Thème pour 2021
Construire l'avenir ensemble : mettons fin à la pauvreté persistante en respectant toutes les personnes et notre planète

Vous trouverez sur cette page :

  • Témoignages: prises de parole de personnes vivant la grande pauvreté, ...
  • Présentation: le sens de la Journée, son esprit, ...
  • Moments forts: activités, prises de paroles, gestes significatifs, ...
  • Contactez-nous: pour toute question liée au 17 octobre.
  • Boîte à outils: affiche, note explicative, textes de référence, vidéos, ...

Sélectionnez un pays pour voir ce qui s’est vécu les années précédentes

Somain - Vendredi 17 Octobre 2014 - 10e anniversaire de la réplique de la dalle

Compte-rendu de l'événement

Description de l'événement

17h : Marche contre la misère au départ de la dalle en l’honneur des mineurs, rue Achille Andris, arrivée place Jean Jaurès.

18h : Commémoration sur la Place Jean Jaurès, lecture du texte de la dalle, puis chant commun et discours de M. le Maire au théâtre.

19h : Récital avec la chorale Chant’Emoi, la Fenarelle et la Chorale Paroissiale.

Exposition des écoles et des associations, dans le hall de la mairie, du lundi 6 au vendredi 17 octobre.

Le dimanche 19 octobre à 16h au théâtre municipal Gérard Philippe : projection du film « Joseph l’Insoumis », en hommage à Joseph Wresinski (entrée gratuite)

Place Jean Jaurès Théâtre
Somain
France

Yaoundé - Mercredi 15 Octobre 2014 - Joseph l'Insoumis

Description de l'événement

Le film Joseph l'Insoumis, à l'Institut Culturel Français de Yaoundé, sera diffusé à 15h, le 15 octobre 2014. Il sera précédé d'une petite présentation, et suivi d'un débat animé par les amis d'ATD Quart Monde au Cameroun. Venez nombreux !!!! 

Kennedy
Yaoundé
Cameroun

Soa - Jeudi 16 Octobre 2014 - Sensibilisations et ateliers Tapori auprès d'enfants

Compte-rendu de l'événement

Le 16 octobre, nous nous retrouvons à Soa, Amis d’ATD Quart Monde, et étudiants bénévoles. Impossible de faire des photocopies des « cubes de la paix » de la campagne Tapori de l’été 2014 sur papier cartonné, alors nous nous organisons à la chaine pour les dessiner sur du papier. Il en faut 70, pour les 70 enfants de l’école primaire.

Cette école est l’école de la Fondation Petit Dan et Sarah, et accueille les orphelins de la Fondation, et les enfants du quartier.

... Les maîtresses ont regroupé tous les enfants dans une seule classe. Je commence à lire l’histoire de Khadija. Linda, une bénévole, pose des questions. Puis nous essayons de faire réfléchir les enfants au thème de la paix... Notre Groupe des amis d’ATD avait choisi ce thème en discussion avec les responsables, pour le 17 octobre, parce que les enfants du Cameroun entendent beaucoup parler des violences, que ce soit Boko Haram ou la guerre en Centrafrique, qui amène de nombreux réfugiés… Il nous semble donc très important de travailler sur la paix.

Après quelques questions de compréhension sur l’histoire de Khadija, nous avons demandé aux enfants des synonymes du mot paix, puis des contraires…

Puis, nous leur avons demandé de nous dire comment ils sont des bâtisseurs de paix. Plusieurs ont évoqué des disputes avec leurs copains, et comment ils se sont pardonnés. J’ai été très touchée par un tout petit bonhomme de peut-être 5 ans. Il disait :

  • « Je bâtis la paix quand j’aide ma mère à arranger la maison.
  • Mais comment tu peux aider ta mère à arranger la maison ?
  • Il faut de l’argent.
  • Mais comment trouves-tu de l’argent ?
  • L’après-midi je vends des choses pour aider ma mère à trouver l’argent pour arranger la maison. »

Ensuite, nous avons construit les cubes de la paix, avec les enfants du primaire. Les enfants étaient par classes de niveaux, et chacun a fait son cube. Ensuite nous avons fait une pyramide avec les cubes, et nous nous sommes tous pris en photo autour.

Quelques messages des enfants...

Berlise, 12 ans nous dit :

  • Je ne me sens pas en paix quand je lutte, je ne me sens pas en paix quand il y a la bagarre, quand il y a des discussions.
  • Pour construire la paix là où je vis, il faut éviter les bagarres, les discussions, le vol, le mensonge.
  • Je sens que je construis la paix quand je respecte les autres, quand je vis en amour, en harmonie, quand je ne discute pas.

Ulrich, 6 ans nous dit :

  • Je ne me sens pas en paix quand je tape sur les autres
  • Je sens que je construis la paix quand je dis bonjour

Marius, 11 ans nous dit :

  • Je sens que je construis la paix quand je demande pardon
  • Je ne me sens pas en paix quand je lutte
  • Pour construire la paix pour tous là où je vis il faudrait un hôpital

Valentine, 12 ans nous dit :

  • Je ne me sens pas en paix quand je suis fâchée, quand je suis mécontente. Je ne me sens pas en paix quand je suis en guerre, je ne me sens pas en paix quand il y a des problèmes, je ne me sens pas en paix quand je suis malade. Je ne me sens pas en paix quand Papa est fâché.
  • Je sens que je construis la paix quand je vis avec les autres et parfois quand je suis à l’école. Quand je suis en joie, quand je suis avec mes parents, quand je suis en amour.
  • Pour construire la paix pour tous là où je vis, il faudrait que je m’entende avec mes frères et sœurs. Il faut que je dois être obéissant à la maison, il faut aimer ses parents, ses grands frères.

Suzanne, 11 ans nous dit :

  • Je sens que je construis la paix quand je vis avec les autres, quand je sépare la bagarre, quand je pardonne.
  • Je ne me sens pas en paix quand je bagarre, quand  on m’insulte, quand je mens, quand je fais des problèmes avec les autres, quand je suis malade.
  • Pour construire la paix pour tous là où je vis, il faut arrêter les problèmes, éviter les bagarres, respecter nos parents, éviter les problèmes, les mensonges. Vous devez avoir l’amour.

Mariam, 8 ans nous dit :

  • Je sens que je construis la paix quand je pardonne, quand je m’excuse, et quand je respecte mes parents, quand je vis en harmonie avec les autres.
  • Je ne me sens pas en paix quand il y a la guerre, quand je suis malade, quand je suis malheureuse, quand on me rend nerveuse, quand on menace mes parents, quand ma grand-mère est morte, quand ma tantine est nerveuse.
  • Pour construire la paix pour tous là où je vis, il faudrait que j’aime mon prochain comme moi-même, il faut respecter ses parents, il faut être poli, il faut éviter la guerre il faut respecter ses enseignants, il faut bien se comporter avec les autres, il faut s’aimer.

Ivette, 9 ans nous dit :

  • Je sens que je construis la paix quand je ne tape pas mes amis.
  • Je ne me sens pas en paix quand je ne pars pas à l’école
  • Pour construire la paix pour tous là où je vis, il faudrait le respect.

... Cette journée était une première pour notre groupe. En nous asseyant juste après, nous étions heureux, unis, cette journée nous avait donné des forces, avait renforcé nos engagements, et a tissé quelque chose entre nous. Nous avons décidé de faire une journée comme ça de nouveau le 20 novembre, pour l’anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfant.

 Caroline B.

Description de l'événement

Le 16 octobre, la Fondation Petit Dan et Sarah, à Soa au Cameroun organise des ateliers Tapori, et des sensibilisations avec les enfants de la Fondation, et ceux de l'école voisine. Les Amis d'ATD QM au Cameroun seront présents pour donner un coup de main. 

Soa
Cameroun

Secteur Mbazi - Vendredi 17 Octobre 2014 - APROJUMAP : Plus de dix ans dans le refus de la misère

Compte-rendu de l'événement

Au milieu des collines du secteur Mbazi, dans le district de Huye, sud du Rwanda, se sont retrouvées réunies des personnes autour de la journée internationale contre la misère. La célébration de la journée a mêlé tradition dont les célèbres danses rwandaises, messe, moments de joie comme les défilés des divers groupes de participants comme les familles, les associations partenaires et le coeur de la journée que furent les témoignages des familles engagées dans les actions menées par APROJUMAP et les interventions d'officiels. Ce fût une occasion de rassembler des membres de toutes les parties de la société rwandaise et l'occasion d'entendre la voix des plus démunis, qui ont partagé avec fierté leur combat et leur réussite. Ainsi, une jeune fille-mère de famille disait « j'étais fille-mère, j'avais honte de ma situation, je vivais seule, j'avais honte de participer aux réunions de la communauté car je ne pouvais pas trouver d'habit propre, présentable. Grâce à l'encadrement et la formation reçue d'APROJUMAP, j'ai retrouvé la dignité, j'ai relevé la tête. Aujourd'hui lorsque je marche dans la rue, il y en a qui me confondent aux institutrices... »

Une mère de famille d'une soixantaine d'année disait que APROJUMAP l'a trouvé dans un dénuement total. Avec son encadrement, et son appui dans l'agriculture et l'élevage, aujourd'hui elle est fière de sa production agricole qui lui permet de prendre en charge sa famille. Dans le temps elle travaillait pour les voisins afin d'avoir des semences ou de l'argent. Ce n'est plus le cas. Elle disait qu'elle est fière d'être indépendante dans sa vieillesse.

Un veuf disait que APROJUMAP l'a trouvé dans une situation de chagrin immense, après la perte de sa femme qui lui avait laissé un bébé de 1 mois. Avec l'encadrement d'APROJUMAP il est sorti de son enfermement, il a rejoint d'autres avec lesquels ils ont crée une coopérative dont il a même assuré la présidence pendant un certain temps. Ils cultivent le riz et sont contents de la récolte. Ils sont très solidaires, ce qui lui a donné un nouveau espoir.

Eugène Niyigena, le coordinateur APROJUMAP rappelait que la commémoration de cette journée correspondait avec la célébration du 10ème anniversaire d'APROJUMAP, dont la mission est « l'Amour pour tous les peuples du Monde ».

Il a également rappelé que tous les actions d'APROJUMAP en faveur des familles très démunies sont faites sous la lumière de la philosophie du Mouvement ATD Quart Monde depuis le début : se mettre ensemble, défendre les droits de tous et particulièrement des plus faibles.

La journée a été aussi marquée par « la vache voyageuse » : dans la politique nationale de « one cow one family », APROJUMAP a octroyé la vache voyageuse aux familles pauvres. Ainsi, à la mise bas, la famille garde le veau et la vache mère continue la route chez le voisin, pour une prochaine mise bas. Cela permet aux familles pauvres d'avoir accès au fumier organique.

Ce jour-là, 10 vaches voyageuses ont été remises officiellement aux nouvelles familles, et les beaux poèmes dédiées aux vaches ont été chantées par un jeune homme en collaboration avec une maman, signe d'évolution des mœurs au Rwanda, car dans le temps passé, c'était le propre des hommes.

'L'homme est le remède de l'homme ». Ces mots, inspirés du Sénégal « Nit ay nit garab am » étaient peints en grand sur une banderole, pour rappeler que la misère ne peut être vaincue que par la mobilisation de tous sans laisser quiconque abandonné. La journée rappelait l'importance de ne rien décider politiquement ou socialement sans tenir en considération l'expérience des plus démunis.

Description de l'événement

L'année 2014, une année spéciale car nous célébrons le 10ème anniversaire de l'existence d'APROJUMAP (Association pour la PRomotion des JUMelages et de l'Amitié entre les Peuples). Nous serons très heureux de nous unir avec 60 nouvelles familles bénéficiaires identifiées depuis le début de cette année parmi les plus démunies des cellules Rugango, Kabuga et Nyakagezi des secteurs Mbazi et Huye du District de Huye. Il sera question de regrouper au-moins 700 personnes pour l'événement comprenant les autorités locales administratives et religieuses, les membres du Comité de Jumelage, les partenaires de l'APROJUMAP dont Broederlijk Delen qui a permis à APROJUMAP d'avancer avec ces nouvelles familles. Il y aura enfin plusieurs bénéficiaires anciens et nouveaux, selon que les projets se sont poursuivis d'il y a plus de dix ans connus tous sous le nom des Amis d'ATD. Cette journée sera précédée pas des actions de solidarité organisées au cours de la semaine dans tous les secteurs administratifs où APROJUMAP est présente. Ces actions vont regrouper et les bénéficiaires et la population locale ainsi que le staff d'APROJUMAP. Il s'agira entre autres actions de construire des maisons pour les sans-abris, de creuser des fossés de lutte anti-érosive, de cultiver des champs communs pour ces nouveaux bénéficiaires, d'entretenir des routes, etc. A la journée proprement dite, les cérémonies débuteront par une messe d'action de grâce, après laquelle des témoignages d'anciens et nouveaux bénéficiaires seront entendus, en plus des exhibitions culturelles montrant la fierté de nos bénéficiaires à se mettre ensemble pour mener un combat contre la misère : Des rêves qui deviennent des réalités, des défis qui trouvent des solutions, ... Des autorités auront également un mot à dire, en restant toujours dans le thème "Ne laisser personne de côté : réfléchir, décider et agir ensemble contre la misère". Enfin, APROJUMAP et les bénéficiaires partageront un repas convivial avec les invités, lequel repas aura été préparé par les 60 nouvelles familles bénéficiaires. Quelle fierté pour ces familles de pouvoir, pour la première fois de leur vie, être le centre d'intérêt de ces cérémonies grandioses ! Inchallah !

Soyez des nôtres ! 

Eugène Niyigena, Coordinateur d'APROJUMAP

Secteur Mbazi
Rwanda

Genève - Samedi 11 Octobre 2014 - Genève - La Journée mondiale du Refus de la misère 2014 - Samedi 11 Octobre

Compte-rendu de l'événement

Cette année, le Collectif 17 Octobre a célébré la 5ème édition de la journée mondiale du refus de la misère sur le bateau Genève.

La journée a commencé par un brunch réalisé par les femmes de l'association AGORA, qui a permis à une centaine de convives de goûter à de délicieux mets provenant des quatre coins du monde. Ce repas convivial et chaleureux a facilité le contact entre les personnes provenant de divers horizons. 

Nous avons ensuite continué cette journée par un un moment de discussion, mais il ne s'agissait pas d'une table ronde ordinaire... Le but du 17 Octobre étant de mettre au coeur de la démarche les personnes en situation de pauvreté, nous avons utilisé l'outil du World Café. 

Le World Café est un processus créatif et participatif qui vise à faciliter le dialogue, le partage de connaissances et d'idées.

Nous avons invité les personnes à discuter et réfléchir à plusieurs questions au sein de petits groupes. Les personnes ont pu s'exprimer, non seulement par une prise de parole, mais aussi en dessinant ou en écrivant sur les nappes de papier, feuilles ou post-it. Ce fut un formidable moment de créativité, d'expression et de conversation.

Des activités étaient également organisé toute la journée pour les enfants qui ont pu dessiner et peindre selon leurs envies.

Nous avons par la suite invité les personnes à se détendre autour d'un café et participer à divers ateliers créatifs (peinture, jeux, etc...)

Puis, nous nous sommes retrouvé en grand groupe afin de résumer et discuter des principales idées et initier une discussion commune.

En fin de journée nous avons eu le plaisir d'assister à une représentation de contes en musique par "Chicky". 

La soirée fut rythmée par deux représentation de la pièce de théâtre "SDF" de Michel Viala et un repas gratuit pour tous organisé par le Bateau Genève

Vous trouverez ci-dessous la vidéo des moments forts de cette journée.

See video

Description de l'événement

Le Collectif 17 Octobre vous invite à célébrer la Journée mondiale du Refus de la misère.  

Ne laisser personne de côté : réfléchir, décider et agir ensemble contre la misère

Genève
Suisse