontré: Les privations dont souffrent l’ensemble des membres d’une famille pauvre pèsent sur les enfants. En effet, vivre dans une famille au très faible revenu constitue l’une des composantes de la reproduction des inégalités : le manque de moyens et des conditions de vie difficiles constituent des obstacles, notamment, dans la réussite scolaire et l’insertion professionnelle."

Des questions trottent dans la tête des parents :

- Suis-je à la hauteur comme parent ?
- Pourquoi est-ce que les autres parents et les enseignants me regardent bizarrement dans la cour de l’école ?
- Comment donner aux enfants ce que je n’ai pas reçu ?
- Comment assurer à mes enfants un avenir meilleur que le mien ?

Durant cette journée, différentes personnes qui connaissent la pauvreté ont pris la parole, ont dit les efforts et les obstacles qu'elles vivent pour vivre en famille. Elles ont partagé leurs idées, leurs expériences pour que les choses s'améliorent, pour elles et pour d'autres, pour que la société change.

Vous pouvez en découvrir plus dans le livret attaché ci-dessous.

La couverture télé, c'est ici.

Pour voir de très beaux photos-portraits, c'est ici.

Description de l'événement

De 09h30 à 12h15 : Stand information et photo « Venez témoigner de votre solidarité »

Possibilité de se faire photographier librement pour marquer sa solidarité envers les plus exclus. Cette photo vous sera envoyée par mail ou publiée sur Facebook avec votre autorisation.

Vers 12h15 : prise de parole de personnes vivant ou ayant vécu des situations d’exclusion et de pauvreté autour du thème « être parent » et un-e invité-e.

13h00: Fin de la manifestation.

Par l'Association des Familles du Quart Monde de l'Ouest Lausannois

Evénement sur facebook: https://www.facebook.com/events/319757512166754/
Page facebook https://www.facebook.com/associationquartmonde/
site web: http://afqm.ch/

Place de la Palud
Lausanne
Suisse

Jean Rabèl et Port-au-Prince - Mercredi 17 Octobre 2018 - Une commémoration en trois lieux

Compte-rendu de l'événement

La semaine du 17 octobre 2018 a été marquée par une actualité tendue en Haïti : mouvements sociaux et manifestations. Malgré cette actualité engendrant incertitude et insécurité, divers événements ont pu être réalisés pour célébrer la Journée mondiale du refus de la misère.

En prélude à la journée, le 16 octobre, une conférence de presse a eu lieu dans les locaux de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC). Quatre personnes sont intervenues, respectivement au nom de l’OPC, de la commission épiscopale Justice et Paix, de LAKOU-LAKAY Don Bosco – projet destiné à des enfants et des jeunes vivant à la rue – et ATD Quart Monde. Chaque intervenant a apporté des éléments explicitant l’origine et le sens de la journée, mais aussi son importance aujourd’hui en Haïti.

  • « On ne peut pas parler d’extrême pauvreté sans se référer aux droits humains fondamentaux » a rappelé le représentant de l’OPC. « Dans un contexte où la grande pauvreté et les inégalités s’accroissent, chacun doit prendre ses responsabilités, à commencer par les pouvoirs publics » a souligné le représentant de Justice et Paix.

Dix-huit médias étaient présents et ont relayé le message.

Pour la première fois, la journée a été célébrée à ‘Jean Rabèl’ dans le département du Nord-Ouest où deux volontaires permanents haïtiens sont présents depuis janvier 2018. Une commune rurale, extrêmement étendue, dont les routes en terre sont très difficilement praticables, où la vie quotidienne est très précaire : problèmes d’assainissement et d’adduction d’eau, difficultés pour exploiter les ressources agricoles, faim et mauvaise santé,… C’est dans un endroit isolé et très pauvre qui n’accueille pas souvent de personnes extérieures au lieu, que le rassemblement s’est déroulé le 17 octobre même. La préparation et la réalisation de la journée ont demandé une grande mobilisation. 258 personnes étaient présentes. Le fait que des autorités de la commune et des personnes d’autres localités se soient déplacées à cet endroit a donné davantage du sens à la journée. Les adultes avaient préparé deux témoignages collectifs. Cinq jeunes accompagnés d’une grand-mère avaient préparé une représentation théâtrale, des enfants et des adultes des chants.

Le 19 octobre, un rassemblement a eu lieu à Port-au-Prince, dans les locaux de LAKAY Don Bosco. Parmi les activités au cours de la matinée, la lecture d’un témoignage collectif composé par des parents impliqués dans les actions communautaires d’ATD Quart Monde a été proposée. Ce témoignage parlait des difficultés pour les familles très pauvres de rester unies. Il a souligné tous les efforts que les parents font pour que leurs enfants puissent grandir au sein de leur famille, sans nier que ces efforts parfois n’aboutissent pas. Ce témoignage a eu beaucoup d’échos parmi les familles présentes. Plusieurs ont dit : « c’est vraiment cela que nous vivons ». Ce témoignage sera publié dans « Bon Nouvèl », journal haïtien intégralement en créole.
Des enfants et des jeunes rassemblés par Don Bosco à LAKOU et LAKAY ont présenté un spectacle de cirque qui a apporté beaucoup de joie.
Plus de 300 personnes ont participé à cette journée.

http://www.atd-quartmonde.org/la-journee-mondiale-du-refus-de-la-misere-...

Ci-dessous aussi le reportage sur les événements en créole haïtien.

Description de l'événement

Le 16 octobre: conférence de presse dans les locaux de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC). 

Le 17 octobre: célébration à Jean Rabèl, dans le département du Nord-Ouest dans une commune rurale.

Le 19 octobre à Port-au-Prince: rassemblement dans les locaux de LAKAY Don Bosco.

Jean Rabèl et Port-au-Prince
Haïti

Port au Prince - Mercredi 17 Octobre 2018 - Séminaires, conférences, sensibilisation

Compte-rendu de l'événement

Nous avons pu vivre les événements souhaités. Nous pensons aussi qu'il serait bon d'implementer en Haiti un programme de renforcement des capacités des communauté les plus vulnérables et les plus méprisées.

Description de l'événement

Je souhaite entrprendre diverses activités à l'occasion de la journée Mondale du refuse de la misère:
  • Séminaires
  • Conférences débats
  • Sensibisation sur la valorisation
 
Port au Prince
Haïti

Kabare - Mercredi 17 Octobre 2018 - Séance d'échanges et réflexions

Compte-rendu de l'événement

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la Journée Mondiale du refus de la misère, célébrée chaque année, ORUD a organisé des séances d’échange et de réflexion avec les jeunes et les femmes militant pour le bien-être des personnes exclus et enfants abandonnés et vulnérables dans le territoire de Kabare, Province du Sud-Kivu en RDC.

Les séances ont été organisées d’une manière participative pour étudier les mesures pour lutter contre la pauvreté, tout en incluant les personnes exclues et d’autres groupes marginalisés se trouvant dans la zone.

CONTACT AVEC LE CHEF D’ETABLISSEMENT

Avant le début de cette activité, nous avons contacté le chef d’établissement pour essayer de lui faire un briefing sur le bien-fondé de l’organisation de cette journée en faveur des élèves. Notre entretien a duré 43 minutes. Après notre échange, le préfet a félicité le Coordinateur et a vraiment encouragé l’initiative prise, car selon lui, c’est la première fois qu’il rencontre une organisation qui se soucie des élèves dans son établissement et qui renforce leurs capacités, surtout en célébrant cette journée avec eux. Il a terminé en demandant au Coordinateur une bonne continuité des activités de ce genre pour édifier les élèves sur certains aspects liés à leur éducation, les impliquer davantage dans d’autres activités et leur venir en aide souvent en apportant un appui matériel nécessaire pour améliorer la qualité de l’enseignement.

Célébration de la journée mondiale du refus de la misère à l’Institut Maendeleo

Dans son programme, ORUD considère l’éducation comme étant l’une des piliers de développement très important. C’est pourquoi, il était opportun de célébrer cette journée avec les élèves de cet établissement scolaire pour susciter en eux un esprit de responsabilité en tant que génération ayant une lourde charge à réaliser dans l’avenir, en se focalisant sur les enfants exclus des établissements scolaires fautes de moyens et matériels nécessaires.

Accueil des participants/Elèves

Nous avons accueilli dans l’une des salles de classe un nombre important des élèves de cette école. Nous avons atteint un effectif de 52 élèves avec une représentativité de 22 filles.

Mot d’ouverture

Pour commencer cette journée, le mot d’ouverture a été prononcé par le Coordinateur ORUD qui s’est présenté, ensuite qui a fait un briefing sur l’organisation ORUD. Dans ses mots, il a parlé de la création, des objectifs principaux et les domaines d’actions, dont l’éducation des enfants. Il a ensuite demandé aux élèves de s’impliquer davantage car ils sont l’espoir de demain pour la nation congolaise. Aider les enfants à pousser loin leurs idées et réflexions qui les aideront à l’amélioration de leurs conditions de vie, surtout de ceux-là qui sont dans une pauvreté aigue (ce sont là, les plus exclus dont leurs droits sont bafoués). Pensons aux enfants issus des familles plus pauvres et/ou exclus de la société, a-t-il dit.

Pour terminer, le Coordinateur a parlé sur l’importance de participer à la célébration de la journée mondiale du refus de la misère, qui s’organise le 17 octobre de chaque année dans le monde.

Exposé sur l’éducation des enfants dans la communauté

Avant de commencer son exposé, le facilitateur a donné aux élèves les points essentiels de son agenda. Nous pouvons citer :

  • Aperçu sur l’enfant et la journée du 17 octobre 2018,

  • Responsabilités des parents envers leurs enfants,

  • Responsabilités des corps enseignants envers les enfants,

  • Droits et devoirs des enfants,

  • Conséquences relatives à la violation des droits de l’enfant,

  • Défis à relever,

  • Recommandations.

Il a entré dans le sujet en se penchant sur la situation des enfants en République Démocratique du Congo, plus particulièrement dans le territoire de Kabare. Également, il a parlé du rôle à jouer par les élèves sur l’éducation des enfants et collègues quel que soit son statut social et sur le processus de la scolarisation des enfants démunis. Il les a exhorté de s’aimer les uns et les autres. Mais, les tâches les plus importantes reviennent aux parents et corps enseignants qui ont donc un grand rôle par rapport à celui des élèves, car ce sont eux les premiers responsables.

Parmi les conséquences, il a épinglé :

  • Présence des enfants de la rue ;

  • Mariages précoces ;

  • Utilisation des enfants comme domestiques dans certains ménages ;

  • Exploitation sexuelle des mineurs ;

  • Absence d’une alimentation de base.

  • Etc.

Défis à relever :

  • Abandon de l’école par les enfants ;

  • Hébergement des enfants dans les familles d’accueil sans suivi ;

  • Irresponsabilité de certains parents et du gouvernement.

Recommandations des élèves aux parents et partenaires du système éducation:

  • Nous demandons aux parents à bien éduquer les enfants dès le bas âge pour éviter une éducation ratée ;

  • Aux organisations de sensibiliser davantage les parents et les membres des familles d’accueil sur les droits et le respect de la dignité humaine ;

  • D’apporter un appui à la scolarisation des enfants issus des familles plus pauvres afin d’éviter toute forme d’exploitation des enfants.

Célébration de la journée mondiale du refus de la misère avec les jeunes et femmes rurales.

Ceci était l’œuvre du Coordinateur et du chargé de programmes ORUD. Cette activité a réuni une vingtaine des jeunes et femmes qui œuvrent dans le domaine de l’entrepreneuriat (agriculture, élevage, menuiserie et coupe-couture) dans le groupement de Miti. Mais la principale activité était centrée sur la célébration de la journée du 17 octobre 2018.

Accueil et présentation des invités

Parmi les invités venus de Bukavu, nous signalons la présence de l’équipe du Réseau International des Jeunes Leaders Francophones de la République Démocratique du Congo (RIJLF-RDC). Au niveau du territoire de Kabare, la séance a connu la participation de 7 jeunes issus de la formation en menuiserie, 30 jeunes femmes de la coupe-couture, 26 de l’alphabétisation et 50 femmes des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC).

Exposé par rapport à la journée du 17 octobre 2018

Trois points essentiels ont été pris en compte pour faciliter un échange et une réflexion entre les participants dans la salle, il était que de donner un briefing sur la Journée Mondiale du refus de la misère et de faire une visite conjointe sur le terrain ORUD-RIJILF, dans le cadre d’inspection des activités sur le terrain.

Par rapport au premier point, le facilitateur s’est beaucoup penché sur le thème : « S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité humaine seront universellement respectés ». Il a insisté sur l’implication, la participation des personnes exclues et autres groupes marginalisés dans le processus de prise de décision. Pour y arriver, nous devons être unis et solidaires pour éradiquer la misère et la pauvreté dans nos villages et partout dans le territoire de Kabare. Nous avons profité également de l’occasion pour véhiculer les messages auprès des participants à travers les feuillets.

En ce qui concerne les visites, nous avons inspecté les activités de nos membres bénéficiaires qui pratiques les activités de l’élevage, l’agriculture et éducatives pour le rattrapage des enfants exclus de l’école. Plusieurs défis sont encore à relever pour booster les personnes vulnérables dans les activités de revenu. Commencé à 8h°°, cette journée s’est clôturée à 17h°° heure locale.

Conclusion

Nous voici à la fin de notre rapport, malgré les multiples difficultés connues pour la réalisation des activités. Les séances de réflexion avaient pour thème principale «S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité humaine seront universellement respectés », avec comme sous thème : « Echanges de réflexion avec les jeunes et femmes militant en faveur des personnes exclues, enfants abandonnés et vulnérables » dans le territoire de Kabare. Nous remercions toute l’équipe ORUD et ses partenaires, à l’occurrence le Réseau International des Jeunes Leaders Francophones (RIJLF) dont nous sommes membre.

Description de l'événement

A l'Organisations Rurales Unies pour le Développement (ORUD) nous comptons organiser une séance d'échanges et de réflexions avec les jeunes et femmes qui militent pour le bien-être des personnes exclues et enfants abandonnés et vulnérables dans le territoire de Kabare, Province du Sud-Kivu.

Il y aura trois activités:
-Avec les élèves de Miti
-Avec les jeunes et femmes d'Ishungu
-Avec les jeunes et femmes de Miti (eux-mêmes nous ont sollicités pour célébrer ensemble cette journée)

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ORUD est une organisation de droit congolais qui travaille pour la protection et le développement socio-économique de la population/personnes désœuvrées et vulnérables, surtout celles vivant dans les milieux ruraux en RDC, particulièrement dans la Province du Sud-Kivu.

Elle travaille à travers différents domaines d’actions en faveur des jeunes et femmes, notamment : Education, santé, environnement, sécurité agro-alimentaire, droits humains, renforcement des capacités et entrepreneuriat.

http://www.adeconsult.net/orud/fr/

Kabare
Congo (Kinshasa)