Thème pour 2018
S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés.

Cette année quelques changements ont été apportés à la page 17 octobre.

Vous y trouverez :

  • Témoignages: prises de parole de personnes vivant la grande pauvreté, ...
  • Présentation: le sens de la Journée, son esprit, ...
  • Moments forts: activités, prises de paroles, gestes significatifs, ...
  • Contactez-nous: pour toute question liée au 17 octobre.
  • Boîte à outils: affiche, note explicative, textes de référence, vidéos, ...

Pour voir plus d'événements en France, c'est ici: https://www.atd-quartmonde.fr/17oct2018/

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Klouékanmé - Mercredi 17 Octobre 2018 - NON POUR LA MISÈRE. JE VEUX ÉVOLUER

Compte-rendu de l'événement

Les enfants de l'orphelinat arbre de vie des enfants au Bénin ne sont pas hors de la journée internationale du refus de la misère. La journée du 17 octobre 2018 s'est bien passée, avec belle ambiance avec les enfants. Sur l'ardoise de chaque enfant ils ont écrit NON POUR (LA MISÈRE JE VEUX ÉVOLUER)
C'était le thème de cette année.

Description de l'événement

Les enfants de l'orphelinat "Arbre de Vie des Enfants" vont commémorer la Journée sous le titre de: Non pour la misère. Je veux évoluer."

Klouékanmé
Bénin

Katanda - Luputa - Lomami - Mercredi 17 Octobre 2018 - Célébration à l'église

Compte-rendu de l'événement

Concernant la Journée Internationale du 17 octobre 2018 à Katanda/ K.Or. et Luputa/Lomami, un culte a été appuyé par la Synergie CDT observé de 10h37 à 13h45 en présence des Autorités locales et 100 représentations sociale respective de la place ( 179/587 enfants malnutris, non scolarisés, identifiés de + - 80 menages les plus pauvres, et à la fint un repas circonstantiel offert).

Cordialement, Mr Jean Mulowayi et Mme Astrid Masengu

Description de l'événement

Nous célébrerons un culte en invitant des autorités locales et des enfants.
Katanda - Luputa - Lomami
Congo (Kinshasa)

Manéga et Méguet - Mercredi 17 Octobre 2018 - Rassemblement et dialogue

Compte-rendu de l'événement

A Manéga:

Une centaine de personnes réunies à Manéga le 17 octobre : membres du Comité de la Dalle, la troupe de danse de Manéga, des membres d’ATD Quart Monde, la presse… M. Filippe Savadogo, membre du Comité International du 17 Octobre, président de la Plateforme « Dialogue sans frontière » a pris la parole pour rendre hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence.

A Méguet:

Plus de 300 personnes se sont rassemblées à Méguet dans la province du Ganzourgou pour vivre ce 2ème temps de la commémoration de la journée mondiale du refus de la misère. Venant de Méguet et des villages alentours, de Zorgho, de Ouagadougou et ses quartiers périphériques, de Manéga… engagés dans la société dans différentes sphères : responsables d’associations, hauts fonctionnaires dans les ministères, représentants des différentes religions, chefs traditionnels, élus, Haut commissaire, artistes, enseignants, journalistes... membres d’ATD Quart Monde et de la Plateforme « Dialogue sans frontière » co-organisateurs de la journée..

Ensemble pour un monde respectant les droits et la dignité de chaque être humain.

Extraits de Témoignages de vie et réflexions
de personnes ayant l'expérience de la pauvreté

La Dignité humaine

Actuellement, la dignité humaine est difficilement respectée surtout si on est très pauvre. Nous vivons dans une société où si tu n’as pas une belle voiture, une belle moto, un bon travail, tu ne comptes pour personne. Avant, visiter quelqu’un, bien s’occuper de ses enfants, entretenir sa cour c’était digne ! Ce n’est plus le cas. Les valeurs de dignité de l’époque ne sont plus aussi importantes qu’aujourd’hui. Exposer ses problèmes à quelqu’un est considéré comme faire le mendiant alors que ce n’est pas le cas.

Nous les militants d’ATD Quart Monde, nous apprenons à respecter la dignité humaine et nous savons qu’il y a des gens qui respectent la dignité des personnes pauvres. C’est comme quand on fait nos rencontres à la cour à Ouagadougou et qu’on voit la présence des invités qui viennent nous écouter ou quand on organise la journée mondiale du refus de la misère et qu’on voit beaucoup d’autres personnes qui viennent nous écouter, ça vraiment pour nous c’est un signe de respect de la dignité des plus pauvres.

i: Cabaret : un lieu public où l'on ne sert que de la bière de mil (dolo) fabriqué et vendu par une femme, la dolotière

Mon témoignage porte sur le travail des enfants.

En ce qui concerne le travail des enfants, je voulais tout simplement dire que quand les parents demandent à leurs enfants de travailler pendant les vacances c’est pour les aider à payer les fournitures scolaires. Sans ce travail, beaucoup de parents ne sont pas en mesure de payer la totalité des fournitures scolaires à leurs enfants.

Ici chez nous au Faso la vie est compliquée. La vie d’un enfant issue d’une famille aisée et celle d’un enfant issue d’une famille pauvre sont différentes. Les enfants des riches vivant dans les quartiers lotis sont tranquilles à la maison alors que ceux des pauvres habitant les quartiers non lotis travaillent régulièrement pour 200 ou 300 francs par jour pour soutenir leur scolarité. Les enfants villageois aussi aident leurs parents aux travaux champêtres et à l’élevage. Le travail des enfants qui vivent en ville devient de plus en plus indispensable pour soutenir leurs familles. L’enfant participe à l’économie familiale à cause de l’extrême pauvreté.

M’appuyant sur mon exemple personnel, actuellement je vis avec mon fils de 10 ans. Si je suis malade et que je n’arrive pas à gagner un peu d’argent, je le confie à un mécanicien pour qu’il travaille et qu’il gagne un peu de sou pour avoir à manger et payer ses cahiers. Je me trouve dans l’obligation de faire ça parce qu’étant moi-même victime de la grande pauvreté, je ne vois pas d’autres solutions pour mon fils.

Le Père Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement international ATD Quart Monde [et de la Journée mondiale du refus de la misère] avait dit « un enfant pauvre n’a pas d’enfance ». Issu lui-même d’une famille très pauvre, il était dans l’obligation de commencer à travailler dès l’âge de 5 ans afin de soutenir sa maman dans sa lutte quotidienne contre la misère.

Lorsque la misère sépare parents et enfants

Je viens de Solenzo. C’est grâce à mon fils que j’ai connu ATD Quart Monde. Il était dans la rue, ATD quart Monde l’a ramené en famille. Il est aujourd’hui père de famille. Moi j’ai été éduqué par le bâton et malmené par la faim. J’ai éduqué mes enfants de la même manière. C’est d’ailleurs la raison qui a poussé mon fils à aller dans la rue. Après la fugue de mon fils, j’ai pris conscience et me suis servi de mon intelligence et de mon cœur pour me rendre compte que cette manière de faire n’était pas bonne et aider mon fils à reprendre sa place en famille.

Quand mon fils est parti, j’ai beaucoup souffert intérieurement parce qu’on m’a accusé de l’avoir vendu. Ces rumeurs ont conduit son grand-père maternel chez moi et Dieu merci, il a été témoin de son retour.

Dans notre contrée, l’éducation des enfants n’est pas facile. Les enfants qui vont dans les mines sont pour la plupart des fils de parents démunis qui ne peuvent pas assurer la scolarité au secondaire. Une fois qu’un enfant monte sur la colline, dans les mines, il n’a plus le désir de retourner à l’école.

Pour nous soutenir mutuellement et soutenir nos enfants, nous avons créé un groupe dans notre village pour aider à pacifier nos foyers, à réfléchir autour de l’éducation de nos enfants et à éviter qu’aucun de nos enfants n’aille dans la rue.

Je vous remercie.

Description de l'événement

ATD Quart Monde et ses partenaires au Burkina Faso organise deux moments de commémoration:

Le 17 octobre, à 10h, rassemblement citoyen au village de Manéga et marche vers la Dalle Africaine Sacrée du Quart Monde.

Le 20 octobre, de 9h à 17h, salle de conférence de la mairie de Méguet, témoignages, causeries et expressions artistiques.

Voir les invitations ci-desous.

En finir avec l’isolement et les préjugés 
changer le regard sur les questions de pauvreté, établir un dialogue entre personnes de milieux différents, reconnaître que les personnes vivant la pauvreté doivent être considérées comme des citoyens à part entière.

JOURNÉE MONDIALE DU REFUS DE LA MISÈRE, un rendez-vous citoyen

En finir avec l’isolement et les préjugés 
changer le regard sur les questions de pauvreté, établir un dialogue entre personnes de milieux différents, reconnaître que les personnes vivant la pauvreté doivent être considérées comme des citoyens à part entière.

Donner des forces pour agir contre l’exclusion sociale
reprendre confiance dans ses propres capacités en témoignant de ses efforts et actions concrètes.

Créer des liens à travers le monde
et renforcer notre conviction que nous partageons tous une humanité commune.

Interpeller la société civile et les pouvoirs publics
sur leurs responsabilités dans la lutte contre la misère et sur la nécessité de créer un véritable partenariat avec les plus pauvres.

Dynamiser nos actions tous les jours

Manéga et Méguet
Burkina Faso

Ougrée - Mercredi 17 Octobre 2018 - AU CŒUR DE CES MURS UN PEUPLE ET UN QUARTIER DEBOUT

Compte-rendu de l'événement

De 14 h à 16 h: Parcours relais artistique de l’espoir – rêves de transformation du site Arcelor Mittal.

Trois artistes engagés adultes ont accompagné une vingtaine de jeunes et d’enfants du quartier dans l’expression de leurs rêves pour leur quartier. Les habitants du quartier d’Ougrée, y compris les personnes les plus pauvres, ont leur mot à dire quant à la transformation idéale des hauts fourneaux. Cet atelier d’expression citoyenne a eu lieu à la rue de Renory autour des murs des usines d’Arcelor Mittal.

En introduction de cet atelier peinture, deux choses: la lecture de l’album Graffiti – un jeune des cités s’est mis à peindre avec respect l’histoire de toutes les voix qu’il avait entendues en collant son oreille contre les murs – et une petite animation sur les hauts fourneaux et l’idéal de transformation par une architecte doctorante à l’université de Liège. Ces animations ont permis à tous les participants d’être dans le bain de ce qui va se passer autour de ces murs.

Sur les murs avaient été pré-peints le matin un grand rideau de scène ouvrant sur des portes et fenêtres dans lesquels les enfants allaient pouvoir s’exprimer artistiquement. Chaque enfant au départ était invité à choisir sa porte ou sa fenêtre pour peindre. Mais ce qui fut très touchant, c’est qu’au final toutes les fresques furent des réalisations collectives. A chaque fois qu’un enfant ou un jeune sollicitait une aide, un autre accourait soit pour concevoir avec l’autre soit pour finaliser.

- Au même moment un coin de bibliothèque de rue était assuré à la plaine de jeux Biez du Moulin.

16 H 30 – 18 H Goûter, témoignages et animations culturelles à la plaine de jeux Biez du Moulin

Le goûter
Celui-ci a été préparé par deux mamans dont les enfants participent à la bibliothèque de rue d’Ougrée. Nous leur disons merci d’y avoir mis tout leur cœur à faire ces préparations.

- Les témoignages ou rêves des habitants en mots

A la plaine de jeux, il y a eu trois témoignages forts de membres d’ATD Quart Monde.

Une militante de vieille date a parlé de l’importance de son combat à ATD depuis des années pour aider « à redonner confiance » aux personnes qui sont jugées, exclues et rejetées par la société et qui n’osent pas ou plus parler.

Une jeune animatrice de la bibliothèque de rue d’Ougrée a expliqué sa « fierté » d’être animatrice pour encadrer les enfants et les plus jeunes de son quartier et les intéresser aux livres et à la culture en général. « Je suis une sorte de grande sœur pour tous les enfants de la bibliothèque de rue et d’autres du quartier».

Un jeune papa, dont les enfants participent également à la bibliothèque de rue, a fait part de son projet « de mettre sur pied un comité de quartier » qui aurait pour but de fédérer les initiatives des citoyens et de « réaliser des activités pour les jeunes » afin d’éviter qu’ils se tournent vers la délinquance.

- Animations culturelles

Deux chansons «  On écrit sur les murs » et « L’oiseau et l’enfant » qui ont un sens avec l’ensemble des animations ont été chantées par les participants. Ils étaient accompagnés à la guitare par Jacques Radoux, un des animateurs de la bibliothèque de rue d’Ougrée.

Un enfant de la bibliothèque de rue avait écrit, il y a longtemps, un texte « Maman où es tu ? ». A sa demande, les paroles ont été dites par les participants.

En clôture, de ces animations, le groupe de danse « Nothing but the swing » a tenté une animation où les danseurs invitaient les gens du public à venir apprendre une chorégraphie pour danser tous ensemble. Deux danseurs du groupe ont donné un petit show à la fin.

Un grand merci […] pour vos fortes paroles et pour votre engagement avec les autres et pour les autres.

Article écrit par Lorve-Line

http://www.jeunessequartmonde.be/17-octobre-a-ougree-parcours-relais-de-lespoir-autour-des-murs-des-usines-arcelor-mittal-dougree/

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Description de l'événement

2018 marque les 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La grande pauvreté est une violation constante des droits humains. Ceux-ci ne peuvent être effectifs sans la mobilisation de tous. En ce début d’après midi du 17 octobre à Ougrée, loin de se morfondre, est proposé un moment de rassemblement à caractère socio-culturel, artistique et solidaire, avec pour but de faire surgir l’expression des habitants d’Ougrée autour de leurs résistances, leurs combats et leurs rêves pour leur quartier.

Ougrée
Belgique

Taipei - Mercredi 17 Octobre 2018 - A l'école des pauvres pour agir

Compte-rendu de l'événement

Chers amis,

Les activités du 17 octobre ont commencé à Taipei le 4 octobre à 4 heures du matin par une activité nommée, « Ceux qui ont construit cette cité ». Il y a eu une exposition qui a durée du 4 octobre au 28 dans deux lieux différents de cette ville. C’est le collectif « A l’école des Pauvres pour Agir » qui a organisé toutes ces activités.

Conférence de presse

Le 5 octobre, c’était la conférence de presse. Notre ami Joseph Sun a pris la parole en disant, «En 1985 à Paris, j’ai rencontré le Mouvement ATD Quart-Monde qui s’engage pour les familles très pauvres à travers le monde. Depuis, cet appel des pauvres ne me quitte plus. En 2014, je suis devenu le vice-président de Yuan de Contrôle, cet appel est revenu et d’une manière très forte. En 2016, je suis retourné visiter les volontaires permanents que j’ai rencontré il y a 30 ans. J’ai visité Paris guidé par un historien qui nous expliquait l’histoire des pauvres de la ville. Je me suis dit qu’il nous faut aussi connaître l’histoire des pauvres de Taipei. Ainsi, depuis 2017, nous avons initié une série d’activités nommée « Taipei des Pauvres » pour que l’histoire de cette ville soit complète, nous devons regarder toutes les façades de cette ville. Le message que nous voulons transmettre est ceci : la pauvreté n’est pas l’affaire des autres, c’est notre affaire.»

CHEN Zi-Yi (陳姿宜), une jeune étudiante en maîtrise en travail social ayant vécu la pauvreté a eu le courage de prendre la parole devant le public, «Quel impact la pauvreté a-t-elle eu sur moi ? Auparavant, je ne connaissais pas le chemin de la promotion social par les études. J’ai fait une composition lorsque j’avais 15 ans, « Une fois que j’aurai quitté le collège je vais travailler pour subvenir aux besoins de ma famille. » Mon professeur m’a donné ce commentaire « Ce petit diplôme n’est pas fait pour cela. ». A cette époque, ma mère était fière que je puisse faire le recyclage pour payer mes propres frais d’études. Mais mon professeur trouvait que ce n’était pas normal. Ainsi, nous avons reçu l’aide sociale. C’est avec l’identité de famille pauvre que j’ai pu continuer à payer mes études universitaires. Mais un jour, ma mère m’a dit que cette aide avait été coupée soudainement sans explication. J’étais paniquée. La pression était grande. Je suis allée me renseigner auprès de l’administration de l’école. On m’a répondu, « Tu n’es pas aussi pitoyable que l’on croyait. » J’ai été obligée de travailler très fort pour continuer mes études, de refuser, par exemple, toutes les sorties avec mes amis... Pourquoi je désirais faire des études de travail social ? C’est sûr que j’aimerais aider les gens, mais au fond, j’aimerais aussi comprendre le processus de toutes ces décisions concernant l’aide sociale. Pourquoi on est considéré comme famille pauvre un jour et par la suite on est refusé soudainement ? Pourquoi on considère les pauvres comme ceux qui ne font pas d’efforts ? ...»

L’exposition « Taipei des pauvres »

Les jeunes de ce collectif ont été créatifs pour attirer l’attention du public afin de susciter des débats, comme par exemple, la soirée de solidarité, des documentaires, des jeux virtuels, des dessins pour expliquer l’exclusion sociale...

Voir le compte rendu et photos ci-dessous.

Description de l'événement

A Taipei, la Journée mondiale du refus de la misère se déroulera en plusieurs temps:

-Le 4 octobre: activité nommée, « Ceux qui ont construit cette cité ».
-Du 04-28 octobre: exposition dans deux lieux différents de cette ville.

Taipei