Thème pour 2018
S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés.

Cette année quelques changements ont été apportés à la page 17 octobre.

Vous y trouverez :

  • Témoignages: prises de parole de personnes vivant la grande pauvreté, ...
  • Présentation: le sens de la Journée, son esprit, ...
  • Moments forts: activités, prises de paroles, gestes significatifs, ...
  • Contactez-nous: pour toute question liée au 17 octobre.
  • Boîte à outils: affiche, note explicative, textes de référence, vidéos, ...

Pour voir plus d'événements en France, c'est ici: https://www.atd-quartmonde.fr/17oct2018/

Sélectionnez un pays pour voir ce qui s’est vécu les années précédentes

Moka - Samedi 13 Octobre 2018 - Se former à penser et travailler ensemble

Compte-rendu de l'événement

Inclure les plus démunis dans la réflexion sur l'éradication de la pauvreté

Le combat contre la pauvreté a longtemps été au centre de débats passionnés à Maurice et ailleurs. Intellectuels, politiciens, étudiants, travailleurs sociaux et experts de toutes sortes ont tous donné leur avis sur la question depuis des dizaines d’années. Certaines personnes ont cependant toujours été maintenues hors de ce débat, pourtant d’une importance capitale pour la construction de la société de demain. Il s’agit, paradoxalement, de ceux-là même qui souffrent de ce mal aveugle et rampant qu’est la pauvreté. 

Afin de donner une voix aux sans-voix, et de permettre à ceux qui le souhaitent de rencontrer, d'échanger et de montrer leur solidarité avec les plus démunis, le Comité 17 octobre a tenu une journée de réflexion, ce samedi, à l'Université de Maurice, sur le thème “Respecter les droits et la pensée de chaque être humain: apprendre à penser ensemble”, en marge de la Journée Mondiale du Refus de la Misère. 

Durant la matinée, des groupes de travail ont été institués pour réfléchir sur différents mots-clés ayant trait à l'éradication de la pauvreté. Ces groupes étaient composés d'étudiants de l’UoM, de professeurs de l’Université, de travailleurs sociaux, de représentants de ministères ou de familles vivant sous le seuil de pauvreté. 

“Au départ, chaque groupe a réfléchi séparément sur les différents thèmes, explique Jean Toussaint d’ATD Quart Monde Maurice, l’une des associations-membres du Comité 17 octobre. Puis, nous nous sommes rassemblés et nous avons comparé les conclusions de chaque groupe. Au vu des résultats, il est certain, et cela nous le savions déjà, que chaque personne réfléchit différemment selon son background social, ses convictions personnelles, etc. Toutefois, tout l'objectif de cette journée était de montrer qu’il est plus que nécessaire que nous réfléchissions tous ensemble au problème, et que nous trouvions des solutions pour briser ces barrières.” 

Les enjeux restent en effet d’une importance primordiale pour l’avenir du pays et pour de nombreux Mauriciens. “C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous souhaitons que ces familles soient véritablement incluses dans le débat. En les écoutant, en dialoguant avec elles, nous pouvons nous rendre compte de la situation inacceptable dans laquelle elles vivent, de leurs besoins, et ainsi mieux nous adapter pour trouver des solutions au problème”.

Après les ateliers de la matinée et la mise en commun du travail de chacun, les participants ont partagé leurs conclusions : “Le pays avance, mais la situation des familles les plus pauvres n’avance pas. Cela veut dire que nous avons failli. En tant que travailleur social, avons-nous reçu une bonne formation ? Quand on écoute les personnes qui vivent les situations de pauvreté, comme nous l’avons fait aujourd’hui, nous apprenons plus que dans les livres.”

Parole d’un étudiant. “Droit et dignité vont ensemble, comme le rappelle le slogan de la journée “Anou respekte drwa ek dinite sak dimounn”. 

« Nous avons parlé pas seulement d’abri, mais de logement décent, nous avons parlé de travail décent avec un salaire qui permette de vivre, nous avons parlé d’une éducation qui soit vraiment pour tous les enfants. Mais quand on parle de pauvreté, on pense souvent à l’argent. Mais les familles en pauvreté ont peu parlé de cash aujourd’hui, elles ont parlé de respect, de dignité, de discrimination, de justice. Nous parlons d’argent et elles parlent de valeurs !” a repris M. Cassam Uteem, president de ATDQM international.

Les travaux de la journée sont rassemblés en un certain nombre de recommandations, qui seront rapidement transmises aux autorités. 

A propos du Comité 17 octobre 

Le Comité 17 octobre est un regroupement d’associations mauriciennes qui a pour but de promouvoir la Journée Mondiale du Refus de la Misère, qui a lieu tous les ans le 17 octobre. Cette journée a été créée par Joseph Wresinski, le fondateur du mouvement mondial ATD Quart Monde. La première édition a eu lieu en 1988, et elle a été officialisée par les Nations-Unies en 1992. Cette année, cette Journée est doublement importante, puisque 2018 marque le 70e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Le thème retenu par l’ONU est “s’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’Homme et la dignité seront universellement respectés”.

Pour voir plus de photos: https://www.facebook.com/pg/caritasmaurice/photos/?tab=album&album_id=1962296430527383&__tn__=-UC-R

Groupe

Description de l'événement

A l’occasion du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, la Journée Mondiale du Refus de la Misère sera célébrée cette année le samedi 13 octobre en partenariat avec l’Université de Maurice.

Cette Journée de travail aura pour thème : « Pour éradiquer la misère et réaliser les Droits de l’Homme pour tous : se former à penser et travailler ensemble, personnes en situation de pauvreté et personnes d’autres horizons et responsabilités. »

Cette Journée sera basée sur des ateliers de travail et d’approche du Croisement des Savoirs.

(Le « Croisement des savoirs » est une dynamique permettant de créer les conditions pour que le savoir issu de l’expérience de vie des personnes qui connaissent la pauvreté puisse dialoguer avec les savoirs scientifiques et professionnels. Ces différents savoirs produisent une connaissance et des méthodes d’actions plus complètes et inclusives.)

Moka
Maurice

KARHALE - Mercredi 17 Octobre 2018 - Célébration de la Journée mondiale du refus de la misère

Compte-rendu de l'événement

Nous avons célébré la journée du 17 octobre dans un contexte des grandes pluies, dans un milieu periphérique à KABARE où il ya trop des gens qui connaissent une grande pauvrêté. A Muhumba dans la ville de Bukavu, on a fait un forum de discussion avec les organisations accompagnant les gens en situation de pauvreté.
  1. PROFIL DE PAUVRETE AU SUD-KIVU

Selon les estimations, il est reconnu qu’en RDC, les moins de 18 ans et la tranche d’âge de 14 à 18 ans constituent respectivement plus de 68% de la population totale, soit approximativement 20 millions d’adolescents et jeunes pleins d’énergie, de créativité, d’enthousiasme et d’imagination.

Il est aussi admis en province du Sud Kivu que 60% de ces adolescents et jeunes vivraient dans les grandes agglomérations comme Bukavu, Uvira et Mushinga des grands centres minier situés en territoire de Walungu vivent dans des conditions très précaires les rendant vulnérables à beaucoup de maux.

Quant à la scolarisation, la proportion d’enfants de 6 à 14 ans n’ayant jamais fréquenté l’école serait à 31% tandis que celle des personnes âgées de 15 ans et plus ne sachant ni lire ni écrire est estimée à 32%. Comparées aux garçons, les filles reçoivent une scolarité plus courte car les parents opèrent une sélection en faveur des garçons en réponse aux pressions de la coutume.

Abandonnés à eux-mêmes, ne bénéficiant ni de l’encadrement correct de la famille, ces jeunes se trouvent exposés à une situation accrue de la misère, sous toutes ses formes.

Lors de l’atelier d’élaboration du plan stratégique de MOVULAC 2016-2019 tenu à Bukavu du 26 au 29 Décembre 2016, les jeunes et adolescents du Sud Kivu avaient identifiés leurs problèmes prioritaires à savoir : Accès illimité à l’information, à des services sociaux des bases tels que l’éducation, la santé, l’emploi.

Les conditions de vie dans lés ménages sont telles que : en R.D.Congo en générale et au Sud-Kivu en particulier Sept ménages sur dix sont pauvres, en milieu rural ou environ huit ménages sur dix sont pauvres, et en milieu urbain six ménages sur dix sont pauvres.

La pauvreté des ménages congolais augmente proportionnellement à leur taille (milieu rural et milieu urbain), le niveau d’instruction du chef des ménages influences beaucoup la vulnérabilité à la pauvreté.

Les ménages dont le chef n’a pas été à l’école et qui sont majorité en R.D.Congo sont beaucoup plus pauvres.

2. CONTEXTE DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DU REFUS DE LA MISERE

Lorsque la persistance de l’extrême pauvreté dans la société est reconnue comme une violation des droits de l’homme, cela attire l’attention sur l’exclusion sociale dominante, sur la discrimination et les agressions quotidiennes contre la dignité humaine qui accompagne les pauvres.

C’est dans ce contexte que les Nations unies a depuis 1992 ratifié la journée du 17 octobre comme une journée d’élimination de la pauvreté. (Note explicative de la célébration de la journée internationale du refus de la misère 2018).

C’est dans ce cadre que l’organisation MOVULAC à regroupé plusieurs autres organisations tels que : CODIC Sud-Kivu, Coopi-Kivu, D.A.P, ADESO, Etoile du Sud, Action Sociale KESHO KONGO, Communauté chrétienne des Sourd Muets, WITO asbl avec les communautés vivants dans une situation de pauvreté que ces organisations accompagnent pour célébrer cette journée et pour donner la parole à ces gens afin de faire entendre leur cri d’alarme contre la misère dans laquelle ils croupissent.

3. OBJECTIFS

L’Objectif de la journée du 17 octobre est de promouvoir la participation des personnes connaissant la pauvreté ainsi que de celles qui les rejoignent dans leurs efforts de lutte contre la pauvreté.

4. ORGANISATION DE LA JOURNEE

Nous avons organisé la journée de 17 octobre en trois étapes :

  • Une mobilisation citoyenne à KARHALE et à Bwirhemebe/ KABARHE sur deux thèmes :

  • « S’Unir avec les plus exclus pour construire une monde ou les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés »

  • «  La pauvreté, crime sur les droits de l’homme »

Un forum discussion sur le thème de la journée avec les responsables qui accompagnent les gens en situations de pauvreté.

Déroulement:
Historique :
- de ATD/Quart monde par Joseph Wresinski
- Journée du refus de la misère : en s’appuyant sur la note conceptuelle de la journée 17 Octobre 2018
-
Thèmes : « S’unir avec les plus exclus pour construire un monde ou les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés ». Sous la modération de MOVULAC, nous avons informé les participants que la pauvreté ne peut être éradiquée sans une participation active des personnes connaissant la pauvreté. Au Sud-Kivu, comme il ya une grande pauvreté, nous avons insisté sur l’éradication de l’esprit d’attentisme, la population est habituée à recevoir tout sans travailler.

Aux cours de cette mobilisation, nous avons découragé la politique de la main tendue, avec une attention particulière sur la promotion des initiatives locales de développement avec amour et respect de la personnalité de tout un chacun.

Les membres que nous accompagnons dans leurs structures locales ont commencé à présenter leurs témoignages, ce qu’ils font dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

II. FORUM DISCUSSION SUR LES ORGANISATIONS ACCOMPAGNANT LES PERSONNES EN SITUATION DE PAUVRETE

Au cours de cette exposition, sous la facilitation de l’organisation CODIC Sud-Kivu, on a brossé succinctement les articles portant la déclaration universelle des droits de l’homme.

Misère, forme de violation des droits de l’homme

Au cours des échanges qui ont eu lieu, à ce point, suite à toutes les dimensions de la pauvreté que nous avons énoncé ci-haut, il sied de signaler que les participants ont mis une interrelation entre la pauvreté au Sud-Kivu et l’inobservance des articles portant déclaration des droits de l’homme.

Des conclusions ont été tiré selon lesquelles la pauvreté est une cause et conséquence du non respect de la charte portant la déclaration universelle des droits de l’homme.

Si telle était respectée, on a signalé qu’il faut une participation des communautés à la base, des plus exclus dans les définitions des orientations stratégiques de tout processus conduisant à un développement sans laisser personne de coté.

Ce qui permettra que tous les droits de citoyens soient respectés et que la dignité de chaque personne constitue une préoccupation de tout le monde dans les efforts de survie.

Les organisations se sont décider d’orienter les interventions dans le cadre de la promotion des initiatives au niveau communautaires, c'est-à-dire partir des connaissances villageoise afin d’atterrir vers un développement endogène et autogéré.

Chaque organisation devra intégrer, dans son domaine une approche de lutte contre la méconnaissance et le mépris de droit de l’homme par les activités de la vulgarisation, sensibilisation et l’intégration de ces articles dans le travail de lutte contre la pauvreté.

CONCLUSION

Nous avons très bien célébré la journée, et à cette même occasion les organisations ont décidé de s’unir pour réduire la situation de pauvreté au Sud-Kivu chacune dans son domaine d’intervention et dans sa zone d’intervention.

Description de l'événement

Organisé par MOVULAC (Monde des Vulnérables Actifs) la célébration consistera en:

-Animations radiodiffusées
-Stand d’information
-Caravane motorisée
-Conférence et expositions
-Théâtres et poème
-Concerts
-Café discussion

Les résultats attendus sont:

-Mobilisation des enfants, de la jeunesse dans les structures de la jeunesse constituées des personnes en situation d'extrême pauvreté et des défenseurs de droits de l’homme.

-Deux pièces théâtrales seront jouées sur la pauvreté

-Un concert musical tenu avec des chansons sur la misère et la paix

-Une conférence tenue sur la misère comme forme de violations des droits humains

MOVULAC est une association ayant comme objectifs de protéger et défendre le droit de l'enfant en situation difficile, assister les personnes les plus vulnérables, réinsertion Socio-professionnelle, initier des activités génératrices des revenus pour une autonomisation économiques, prise en charges des victimes de viol et violences sexuelles et autres abus suites aux conflits armés.

https://www.facebook.com/arsene.basobe88/

KARHALE
Congo (Kinshasa)

Bujumbura - Dimanche 04 Novembre 2018 - Briser le silence

Compte-rendu de l'événement

Nous avons l'honneur de vous partager les nouvelles pour  la célébration de la journée mondiale du refus de la misère que nous avons célébré le dimanche 4 Novembre avec la fondation MARIA ARAFASHA au Burundi.

Quelques interventions:

Papa MWEHA: Bonjour encore une fois. Je me sens très honoré de connaître cette journée. Un jour où, les pauvres peuvent aussi parler et être écoutés. Je n’étais pas au courant de cela avant. Je suis moi-même étonné et je crois que c’est aussi pareil pour ces enfants de me voir m’asseoir avec eux aujourd’hui dans cette maison avec mon apparence de tous les jours ! Car ils me voient souvent passer ici, très sale et parfois même certains me disent que j’ai volé leurs matériaux de construction juste à cause de mon apparence. Mais je ne suis pas un voleur, je suis une personne qui travaille et lutte pour mon bien et celui de ma famille. Aujourd’hui je suis très content d’apprendre que d’autres personnes se trouvant dans la même situation que moi ont célébré aussi cette journée pour dire non à la pauvreté.

Mme l’encadreuse (à la fondation MARIA ARAFASHA): Les pauvres perdent souvent espoir lorsqu’ils trouvent que leurs efforts ne mènent à rien et n’intéressent personne. Mais si on leurs prêtent oreilles directement ils retrouvent confiance. Car il a la conviction que sa situation pourrait prendre fin.

Une rencontre comme ça nous fortifient aussi, car certaines personnes se demandent pourquoi je dois choisir de vivre avec ces enfants qui n’ont pas des parents et dont j’ignore complètement les origines. Certains sont d’ici à BUJUMBURA et d’autres sont de l’intérieur du pays. Mais je me suis toujours dit que ces enfants ont besoin de moi. Ils ont besoin de quelqu’un pour prendre soin d’eux. Et c’est cela mon rôle ici. Je suis très touchée par votre courage et détermination dans votre engagement de combattre et éradiquer la pauvreté. Il y a très peu des gens qui se sentent gênées par la souffrance des autres, pourtant ça doit nous concerner tous.

Après l’échange avec nos amis sur le 17 Octobre, nous avons appris un jeu souvent joué par les enfants Tapori de la République Démocratique du Congo « petits Canards êtes-vous prêts, oui, oui, nous sommes prêts…… ». Premièrement Christian nous a montré comment le jeu se joue et en suite tout le monde avec les enfants de la fondation nous avons chanté et dansé ensemble.

Pour clôturer :

On était déjà en dehors des enceintes de la fondation quand Papa MWEHA criait de joie derrière nous BAGENZI BANJEEEEE NFITSE AKAJAMBO KAMWE NA SHAKA KU VUGA KARI KU MUTIMA
<< Mes chers amis, j’ai un mot à dire, un mot qui viens vraiment de mon cœur>>

Je dit vraiment merci car je viens de découvrir qu’il y a le 17 Octobre qui existe, et que les gens qui vivent dans la pauvreté peuvent se mettre débout, qu’ils soient accepté et considérer comme toute autre personne.

Je suis très honoré et je réalise aujourd’hui que je suis une personne comme les autres et je peux aussi tout faire. Que Dieu soit loué.

See video

Description de l'événement

Les amis de Gutera intererano vont se joindre avec l'association des jeunes étudiants en science sociale de l'université ESPOIRE D'AFRIQUE (HOP Campus NGANGARA Bujumbura) dans une activité qui marquera cette journée ou les personnes qui souffrent par la misère doivent pouvoir briser leur silence.

GUTERA INTERERANO veut dire : actions de soutenir ou porter main forte qui incarne notre action de base pour revivre notre engagement aux côtés des personnes qui souffrent de la misère au Burundi.

Le 19 Octobre à partir de 11h jusqu'à 14h au jardin public de Bujumbura.

Bujumbura
Burundi

Antananarivo - Mercredi 17 Octobre 2018 - Deux jours de célébrations à Antananarivo

Compte-rendu de l'événement

Dans le cadre de la célébration du 70 ème anniversaire de la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ATD Quart-Monde Madagascar a préparé la commémoration du 17 octobre 2018 avec de nombreuses ONG et associations œuvrant pour le respect des droits de l’homme. Cet événement était placé sous le haut patronage de M. Christian NTSAY, Premier Ministre.

Cette année, la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a été célébrée durant deux jours, le 17 et le 18 octobre sur le parvis de l’hôtel de ville de Antananarivo.

Pour ouvrir ce temps de fête, la représentante de Madame la Maire a prononcé un discours d’accueil, souhaitant la bienvenue aux quelques centaines de personnes présentes.

Plus de quatre cents personnes sont en effet présentes pour ce temps de commémoration, parmi lesquelles de nombreuses familles venues d’Andramiarana et d’Antohomadinika, deux quartiers dans lesquels ATD Quart Monde est présent depuis de nombreuses années et mènent des actions en faveur de l’accès des parents et des enfants aux droits de tous.
Parmi les autres participants, on peut citer les  nombreuses délégations d’ONG et autres partenaires d’ATD Quart Monde et notamment :
• la CNIDH (Commission Nationale Indépendante des Droits de l’homme),
• le CDA, Conseil de Développement d’Andohatapenaka, engagé dans l'amélioration des conditions de vie des habitants de six quartiers défavorisés d'Antananarivo,
• l’ONG HAFA, spécialisée en accueil préscolaire et en alphabétisation,
• la PFSCE, Plate Forme de la Société Civile pour l’Enfance, collectif de trente associations malgaches ou internationales,
• la congrégation FMA, engagée dans l’éducation et la formation professionnelle,
• Don Bosco, centré sur la formation d’enseignants et d’animateurs,
• l’ONG MANDA qui prend en charge plus de 300 enfants des rues à Antananarivo,
• le BUCAS, Bureau de coordination des Actions Sociales, qui vise la promotion de la dignité humaine,
• Trait d’Union (CLIC), qui fournit des milliers de livres en français à 25 bibliothèques,
• ACAT-Mada, ONG des droits de l’homme, luttant en particulier contre la torture et la peine de mort,
• la société d’édition Prediff,
• toutes les structures participant à l’animation du Festival des arts et des savoirs,
• ...

Vient le temps de partage d’expériences sur le thème de la journée, pendant lequel quatre témoignages vont se succéder.

Après le temps de partage d’expériences très fort, les enfants de l’association ManaoDE ont réjoui les participants par un beau spectacle de danse.

Enfin la matinée a été clôturée par deux temps de danse :
• des enfants des bibliothèques de rue animées par ATD Quart Monde avaient préparé une chorégraphie inspirée par le respect de trois droits fondamentaux : le droit à une alimentation saine, le droit à une identité et le droit à l’éducation,
• des adultes venant des quartiers d’Andramiarana et d’Antohomadinika ont réalisé une danse traditionnelle malgache.

FORUM SUR L’ÉDUCATION

Dans l’après midi, il y a eu deux heures de partage sur l’éducation avec les parents suite à leur demande de pouvoir réfléchir ensemble sur des questions relatives à l’éducation Le général Désiré RAMAKAVELO qui est un  personnage reconnu de tous pour son implication effective dans le domaine de l’éducation des citoyens est venu pour partager son expérience. L’assemblée était très contente de ce temps de rencontre, tous ont dit avoir appris beaucoup des choses.

Parmi les questions posées, on peut citer :
comment faire avec des enfants qui se comportent mal ?
comment gagner la confiance de ses enfants ?
comment faire face au manque de moyens matériels pour scolariser ses enfants ?

FESTIVAL DES ARTS ET DES SAVOIRS

En cette année du 70 ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ATD Madagascar a souhaité marquer la Journée Mondiale du Refus de la Misère de manière exceptionnelle, en organisant sur deux demi-journées un Festival des arts et des savoirs auquel ont participé plus de 600 personnes.

Les objectifs de ce festival étaient multiples :
• permettre la rencontre entre des personnes issues de milieux très différents, leur offrir l’opportunité de découvrir le plaisir d’apprendre ensemble,
• affirmer l’importance de la culture et de la création artistique pour tous, indépendamment de l’origine sociale,
• démontrer la capacité de personnes vivant en grande pauvreté à oser créer, inventer, transmettre leurs savoir-faire à d’autres, adultes et enfants.

Ce festival a pu être organisé grâce à la participation de citoyens engagés dans la lutte contre la pauvreté, de personnes elles-mêmes très pauvres, d’artisans et de partenaires, dont principalement:
• le centre social Arrupe de la Congrégation des Jésuites de Madagascar, très engagé dans l’éducation et la formation,
• ENDA, une association qui intervient notamment dans les domaines de l’assainissement, de l’éducation/formation, et de l’habitat,
• l’association ManaoDE, engagée dans la promotion et
l’application de la Convention des droits de l’enfant,
• BMV, une association regroupant cinq bibliothèques dAntohomadinika,
• l’association Vanona,
• Graines de bitume, ou comment rendre viables les projets des enfants des rues, en respectant leurs droits,
• ...

Quelques points forts de ce festival :
• plusieurs ateliers ont été animés par des personnes très pauvres vivant dans les quartiers d’Anthomadinika et d’Andramiarana ; elles étaient très fières de montrer leur savoir-faire, d’être vues comme ayant quelque chose à transmettre, sachant communiquer ; certaines d’entre elles, d’ordinaire très réservées, parlaient facilement, paraissaient épanouies...
• ces temps de création ensemble ont permis une rencontre (un début de changement de regard ?) entre des personnes issues de milieux différents, qui s’ignorent et souvent se craignent...
• cette animation sur la place de l’Hôtel de Ville a permis une ouverture vers la société, les autorités locales, permettant aux personnes très pauvres de se reconnaître comme habitantes de cette capitale,
• de nombreux médias (TV, radios, journaux) se sont montrés intéressés, cherchant à avoir une autre vision de la pauvreté que celle des politiques.

En conclusion...
Un hommage particulier doit être rendu aux familles des quartiers d’Andramiarana et d’Antohomadinika qui sont venues nombreuses durant ces deux jours. Pour le 18 octobre, quelques familles d’Andramiarana n’ont pas pu venir car la démolition des maisons de 19 familles, suite aux travaux de construction d’une route, a commencé ce jour là.

POUR LIRE LES PARTAGES D'EXPERIENCES ET TÉMOIGNAGES, CLIQUEZ ICI.

Description de l'événement

L’ensemble de la célébration se déroule sur la Place de l’Hôtel de Ville d’Antananarivo sur deux journées :

mercredi 17 octobre 2018

8h30 Accueil des participants

9h30 Allocution du 1 er conseiller de Mme la maire d’Antananarivo

9h45 Allocution de Mme Amélie Rajaonarison, membre de l’Equipe d’animation nationale de ATD Quart Monde à Madagascar

10h00 Partages d’expériences : quatre témoignages

10h40 Intermède : danse par les enfants de ManaoDE

10h55 Lecture du texte de la Dalle du Trocadéro

11h10 Témoignages

11h30 Chant par les membres de ATD Quart Monde

11h40 Chorégraphie, témoignages sur les droits des enfants

11h50 Danse par les parents

12h00 Cocktail de la Fraternité

14h00 en simultané et jusqu’à 16h30 :

- Forum sur l’éducation

- Festival des arts et des savoirs

jeudi 18 octobre 2018

9h00 Festival des arts et des savoirs

14h30 Fête de clôture : présentation des ateliers du Festival

intermèdes : spectacle de cirque, spectacle de danse 16h15 Allocution de Marie-Zoé RANDRIANA présidente de l’association MMM (Miasa Mianatra Miaraka)

16h30 Clôture de la célébration

Antananarivo
Madagascar

Namur - Mercredi 17 Octobre 2018 - Ensemble combattons la transparence imposée aux plus pauvres

Compte-rendu de l'événement

Il y a 25 ans, le Mouvement LST participait à une immense analyse collective avec le Rapport Général sur la Pauvreté. Ce 17 octobre 2018, sur la place de l'Ange ainsi qu'au Parlement de Wallonie, ils ont interpellé les décideurs politiques et chaque citoyen sur les avancées… et reculs depuis lors.

Pour lire plus, suivez le lien suivant. Vous y trouverez entre autres une très bonne courte vidéo, l'interpellation sur les 25 ans du Rapport Général sur la Pauvreté, ainsi que des comptes rendus de commémorations dans d'autres lieux. 

Et en pièce jointe le journal "La main dans la main": "Depuis de nombreuses années, le mouvement LST organise chaque 17 octobre, un temps fort de prise de parole et d’interpellations sur ce qui produit la misère. C’est un appel aux décideurs politiques et à tous les citoyens pour une prise en compte des premiers acteurs concernés et une mobilisation pour un réel changement de société.
Le mouvement LST était présent dans divers coins de Wallonie. Vous découvrirez dans ce numéro, nos différentes mobilisations, prises de paroles... temps forts de citoyenneté."

http://www.mouvement-lst.org/2018-10-17_journee_mondiale_refus_misere.html

Description de l'événement

A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, reconnue par l'ONU, nous nous rendrons avec les personnages transparents au Parlement de Wallonie. Nous y interpellerons les parlementaires. Nous vous invitons à nous accompagner et être ainsi témoins des messages qui y seront portés par des délégués de notre mouvement.

Au programme:
9h à 14h : Stand d'information de LST( Lutte Solidarité Travail), Place de l'Ange à Namur.
9h30-10h30 : Prises de paroles et témoignages au stand. Temps d’échanges à côté des « Personnages Transparents », témoins de ces situations de vie où nous sommes inexistants, transparents, témoins de tous ceux et celles qui ne peuvent pas être là pour témoigner de  leurs luttes et de leurs espérances.
10h30 : Rassemblement et départ vers le Parlement de Wallonie.
11h-12h : Interpellations au Parlement. Etat des lieux de la situation aujourd'hui, 25 ans après le Rapport Général sur la Pauvreté. Quelle évolution, quels sont les reculs et avancées depuis sa sortie ?

Pour connaitre le lieu et l’horaire précis: www.mouvement-LST.org
Tél : 081-22 15 12
Rue pépin, 27 5000 Namur
federation [at] mouvement-LST [dot] org

D'une part, les pauvres sont rendus transparents,  inexistants par diverses conditionnalités qui les poussent hors du droit et hors "les murs".
D'autre part, il leur est imposé de se mettre à nu, de rendre transparente la totalité de leur vie, comme une indispensable condition  pour "exister" à travers diverses formes d'aides,  d'assistances ou de solidarités.

Organisé par le mouvement Luttes Solidarités Travail

Namur
Belgique