Thème pour 2018
S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés.

Cette année quelques changements ont été apportés à la page 17 octobre.

Vous y trouverez :

  • Témoignages: prises de parole de personnes vivant la grande pauvreté, ...
  • Présentation: le sens de la Journée, son esprit, ...
  • Moments forts: activités, prises de paroles, gestes significatifs, ...
  • Contactez-nous: pour toute question liée au 17 octobre.
  • Boîte à outils: affiche, note explicative, textes de référence, vidéos, ...

Pour voir plus d'événements en France, c'est ici: https://www.atd-quartmonde.fr/17oct2018/

Sélectionnez un pays pour voir ce qui s’est vécu les années précédentes

Bujumbura - Dimanche 04 Novembre 2018 - Briser le silence

Compte-rendu de l'événement

Nous avons l'honneur de vous partager les nouvelles pour  la célébration de la journée mondiale du refus de la misère que nous avons célébré le dimanche 4 Novembre avec la fondation MARIA ARAFASHA au Burundi.

Quelques interventions:

Papa MWEHA: Bonjour encore une fois. Je me sens très honoré de connaître cette journée. Un jour où, les pauvres peuvent aussi parler et être écoutés. Je n’étais pas au courant de cela avant. Je suis moi-même étonné et je crois que c’est aussi pareil pour ces enfants de me voir m’asseoir avec eux aujourd’hui dans cette maison avec mon apparence de tous les jours ! Car ils me voient souvent passer ici, très sale et parfois même certains me disent que j’ai volé leurs matériaux de construction juste à cause de mon apparence. Mais je ne suis pas un voleur, je suis une personne qui travaille et lutte pour mon bien et celui de ma famille. Aujourd’hui je suis très content d’apprendre que d’autres personnes se trouvant dans la même situation que moi ont célébré aussi cette journée pour dire non à la pauvreté.

Mme l’encadreuse (à la fondation MARIA ARAFASHA): Les pauvres perdent souvent espoir lorsqu’ils trouvent que leurs efforts ne mènent à rien et n’intéressent personne. Mais si on leurs prêtent oreilles directement ils retrouvent confiance. Car il a la conviction que sa situation pourrait prendre fin.

Une rencontre comme ça nous fortifient aussi, car certaines personnes se demandent pourquoi je dois choisir de vivre avec ces enfants qui n’ont pas des parents et dont j’ignore complètement les origines. Certains sont d’ici à BUJUMBURA et d’autres sont de l’intérieur du pays. Mais je me suis toujours dit que ces enfants ont besoin de moi. Ils ont besoin de quelqu’un pour prendre soin d’eux. Et c’est cela mon rôle ici. Je suis très touchée par votre courage et détermination dans votre engagement de combattre et éradiquer la pauvreté. Il y a très peu des gens qui se sentent gênées par la souffrance des autres, pourtant ça doit nous concerner tous.

Après l’échange avec nos amis sur le 17 Octobre, nous avons appris un jeu souvent joué par les enfants Tapori de la République Démocratique du Congo « petits Canards êtes-vous prêts, oui, oui, nous sommes prêts…… ». Premièrement Christian nous a montré comment le jeu se joue et en suite tout le monde avec les enfants de la fondation nous avons chanté et dansé ensemble.

Pour clôturer :

On était déjà en dehors des enceintes de la fondation quand Papa MWEHA criait de joie derrière nous BAGENZI BANJEEEEE NFITSE AKAJAMBO KAMWE NA SHAKA KU VUGA KARI KU MUTIMA
<< Mes chers amis, j’ai un mot à dire, un mot qui viens vraiment de mon cœur>>

Je dit vraiment merci car je viens de découvrir qu’il y a le 17 Octobre qui existe, et que les gens qui vivent dans la pauvreté peuvent se mettre débout, qu’ils soient accepté et considérer comme toute autre personne.

Je suis très honoré et je réalise aujourd’hui que je suis une personne comme les autres et je peux aussi tout faire. Que Dieu soit loué.

Description de l'événement

Les amis de Gutera intererano vont se joindre avec l'association des jeunes étudiants en science sociale de l'université ESPOIRE D'AFRIQUE (HOP Campus NGANGARA Bujumbura) dans une activité qui marquera cette journée ou les personnes qui souffrent par la misère doivent pouvoir briser leur silence.

GUTERA INTERERANO veut dire : actions de soutenir ou porter main forte qui incarne notre action de base pour revivre notre engagement aux côtés des personnes qui souffrent de la misère au Burundi.

Le 19 Octobre à partir de 11h jusqu'à 14h au jardin public de Bujumbura.

Bujumbura
Burundi

Farnham et Cowansville - Mercredi 17 Octobre 2018 - Arbre des droits

Compte-rendu de l'événement

Action Plus Brome-Missisquoi a souligné cette année la Journée mondiale du refus de la misère ce 17 octobre 2018. En tant qu’organisme de défense des droits des personnes assistées sociales, cette date est importante pour nous parce que c’est LA journée internationale pour parler de lutte à la pauvreté.

Voici un petit retour sur ce que nous avons réalisé pour souligner cette date spéciale.

  Arbre des droits

Durant le mois d’octobre nous avons lancé un projet collectif et créatif : l’Arbre pour nos droits. Le but de cet arbre était de créer un espace créatif et solidaire pour parler de la pauvreté. Des adultes et des enfants ont rempli des feuilles avec des messages de soutien et d’encouragement pour les personnes en situation de pauvreté. Parmi les gens qui ont participé, nous retrouvons aussi trois organismes communautaires dont les membres se sont impliqués : Les Champignoles de Farnham, L’Éveil et Entrée Chez Soi.

Notre arbre des droits est maintenant dans nos locaux de Farnham. L’arbre accueillera avec des messages chaleureux et d’espoir, toute personne qui viendra dans nos locaux chercher de l’aide.

Quelques jours avant le 17 octobre, les tableaux électroniques de la ville de Farnham et celui de Cowansville ont annoncé la Journée mondiale du refus de la misère et le son des cloches qui aurait lieu pour souligner cette date.

Les cloches ont sonné  le 17 !

Les églises de Farnham et de Cowansville ont répondu à notre invitation de faire sonner, en même temps à 9 h, leurs cloches le 17 octobre 2018 pour montrer leur soutien aux personnes qui vivent en situation de pauvreté.

Du côté de Farnham, un enregistrement a été fait de ce moment symbolique. La vidéo réalisée a été partagée par la suite sur notre page Facebook. À notre grande surprise, la vidéo a atteint plus de 1000 personnes et a été partagée 11 fois. Nous sommes contents que les cloches se soient même fait entendre sur les réseaux sociaux !

Le son des cloches ne change pas le monde MAIS il nous rappelle que nous pouvons nous faire entendre et témoigner notre soutien de différentes façons.    

https://mailchi.mp/3bfbe246d376/info-action-plus-736011

Description de l'événement

L'association "Action Plus Brome-Missisquoi" va commémorer la journée mondiale du refus de la misère à Farnham et à Cowansville.

Farnham et Cowansville
Canada

Bukavu - Mercredi 17 Octobre 2018 - Emissions radio, Dialogue à Egalité et Restitution générale

Compte-rendu de l'événement

La journée du 17 octobre est une journée très spéciale où des personnes à travers le monde se rassemblent et mettent en lumière les efforts consentis par les personnes vivant dans la grande pauvreté afin qu’elles viennent témoigner de leurs vies, de leurs expériences, de leurs intelligences devant d’autres membres de la société, pour que ces derniers puissent s’imprégner de leurs combats et qu’ils prennent conscience de les rejoindre dans le combat quotidien de la lutte contre la misère.

Se joignant au message du père Joseph Wresinski gravé sur la dalle de Trocadero « Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère les droits de l’homme sont violés, s’unir pour les faire respecter est un devoir sacré », le Mouvement ATD Quart Monde en RDC a célébré cette journée du 17 octobre en différentes phases notamment la rencontre avec les députés provinciaux, les différentes émissions radio et télévision diffusées, le dialogue à égalité qui rassemble les différentes personnalités notamment les juristes, les professeurs d’universités, les acteurs politiques, les journalistes, les étudiants, les docteurs, les enseignants,… avec les personnes vivant dans l’extrême pauvreté afin que tous ensemble regardent dans la même direction pour éradiquer la misère.

Pour cette année, la coordination de l’AAAQM/RDC a voulu célébrer cette journée avec d’autres personnes oubliées et écrasées par le poids de leurs semblables. Notamment les portes faix- handicapés, etc. Ces derniers travaillent à la frontière entre la RDC et le Rwanda et entretiennent des liens avec les membres du mouvement en RDC. Ces portes faix handicapés se réunissent en association des handicapés qui se prennent en charge afin de faire face à la misère. Ils sont organisés à travers leur comité qui veille au bon fonctionnement de leur organisation. Parmi eux il y a des aveugles, les infirmes et d’autres sont vraiment des vrais handicapés qui sont incapables de transporter les fardeaux dans les bicyclettes.
Ce qui a amené le mouvement à le rejoindre, c’est leur manière de songer aux autres sans distinction. Ceux qui ont de la force de transporter et ceux qui n’en ont pas à cause de leurs handicapes se mettent ensemble pour faire quelque chose. Après le travail, ils se mettent tous ensemble pour partager équitablement ce qu’ils ont gagnés au courant de la journée. Ces personnes vivent au taux du jour et ce travail le permet de donner une bonne éducation à leurs enfants, de les nourrir, de payer le logement, les soins de santé pour leurs familles… c’est pour cette raison que nous avons songé à ces amis afin qu’ils nous partagent leurs intelligences vis-à-vis du combat quotidien contre la misère.

Aussi, nous avons songé aux amis de CIHERANO. Ce dernier est un village situé à plus de 55Km de la ville de Bukavu. C’est un milieu qui a connu les cas des violences faites aux femmes et aux hommes. A cause de ces atrocités qu’à connu ce milieu, la pauvreté et la misère l’ont envahi. Mais face à cette situation les habitants de ce milieu n’ont pas fermé les bras et ils ont commencé à agir afin de faire face à la misère.

Aussi au cours de cette journée le mouvement a invité la coordinatrice d’EKABANA (Foyer des enfants accusés de la sorcellerie) pour partager sur les écartées de la société. Les personnes sont écartées par les autres et pourtant elles ont de l’intelligence, du savoir faire et savoir être.

Enfin, au cours de cet échange nous avons profité de l’exposé de Maitre avocat au barreau de BUKAVU, Georges MUSONGELA qui avait partagé sur la voix d’un pauvre est égale à celle d’un riche. Avec toutes ces catégories des personnes nous avons formé un seul panier où nous avons abordé la thématique de la journée du 17 octobre 2018 « s’unir avec les pus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés » cet échange à égalité a été faite en mémoire de la célébration de la journée mondiale du refus de la misère 2018.

Pour lire la suite du rapport, voir le document ci-dessous, avec des photos.

Description de l'événement

Sous le thème « S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respecté », nous comptons célébrer le 17 octobre en 3 phases :

1ere phase : Des émissions radio diffusées prendront tous les mois d’octobre afin de véhiculer les messages du 17 octobre 2018 et de permettre aux plus exclus de s’exprimer, de prendre la parole en expliquant ce qu’ils font au quotidien pour barrer la route à l’exclusion et d’appeler d’autres personnes à les rejoindre dans le combat de la lutte contre la misère. Les émissions se passeront dans les chaines des différentes radios de la place où nous auront accès. 

La deuxième phase : Avec l’activité du dialogue à égalité nous allons exploiter le thème du 17 octobre afin de permettre aux personnes exclues de prendre la parole, de s’exprimer et d’échanger les idées sur la thématique en invitant des grandes personnalités publiques, privées, des universitaires, des confessions religieuses. Les familles solidaires et d’autres personnes vivant dans la pauvreté comme les handicapés porte faix à la frontière entre la RDC, les responsables des enfants accusés de la sorcellerie seront invités à cet échange. 

La dernière phase : Avec la présence des parents des enfants Tapori, les enfants d’EKABANA, des familles solidaires, des jeunes d’ATD Quart Monde et d’autres amis du mouvement en RDC, sous le thème du 17 octobre 2018 toujours, nous comptons faire la restitution générale des moments forts du 17 octobre ainsi que des jeux, des danses, des chants des enfants et des témoignages.

Exceptés ces 3 phases, les membres des familles solidaires profiteront de lancer une campagne contre l’insalubrité appelée « ramassage des sachets et autres immondices »dans leur milieu, car ces sont eux qui sont les premières victimes de la saleté. 

Organisateur: l'Association des Amis d'ATD Quart Monde Bukavu (AAAQM)

Bukavu
Congo (Kinshasa)

Vannes - Mercredi 17 Octobre 2018 - Inauguration réplique de la Dalle

Compte-rendu de l'événement

Refus de la misère : une copie de la dalle du Trocadéro à Vannes

Extrait de l’intervention du Collectif 17 octobre Vannes

Pour rendre hommage aux « victimes de la faim, de l'ignorance, et de la violence », une dalle a été posée à Paris en 1987, au Trocadéro, sur le parvis des droits de l'Homme. Elle est un témoignage de solidarité avec celles et ceux qui ne se résignent pas à accepter leur vie telle qu'elle est, elle est un appel à l'action pour celles et ceux qui ne se résignent pas à accepter le monde tel qu'il va.

La dalle inaugurée [ici], procède de cette conviction que seule la solidarité permettra de vaincre la misère. Scellée sur le parvis de cette gare, elle habille désormais un espace de passages et de rencontres, où se côtoient tous les milieux sociaux, où souvent se posent les sans-abris, où arrivent aussi des migrants.

Pour tous ceux qui partagent notre idéal, nous espérons qu'elle sera un lieu de fraternité avec les victimes de la misère, et d'engagement citoyen pour construire un monde plus juste par l'application effective des droits de l'Homme pour tous.

Cette dalle est désormais notre bien commun qu'il nous appartient de faire vivre.

Nous remercions chaleureusement de leur investissement les associations, les bénévoles, les agents publics, les citoyens qui ont donné de leur temps et de leurs compétences pour permettre à ce projet d'aboutir.

Nous saluons plus particulièrement Nono, qui nous a offert le sourire de notre invitation, M. Bertin, marbrier, et ses compagnons, qui partagent le même engagement à Pipriac, la SNCF qui a accepté d'être légèrement perturbée ce soir dans son fonctionnement, et la maison des DOM-TOM pour son accueil.

Enfin, nous remercions publiquement les trois collectivités territoriales qui nous ont accompagnés et financièrement soutenus : le Conseil départemental du Morbihan, Golfe du Morbihan-Vannes agglomération, et la ville de Vannes.
Mme la vice-présidente, M. le président, M. le maire, vos contributions ont été déterminantes pour l'aboutissement du projet.

Elles peuvent l'être tout autant pour combattre la misère, à écouter Victor Hugo : « Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Détruire la misère oui, cela est possible, les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse. »

Aussi, à l'unisson de l'appel de cette journée : « de la déclaration à l'action », nous vous proposons d'aller au-delà de la déclaration d'engagement contre la misère qu'exprime ce soutien financier de nos trois collectivités.

Ensemble, renforçons les actions pour lutter contre la misère sur notre territoire. Chacune des associations ici représentées est disponible pour un dialogue avec vous sur le sens et la forme des politiques qu'il vous faut conduire pour lutter contre la pauvreté.

Car, comme le soulignait Geneviève De Gaulle-Antonioz, longtemps présidente d'ATD Quart monde, « La seule réponse possible, la seule voie consiste à nous rassembler pour vouloir et mettre en œuvre plus de démocratie. C'est l'ardente attente des plus pauvres que
d'en être les artisans. »

Quelques phrases du livret « Droit de Parole - Paroles de droits »

« Les droits de l’Homme », c’est le droit d’apprendre et d’être formé afin de pouvoir réaliser ses rêves sans être orienté ou placé d’office juste pour satisfaire quelques statistiques que ce soit. »

« On est obligé de se battre pour faire valoir son droit à rester, son droit à un logement. On vit au jour le jour, on ne sait pas si on ne va pas crever. Et pourtant « L’urgence, c’est d’attendre » nous dit-on. »

« Il faut toujours se justifier, j’ai demandé un logement, on m’a demandé une lettre de motivation…je préfère retourner dans mon fossé. »

« Quand on a des enfants, ça aide à repartir, les enfants c’est le moteur. »

« J’ai fait confiance à l’assistante sociale et elle m’a fait confiance. »

« Mieux vaut un petit chez soi qu’un grand chez les autres.

Description de l'événement

17 octobre:
Inauguration d'une réplique de la Dalle par le collectif 17 octobre de Vannes et sa région

Au Pays de Vannes, des citoyens souhaitent rejoindre et renforcer le mouvement mondial du refus de la misère, dont la réplique de la Dalle à l’honneur des victimes de la misère sera le témoignage.

Un collectif s’est constitué. Il est ouvert à toute organisation, à tout mouvement qui souhaite soutenir le projet.

Les missions du collectif

Faire entendre la voix des personnes vivant la misère et l’exclusion en s’engageant avec elles dans la durée pour que l’égale dignité de tous soit respectée.

Interpeller régulièrement les responsables politiques, économiques, sociaux et culturels et s’adresser à tous les citoyens pour que soit appliquée dans notre département la loi d’orientation de 1998 relative à la lutte contre les exclusions.

Veiller à ce que la réplique de la dalle qui sera déposée en 2018 devienne chaque jour davantage un lieu de commémoration de tous ceux qui s’engagent auprès des plus pauvres, qui partagent l’ambition de dénoncer, combattre et éradiquer la misère par la participation citoyenne de tous.

"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré".
Joseph Wrésinski

Le mercredi 17 octobre :
Le déroulement de l’événement sur l’esplanade de la gare se précise de la façon suivante

  • A partir de 16 heures, des « Porteurs de paroles » iront à la rencontre de personnes, les interpelleront par des questions en rapport avec l’événement du 17 octobre et recueilleront leurs paroles qui seront ensuite mises en valeur.

  • A partir de 17 heures,

    • Une animation musicale par un groupe de musiciens de Vannes qui interpréteront un chant arabe traduit en Français.

    • Une danse collective autour d’un arbre de mai pour illustrer la richesse du tissage de nos différences.

    • Une chorale à constituer rassemblée autour de Loo Magali pour interpréter un chant polyphonique engagé.

  • A 18 heures, inauguration officielle de la dalle en présence du Maire de Vannes et des Présidents de GMVA et du Conseil Départemental. Suivra un pot de l’amitié.

  • Vers 19 heures, repas partagé.

  • A 20 heures, concert « Loo » de Magali et Basile, harpe celtique, batterie et chant dont deux chants interprétés avec la chorale précédemment constituée.

Jeudi 18 octobre: un film à ne pas manquer: BOX 27

Le jeudi 18 octobre à 20 heures au cinéma La Garenne à Vannes, projection du film BOX 27 suivie d’un débat.

Vincent élève seul son fils de 10 ans. Un amour indéfectible les lie l’un à l’autre. Mais sous les belles apparences se cache une réalité douloureuse : père et fils vivent nichés dans le box d’un parking souterrain, dans une grande précarité. Alors, quand les services sociaux découvrent que Vincent leur a menti sur leurs conditions de vie, c’est l’engrenage, la chute infernale. Vincent risque de perdre la garde de son fils, sa raison de vivre…

A ce jour, le collectif 17 octobre regroupe :

ATD Quart Monde, l'Atelier coopératif et citoyen, le CCFD, le CMR, la Diaconie 56, Emmaüs, l’Entraide Protestante, Habitat et Humanisme, la Ligue des Droits de l'Homme, Mine de Rien, le MNCP, le Pacte Civique, Société Saint Vincent de Paul, la Sauvegarde 56, le Secours Catholique, Vannes Relais. Et tous les citoyens qui se reconnaissent dans ce collectif et ont signé la charte.

Contact :

Collectif 17 octobre Vannes et sa région
ATD Quart Monde
Rue Guillaume Le Bartz ­ 56000 VANNES
Courriel : atd [dot] vannes [at] gmail [dot] com
Site web : www.17octobrevannes.wordpress.com

En pièces jointes :
-La charte du collectif 17 octobre de Vannes et sa région
-Le flyer "Pourquoi une dalle à Vannes"

Vannes
France

Kinkole et Isampulu - Mercredi 17 Octobre 2018 - Partage avec des orphelins et construction d'une école

Compte-rendu de l'événement

CADF-ONG "Compagnon d’Action pour le Développement Familial" a célébré la journée mondiale du refus de la misère dans deux lieux:

QUAND CADF-ONG TEMOIGNE SA SOLIDARITE AUX ENFANTS DE L’ECOLE PRIMAIRE « MAMAN NZUMBA » POUR UNE EDUCATION POUR TOUS DANS LE VILLAGE BAUMBU II

Maman Nzumba est une école de l’Etat qui existe depuis 9 ans. Des enfants et des jeunes du village et ceux des villages voisins y étudient. Elle compte actuellement 6 classes qui accueillent 120 élèves dont 27 sont orphelins d’un parent ou des deux. Les conditions d’étude ne sont pas faciles ni pour les élèves et leurs parents ni pour le directeur d’école et les enseignants. La plupart des parents paient difficilement les frais scolaires pour leurs enfants, d’autres n’ont carrément pas de possibilité pour payer. Le directeur d’école est tolérant face cette situation et ne peut exclure un (e) seul (e) élève des cours au risque de le (la) voir rater les leçons, l’année scolaire. Certains enseignants sont payés par l’Etat, d’autres ne le sont pas. Ces derniers attendent leur octroi de salaire par l’Etat, processus qui prend entre 3 à 4 ans.

Au côté de l’école Maman Nzumba existe une autre école. A leur sortie, les élèves de cette dernière sont passés devant la cours où les élèves de Maman Nzumba étaient rassemblés pour chanter. En passant, ils ont crié sur les autres dans le lingala Eté’élo ya sima ya ndako » traduit du français, « école de derrière la maison » Une maman d’un élève de l’école Nzuba a réagit : « makambo eza te » traduit du français « pas de problème ». Au lieu de répondre violemment aux provocations de ces élèves de l’école Maranatha, ceux de Maman Nzumba et leurs parents ont adopté une attitude de paix et de tolérance. Cela m’a rappelé combien la paix est gravée dans le cœur des personnes parmi les plus pauvres, elles qui savent donner place à la tolérance.

Le mot du Directeur d’école et du Chef coutumier était de satisfaction parce que pour une fois, ils venaient de découvrir à travers CADF-ONG qu’il existe une Journée mondiale du refus de la misère, une journée où toute personne peut prendre la parole pour s’exprimer et être réellement considérée comme personne.

LA PREMIERE ECOLE AU VILLAGE FAIT RENAITRE L’ESPOIR DES ENFANTS ET DE LEURS PARENTS A ISAMPULU

La célébration de la journée mondiale du refus de la misère a consisté en un rassemblement entre les membres de CADF-ONG et la population du village Isampulu pour réfléchir ensemble sur la possibilité d’installer une école dans ledit village.

Monsieur Jean, Chef du village, a tout d’abord rappelé qu’une école n’a jamais existé dans son village et que d’autres écoles se trouvent à une longue distance en ville où les enfants ne peuvent accéder parce que cela suppose non seulement l’argent de transport chaque jour mais aussi des dangers encourus en temps de crue où les eaux du fleuve Congo inondent tout le village. Ce qui fait que tous les enfants en âge scolaire pratiquent de la pêche. Le bon côté en faisant cela ce que les enfants offrent du poisson et de l’argent à leur famille à travers leur implication dans la pêche, ce que nous ont confié les mêmes enfants présents.

C’est ce souci de voir les enfants du village Isampulu avoir la chance de savoir lire, écrire et calculer qui a fait se réunir tous les membres du village autour de leur Chef et des représentants de CADF-ONG. Ainsi, le Chef du village a offert le terrain sur lequel l’école sera construite, les parents ont promis de construire l’école bénévolement et de contribuer un montant de 2000 Francs Congolais chaque mois par enfant afin de motiver l’enseignant. Les parents ont proposé de se choisir un comité de trois personnes avant le démarrage des activités de l’école pour une gestion quotidienne efficace, avec bien sûr le devoir de rendre compte aux autres parents. On pouvait lire sur les visages des parents, toute la joie à voir leurs enfants apprendre comme tous les autres enfants de la ville en vue de préparer leur avenir et de le réussir. Et comme l’année scolaire 2018 a démarré en septembre 2018 sur toute l’étendue de la RDC, l’enseignant de la seule classe de première année qui doit démarrer devra faire de son mieux pour que les cours prennent fin en juillet 2019, période à laquelle débuteront les grandes vacances de fin d’année scolaire selon le programme national du ministère en charge de l’éducation.

Madame Lydie, Coordonnatrice de CADF-ONG a quant à elle rappelé à tous les participants que son organisation s’inspire de la vision du Père Joseph W., celle de se mettre ensemble pour combattre la misère. Elle a insisté que ce combat se concrétise à travers les valeurs de CADF-ONG notamment l’amour, le partage, la solidarité et la dignité de la personne humaine.

Cette deuxième journée s’est clôturée par le mesurage du terrain sur lequel l’école sera implantée ; ce qui a marqué un passage de la parole à l’acte de la part du Chef de village. Les adultes se sont engagés à construire la première salle de classe le plus rapidement possible et les enfants de leur côté étaient très contents de pouvoir visiter le site de leur nouvelle école. Compte rendu rédigé par Justin Byamungu, membre du Comité international 17 octobre qui s'est joint aux célébrations organisées par CADF-ONG Pour lire l'entier du compte rendu, voir ci-dessous.

Description de l'événement

CADF-ONG (Compagnons d'Action pour le Développement Familial) a l'habitude de célébrer la Journée mondiale du refus de la misère chaque 17 Octobre, elle a souhaité que cette année elle la commémore de manière ci-après:

1) Avec les Orphelins de l'Ecole primaire de Kinkole. 

Les Enfants participeront avec de petits discours adressés aux adultes, des chansons, sketchs et autres démonstrations. Le Directeur de l'Ecole et ses Enseignants s'occuperont de la mobilisation et de l'encadrement des enfants pendant la manifestation. Nous allons aussi partager des fournitures scolaires pour chaque élève. 

Cela est une façon pour nous de nous associer aux enfants marginalisés de la société, pour mobiliser enfants, proche-parents et membres des communautés locales, afin qu'ils participent collectivement à l'éducation de tous.

Que les orphelins découvrent qu'ils ne sont pas seuls, abandonnés à leur triste sort, mais que tout le monde est disposé à les accompagner pour les aider à construire leur avenir à partir de l'éducation qui garantit les droits au savoir et à la dignité en tant que droits universels de l'homme. 

2) Participer à la construction d'une école d'urgence des enfants des pêcheurs à Isampulu au Fleuve Congo.

Cette activité fait intervenir les pêcheurs, parents d'élèves, pour la collecte des sticks et des planches à base d'épaves d'anciennes coques ou baleinières abandonnées. 

Les enfants plus âgés participeront au transport des matériels et à l'entretien de l'endroit prévu pour accueillir l'école. Les autres membres de la communauté apporteront leur savoir-faire pour la construction du bâtiment en hauteur, sur pilotis, afin que les enfants puissent étudier en période de crue du Fleuve. Les membres de CADF contribuent dans l'apport des bâches, clous et autres matériels de construction.

Ainsi, même si les eaux du Fleuve gonflent en saison pluvieuse, les enfants n'auront plus à recourir aux pirogues comme pupitres et pourront étudier plus en sécurité sans crainte de tomber ou de perdre leurs objets classiques dans l'eau. Leurs droits à la protection et à l'éducation seront de ce fait garantis. 

http://www.cadf-ongd.populus.ch

Kinkole et Isampulu
Congo (Kinshasa)