Thème pour 2016
De l'humiliation et l'exclusion à la participation : Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes

Sélectionnez un pays pour afficher son thème et découvrir les événements liés

(35)

RENNES - Lundi 17 Octobre 2016 - Journée du refus de la misère

Compte-rendu de l'événement

CULTIVONS NOS LIENS, PARTAGEONS NOS CULTURES

A Rennes, le 17 Octobre a commencé le 16 et de la culture ainsi que des cultures nous en avons partagées : film, théâtre, conte, exposition d’œuvres d’enfants…. Et bien sûr musique…

Tout d’abord aux Champs Libres le 16 octobre où nous avons d’abord partagé des témoignages de militants quart monde sur “pourquoi et comment partager nos cultures”: la culture familiale, la culture d'un quartier, celle que l'on partage quand on est ensemble à ATD quart Monde,« On vient alors avec nos cultures intérieures, celles qui nous permettent de vivre et de rencontrer l'autre » dans un Forum citoyen.

Ensuite Gigi Bigot et son équipe de conteurs, militants et alliés, nous a entrainé dans l’histoire de la famille « Pakomnou». La touche musicale a été apportée par quelques 50 chanteurs de la chorale l’Air de Rien fièrement installée sur l’escalier dans le hall des Champs Libres à partir de 15h30. Enfin un public nombreux a assisté à la projection du documentaire « Se battre » suivie d’un débat avec le réalisateur dans le grand amphithéâtre.

Le 17 octobre à 13 heures nous nous sommes réunis au pied de la Place des Lices autour de la magnifique sculpture « Chemin de vie » réalisée en 7 mois avec la collaboration de 57 « copains de la rue » et inaugurée en juin 2016. Plusieurs participants à cette création sont venus dire comment la participation à cette œuvre commune les avait rendus fiers et pour certains aidés à repartir. Philippe a dit : « La misère n’est pas réservée à des gens qui la choisisse et la culture est un moyen de sortir de la misère ». Ensuite nous nous sommes retrouvés une soixantaine à la maison Quart Monde pour admirer les œuvres collectives réalisées par 4 classes de collégiens de différentes écoles de Rennes et Pacé pour dire non à la misère et à la discrimination. Puis écouter à nouveau le conte, faire un jeu collectif et partager un goûter amical avec toutes les personnes présentes.

Citations de la prise de parole des militants :

-« Il y a plusieurs sortes de cultures : Il y a la culture avec un grand C, celle qui est à voir et à savoir comme celle qui est proposée aux Champs Libres.

Mais il y a aussi la culture familiale, la culture d'un quartier, celle que l'on partage quand on est ensemble à ATD quart Monde.

On vient alors avec nos cultures intérieures, celles qui nous permettent de vivre et de rencontrer l'autre. »

-« Partager nos cultures, se rencontrer avec d’autres personnes différentes

Cela fait avancer. Cela permet de vivre « 

-« Je travaille aussi avec Dignité Cimetière On se souvient des gens qui sont morts dans la rue, et on prépare en équipe leur enterrements.

Ça m'aide dans ma vie à moi. Ça aide à supporter mes deuils et ça fait des liens. »

-« A la dernière université populaire Il y avait des migrants qui sont venus dire pourquoi ils étaient venus chez nous et ce qu’ils vivaient en France depuis leur arrivée.

Cela m'a beaucoup touché, ça me fait réfléchir.

Cela m’aide à comprendre et peut-être à agir. »

Description de l'événement

La commémoration de la journée du refus de la misère se déroulera à Rennes sur deux jours: les après midi des 16 et 17 octobre. La programmation ci-dessous a été mise au point par un  collectif composé de 10 associations regroupées autour d'ATD Quart-Monde: Fondation Abbé Pierre, Agir abcd, la Ligue des droits de l'homme, Habitat et Humanisme, le MRAP, Amenesty International, le collectif des gens de la rue, la Cimade, Un toit c'est un droit, la chorale "l'air de rien".

Plusieurs collèges se sont également investis dans la démarche.

La manifestation débutera le 16 octobre à 14h au "Champs Libres" par une prise de parole "Paroles de galère, d'invisibles" suivie de jeux, d'un conte, de la déambulation de la chorale "l'air de rien" . Le thème "la misère n'a pas de couleur, la solidarité doit être la même pour tous" sera illustré par une exposition d'œuvres d'enfants et de jeunes. A 16h sera projeté le film " Se battre" de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana; la projection sera suivie d'un débat.

Le rassemblement à 13 h au bas de la place de Lices devant l'œuvre "Chemins de vie" ouvrira l'après midi du 17 octobre. Le collectif des gens de la rue s'exprimera à travers quelques témoignages. A15h dans la Maison Quart-Monde exposition d'œuvres et goûter. A 18h chapelle du conservatoire de musique rue hoche la compagnie "Quidam" donnera la pièce de théâtre "C'est mon histoire"

RENNES
France

Bujumbura - Dimanche 16 Octobre 2016 - Discussion autour du thème, Bujumbura

Compte-rendu de l'événement

Compte rendu Journée mondiale du refus de la misère - Bujumbura – 16 Octobre 2016

Comment pouvons-nous faire participer les humiliés, les exclus dans la prise des décisions dans tout les secteurs de la vie ?

Jean-Louis VACHER :
La participation est un grand parcours, car les cas diffèrent. Par exemple : faire participer les enfants de la rue dans la prise des décisions administrative demande un parcours. Au départ ils ne prennent pas la parole même si ont la leur donne, parce qu’ils ont peur de la réaction de ceux qui entendent; les gens pensent de ce fait que les enfants ne peuvent rien faire. Mais nous qui luttons pour qu’ils participent malgré leur situation, nous devons alors faire comprendre aux gens que ces enfants peuvent avoir un point de vue à donner parce qu'ils ont l'expérience de leur situation.

Prenons un cas général : juste le sourire et un bonjour, c'est le commencement pour bannir l’exclusion et créer la participation dans tout les secteurs de la vie. Si l’on ne fait pas des petits gestes, on ne peut pas arriver au grand geste.

Au Chili des personnes très pauvres qui vivaient dans la rue ont commencé à ramasser des petits cartons et saleté dans la rue ; ils le faisaient à pied. Un jour un monsieur avec son vélo à trois pneus avec une caisse arrière leur dit : « et si on mettait ce que vous ramassez sur mon vélo pour aller plus vite? » Ils étaient parfaitement d’accord. Ils commencèrent avec ce rythme et gardaient le petit revenu. Après un temps ils achetèrent un autre vélo semblable, puis trois autres puis un véhicule transporteur. Leur solidarité et courage a vaincu l’exclusion et créé la participation.

Bénédict BAHANE :
Pour approcher quelqu’un qui est humilié nous devons nous poser la question de savoir pourquoi il est humilié. Exemple, dans une famille où il y a des chamailles. Il peut se sentir frustré et s'humilier lui-même devant les autres vu ce qui se passe chez lui. Pour que l'enfant puisse participer dans la prise de décisions dans sa famille ou dans un groupe, c'est bien de lui donner une attention particulière et aussi certaines petites responsabilités, à l’école ou dans le groupe, et de discuter avec lui.

Pascal MUBALAMA :
La famille est le fondement de la société. Exemple : si une personne est handicapée il y a risque qu'il soit considéré différemment même dans la famille. Quand une autre personne voudra l'approcher, il prendra fuite. Alors nous, nous devons faire un effort pour l'approcher et lui donner de l’affection pour qu’il ait le courage de lever la main et donner son point de vue quelque part.

Les gens organisent des apostolats, ils arrivent et distribuent de la nourriture, des savons et partent, au lieu d’organiser une fête où l’on communie ensemble, échange et touche à la racine du problème. Car peut-être la nourriture n'est pas le problème.

Commençons d’abord à faire participer tout le monde dans la prise des décisions dans nos familles, y vivre une gouvernance « tête ensemble » puis ils vont s’ouvrir aux autres opportunités.

Christian RHUGWASANYE :
Pour qu'une personne soit considérée, considérons la d’abord mais pas seulement, combattons pour qu’elle soit considérée; Nous qui sommes dans ce courant de lutte contre l’exclusion, quand l’on nous propose des fonctions et nous invite à donner des propositions ou des solutions, ne pouvons-nous pas les refuser et accorder la tâche à ceux qui sont humiliés, ceux à qui on évite d'en donner? Pour leur donner la chance de montrer le meilleur d’eux même. Et ainsi changer le regard de ceux qui pensent que seuls les intelligents et riches sont capables de résoudre un problème pour l’intérêt de tous !

Où en est-on avec notre lutte, arrivons nous à atteindre et à combattre tout les formes de la misère ? si non, comment y arriver ?

Patrick NKOY :
Si tu veux vraiment que la misère puisse disparaître mets-toi à côté d’un pauvre et accompagne le dans ses idées. Notre lutte continue toujours, jusqu'à ce que nous voyions la misère disparaître.

Il faut aussi l’intervention des gouvernements dans le cadre de la gouvernance « tête ensemble » et qu’ils comprennent aussi que promouvoir les talents de la jeunesse est un atout dans ce grand combat.

Christian RHUGWASANYE :
Avec nos témoignages ainsi que ceux d’autres personnes à travers le monde, engagés et militants avec les plus démunis, je ne peux pas me priver du plaisir de dire qu’ils sont prometteurs d’un monde sans misère ; j’apprécierai toujours l’idée du Père Joseph qui nous a appelé à prendre conscience d’accomplir ce devoir moral.

Pour bien toucher et éliminer toutes les formes de la misère aux coins comme aux recoins, il faut rencontrer ceux qui sont les plus délaissés et lutter ensemble.

Je proposerais une chose pour répondre à la mobilisation exceptionnelle : que nos rencontres au courant de cette année soit caractérisées par des témoignages, échanges d’expérience, présentations de nouvelles personnes très défavorisées que nous rencontrons et soutenons, pour l'intégration au groupe de ceux qui sont les plus rejetés. Allons à leur recherche ! Qu’elles soient considérées au lieu d'être rejetées ; bref : qu’ont soit plus pratique que théorique.

Solution, dimensions

  • Vaincre les préjugés et l’exclusion en accordant des responsabilités à ceux qui sont les plus humiliés.

  • Veiller à la gouvernance « tête ensemble » au sein de famille. C'est le début du passage de l'humiliation à la participation.

  • Savoir les antécédents de la personne accompagnée.

  • Vaincre l’exclusion par le courage et la solidarité.

  • Faciliter les plus pauvres à prendre parole.

  • Promotion des talents.

  • Allons à la recherche de ceux qui sont encore délaissés.

Description de l'événement

Quelques personnes se retrouvent pour discuter du thème "de l’humiliation et l’exclusion a la participation : Eliminer la pauvreté sous toute ses formes"

  • Présentation du thème international pour la journée du 17 Octobre avec explication.
     
  • Question pour la compréhension du thème :

Comment pouvons-nous faire participer les personnes humiliées, les exclus dans la prise des décisions dans tous les secteurs de la vie ?

Où en est-on avec notre lutte, arrivons-nous à atteindre et à combattre toutes les formes de la misère ? si non, comment y arriver ?

Bujumbura
Burundi

Lausanne - Lundi 17 Octobre 2016 - Une école sans exclusion: un avenir pour les plus pauvres

Compte-rendu de l'événement

Avec le comité 17 octobre, nous avons décidé de choisir la thématique de l’école pour cette année. Ce sujet me concerne car j’ai vécu une expérience difficile à l’école. J’avais envie de partager mon histoire sur la place publique même si pour moi c’était difficile de prendre la parole devant tout le monde.

Prise de parole

Nadine

« J’ai mal vécu ma première expérience de l’école. La maîtresse m’a mis plusieurs fois un bonnet d’âne sur la tête. Oui, pour de vrai ! Je n’ai jamais compris pour quelles raisons elle avait fait ça. Une fois, lorsque mon père est venu me chercher, j’avais le bonnet d’âne sur la tête. La maîtresse a rigolé quand il a fait une remarque.

Après les vacances d’automne, j’ai dû arrêter l’école publique et rejoindre une école spécialisée. J’étais triste car je voyais mes camarades prendre le bus scolaire et moi je devais rester à la maison. Timide… je me suis sentie exclue. Ça a été une expérience très difficile. Je ne comprenais pas pourquoi je n’avais pas pu continuer l’école de mon village. »

Arlette

Les enfants en situation de pauvreté se retrouvent souvent mis au ban de l’école. Bouc émissaire d’un groupe d’élèves, ils vivent un isolement au quotidien qui engendre de la souffrance, un mal être à l’école et parfois des conséquences dramatiques.

(lire la suite des témoignages...)

Description de l'événement

A Lausanne, des associations se mobilisent pour faire entendre la voix des plus démunis: "une école sans exclusion: un avenir pour les plus pauvres."

Rejoignez-nous à la Place St-Laurent dès 15h00

Organisation et contact

Association des Familles du Quart Monde Bourg-Dessus 17 1020 Renens

Place Saint-Laurent
Lausanne
Suisse
(65)

TARBES - Samedi 15 Octobre 2016 - Partageons nos cultures

Compte-rendu de l'événement

Un lien internet qui envoi sur un article de tarbes-infos.com parlant de ce qui s'est passé durant cette journée.

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article17624

A l’occasion de la Journée nationale du refus de la misère, deux initiatives ont été organisées le week-end dernier par un collectif de onze associations. Un « Ciné-débat » à Séméac, sur les thèmes de la solidarité et de la dignité. Et une journée à Tarbes, consacrée à l’échange entre les cultures et au témoignage des personnes luttant contre la pauvreté et la précarité.

Description de l'événement

Vendredi 14 octobre à 20h30 au CAC de Séméac:

- projection du film "Discount" et débat autour de la solidarité au travail et du faire ensemble 

Samedi 15 octobre sur la place de Verdun à Tarbes de 11h à 18h:

- partage de nos cultures autour de productions préparées en commun dans les quartiers comme de la cuisine, du chant de la peinture de la musique des textes et des témoignages

- temps fort à 16h30 avec chants, témoignages et lecture de la dalle du Trocadéro

Place de Verdun
TARBES
France
(94)

Champigny sur marne - Samedi 15 Octobre 2016 - Journée du refus de la misère

Compte-rendu de l'événement

Le 17 octobre 2016, dans le cadre de la journée de lutte contre la misère, le Ville de Champingy sur Marne s’est mobilisée afin de laisser la parole aux femmes, aux hommes et aux familles qui rencontrent des difficultés. Ainsi à 18h00, la projection du film « le grand partage » a été proposée aux participants au cinéma le Studio 66. Cette projection a été suivie d’échanges entre autres autour du thème du logement. Ensuite, un buffet a été organisé en salle du conseil municipal de la Mairie où étaient présentes les associations oeuvrant dans le secteur de la solidarité. Des échanges ont eu lieu autour de l’exposition « les idées fausses » et l’annonce de la création d’un comité local d’ATD Quart Monde sur la commune de Champigny sur Marne a été faite au cours de ce moment festif de partage et de rencontres.

Description de l'événement

  18h Projection du film "Le grand partage" au cinéma le studio 66  (accueil dès 17h30)

19h30 Débat avec des représentants d'ATD Quart Monde

20h15 un buffet sera proposé avec l'exposition sur le thème des "idées fausses" ainsi qu 'une votation sur le thème de "la phobie des pauvres" en salle du Conseil Municipal de la Mairie.

Mairie de Champigny
Champigny sur marne
France