Thème pour 2020
Agir ensemble pour gagner la justice sociale et environnementale pour tous

Vous trouverez sur cette page :

  • Témoignages: prises de parole de personnes vivant la grande pauvreté, ...
  • Présentation: le sens de la Journée, son esprit, ...
  • Moments forts: activités, prises de paroles, gestes significatifs, ...
  • Contactez-nous: pour toute question liée au 17 octobre.
  • Boîte à outils: affiche, note explicative, textes de référence, vidéos, ...

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Paris - Vendredi 17 Octobre 2014 - Dons de livres, échange et discussions , repas chaud

Compte-rendu de l'événement

 

Nous voulions vous donner quelques nouvelles suite à l'action du 17 octobre. Nous vous communiquons quelques photos...
 

Ce fut une soirée très riche, nous avons rassemblé une vingtaine de volontaires et échangé / aidé une cinquantaine de personnes. Notre idée était de donner nourriture et livres gratuitement à tous ceux qui le voulaient. Nous avons également diffusé le communiqué de la journée du 17 et échangé avec les gens de notre équipe sur la façon de lutter contre la misère. Ce qui nous est apparu, c'est que les plus démunis sont avant tout en quête de relations humaines plus que de nourriture dans le 5e.
 

Dans cette optique, nous allons orienté nos prochaines actions pour donner plus d'importance aux relations humaines et à la vie de quartier, afin de tisser des liens sociaux entre les habitants du 5e, qu'il soient logés ou non, autour de Noël et en plus de nos maraudes habituelles.
 

En vous souhaitant une bonne et belle journée, à l'année prochaine !

Antoine

Nouvelle Acropole Paris 5

http://paris5.nouvelle-acropole.fr/

Description de l'événement

L'association Nouvelle Acropole souhaite s'associer à cette journée en proposant des repas et livres gratuitement, devant l'église Saint Médard, en bas de la rue Moufetard à partir de19h.

Cela sera aussi l'occasion d'échanger et d'apprendre les uns des autres autour de la lutte contre la misère.

L'évenement est organisé par l'équipe du volontariat social, qui fait régulièrement des maraudes dans le quartier. Bonne ambiance garantie :-)

141 rue Mouffetard Devant l'Eglise Saint Médard
Paris
France

Pikine, Dakar - Samedi 18 Octobre 2014 - Une journée phare !

Compte-rendu de l'événement

La Journée Mondiale du Refus de la Misère 2014  a été commémorée le 18 octobre au Centre Jacques Chirac à Thiaroye dans la banlieue de Pikine, en présence de Mme Fatou Diagne, representant la Ministre de la Femme, la Famille et de l’Enfance. Présente aussi, une délégation de la communauté rurale de Maka-Colibantan près de Tambacounda. Cet événement a rassemblé plus de 150 personnes de cultures, langues et
milieux différents. 

 

La Journée Mondiale du Refus de la Misère est marquée chaque année à travers le monde. C’est l’occasion pour les citoyens de tous milieux de se mettre autour des personnes très fatiguées et en solidarités avec eux, pour dire NON à la grande pauvreté.  
C’est une journée privilégiée pour recevoir  les témoignages de souffrance mais aussi de courage et des efforts des familles et des
communautés les plus affectées. 

     

Témoignage

De l’accueil et du respect des autres  « L’homme ne vit pas seulement de pain, il vit de l’accueil et du respect des autres. Il faut du temps pour comprendre la vie d’une personne très pauvre. Il faut marcher à ses côtés, se mettre dans sa peau. Dans la vie il y a beaucoup de gens seuls et de familles très fatiguées.
C’est important de comprendre leur souffrance pour pouvoir la partager à d’autres et qu’eux aussi comprennent. On apprend beaucoup de la souffrance des pauvres. La rencontre avec une personne très fatiguée peut nous rendre très heureux. »                                     

PRÉSIDIENT ABDOU  DIOUF
«  La Francophonie partage le combat d’ATD Quart Monde pour le refus de la misère. »
Extrait de son message pour la Francophonie - le 17 octobre 2014
 

Description de l'événement

Commémorée au Sénégal depuis 1993, la Journée mondiale du refus de la misère 2014  sera marquée le 18 octobre à 10h au Centre Jacques Chirac à Pikine, Dakar. 

Représentants de tous les secteurs de la société Sénégalaise sont invités à se rassembler autour des personnes qui luttent quotidiennement contre l’extrême pauvreté. Comme l'a dit une jeune du quartier de Guinaw Rails, « A la Journée mondiale, on entend la voix des gens qui sont dans la misère, ceux qui sont très cachés et qu'on ne voit pas ».

Pikine, Dakar
Sénégal

Bangui - Samedi 18 Octobre 2014 - Se rassembler pour le 17 octobre...

Compte-rendu de l'événement

  Ne laisser personne de côté

Malgré notre souffrance et même dans la guerre nous, les mamans, les papas, les jeunes du pays, nous voulons chasser la misère et vivre ensemble.

Nous, les mamans, nous rentrons dans la brousse, chercher des fagots, des légumes, des tubercules de manioc pour nourrir notre famille, mieux vivre et gagner la paix. Aller ensemble dans un champ, c'est un signe pour notre peuple. C’est chasser la misère. Si nous croisons nos bras, la misère va nous dominer. Mais en s'unissant, en travaillant, on dit à la misère : « attention, tu as affaire à nous! », et elle va finir.

 

Nous les mamans, nous disons que ce qui est arrivé dans notre pays est un mal nécessaire, ça nous a permis de connaître notre entourage. Peut être ça peut consolider nos relations de bon voisinage.

Nous, les papas, nous pouvons chasser la misère. Un de nous a appris avec ATD Quart Monde à construire une maison et faire la peinture. Avoir une connaissance, un savoir faire, ça aide. Tu peux le partager ensuite. Ça, c’est une bonne façon de chasser la misère. Nous devons tous travailler pour satisfaire nos multiples besoins, travailler ensemble dans un champ solidaire, afin de combattre les difficultés.

Nous, les jeunes, rassemblons-nous. Nous avons besoin de nous rencontrer, nous mettre ensemble pour apprendre un métier. Pour cela nous comptons sur la confiance des adultes sans condition, comme ces mamans qui nous aident et conseillent autour des activités que nous faisons avec les enfants. Nous faisions ces animations culturelles avant la crise et nous les avons reprises sur des sites de déplacés. Nous proposons des contes, des jeux, des activités manuelles pour que les enfants ne perdent pas leur intelligence, le goût d’apprendre et la valeur de l’amitié.

Nous, les jeunes, nous devons trouver un cœur d’amour pour vivre ensemble dans notre communauté, se visiter, demander des nouvelles les uns des autres pour être bien ensemble.

L'adage de notre pays dit qu'un seul doigt ne peut pas prendre un pou. Bien que tout le monde ne soit pas dans la joie, nous voulons faire la fête ensemble et montrer que le mouvement ATD Quart Monde continue de faire la guerre à la misère. Nous voulons nous lever pour agir, pour changer les choses au profit de tous.

 

Malgré notre souffrance et même dans la guerre, nous, les mamans, les papas, les jeunes du pays, nous voulons ramener la paix chez nous.

 

Pour ramener la paix dans notre famille, nous avons besoin du papa, de la maman et des enfants. Nous avons besoin qu’ils s'entendent et qu'il y ait de la considération dans la famille. La paix commence d'abord dans notre foyer. Nous voulons travailler et contribuer au retour de la paix dans le pays.

 

Pour ramener la paix dans le quartier, nous avons besoin de nous respecter les uns les autres, respecter le prochain dans sa dignité. Ne pas accuser ses voisins, mais rester calmes. Faire l’amitié avec ses voisins, les enfants, avec n’importe qui, même ceux que nous ne connaissons pas bien, faire l’amitié avec tous. A cause de la division, les hommes ne trouvent pas le travail, ça donne de la misère. Quand l'esprit de vengeance vient s'ajouter à l'épuisement dans lequel nous met la pauvreté, alors ça crée des réactions incroyables  crée des réactions incroyables. Il y a le « gi mbi », « seulement moi », nous nous tournons le dos les uns aux autres, ça nous amène des conflits.

 

Pour ramener la paix dans notre pays, tout citoyen doit respecter la loi.

Pour ramener la paix en RCA, il faut se pardonner les uns aux autres. Parce que si nous gardons notre colère contre nos amis, ça va détruire notre pays. Au contraire, nous essayons d’avoir l'esprit positif qui ne voit pas seulement ce qui ne marche pas, mais encourage ce qui donne l'espoir et bâtit. La considération, ça fait gagner la paix.

 

ATD Quart Monde redonne du courage aux jeunes et aux vieux, pour qu'ils soient main dans la main, coude à coude, et cœur à cœur. Notre marche doit être comme celle des fourmis, des termites, qui prennent appui les uns sur les autres. Ainsi, il n'y a pas de ségrégation. Quand nous entendons des paroles de division, par un jeune ou un vieux, nous allons écouter longtemps pour le localiser. Ensuite, l'inviter à part, dehors, sous un arbre, là où les murs n'ont pas d'oreilles pour le conseiller, pour rechercher ce qui unit les gens pour que la paix puisse revenir.

 

Malgré notre souffrance et même dans la guerre, nous, les mamans, les papas, les jeunes du pays, nous voulons ne laisser personne de côté.

 

Pour ne laisser personne de côté, nous allons là où se trouve une personne seule pour lui rendre visite. C’est à cela qu’on reconnaît un parent. Seul, nous ne pouvons pas avoir des idées, nous avons besoin de discuter ensemble, réfléchir ensemble pour chasser la misère. Comme ça notre pays avance. Laisser des gens de côté, ce n’est pas bon. Ce que nous sommes, ce que nous avons, nous voulons que l’autre ait la même chose.

Quand nous n’arrivons pas à nous pardonner, alors nous cherchons d’autres façons de faire. Nous avons besoin de tout le monde dans notre famille, dans nos écoles, dans nos quartiers et dans notre pays.

Depuis deux ans nous vivons comme dans une guerre, tout le monde a disparu. Nous ne savions pas où les gens étaient passés. Mais puisque nous, nous sommes encore vivants, alors rassemblons-nous pour continuer le combat contre la misère. Comme la paix revient maintenant, nous allons chercher ceux que nous ne voyons plus, ceux qui avaient disparu pour les ramener dans l’ensemble. Les conflits armés détruisent le peu dont nous disposons, alors nous devons au moins nous assurer que tout le monde est là.

Ne laissons personne de côté, faisons attention à ce qui se vit autour de nous, prenons le temps de poser notre regard sur chacun, sachons tendre la main pour demander de l'aide mais surtout en donner à qui en a besoin.

Description de l'événement

A Bangui, plusieurs membres du Mouvement ont déjà donné des idées, encouragés par l'appel de monsieur Tekpa : « Puisqu'on est encore vivants, on pourrait se rassembler pour le 17 octobre pour poursuivre le combat de la misère ».

Monsieur Parfait a relevé que le père Joseph avait dit : « Je ne témoigne pas de ceux qui ont perdu la vie, mais de ceux qui restent ». Et il a ajouté « Nous aussi on ne va pas rester sur ce qui est perdu, sur les reproches entre politiciens, mais se rassembler pour que notre réflexion puisse dominer : qu'est-ce qu'on va faire pour chasser la misère ? ».

Un petit groupe s'est mis en place pour avancer dans les préparatifs.

Un rassemblement aura lieu à la Cour dans la matinée.

Bangui
République centrafricaine
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Roubaix - Vendredi 17 Octobre 2014 - 20ème anniversaire de la dalle

Compte-rendu de l'événement

Pour le 17 octobre 2014 à Roubaix, près de 200 personnes étaient rassemblées devant la médiathèque, esplanade Joseph Wresinski, près de l'hôtel de ville à l'occasion de la journée du refus de la misère et des 20 ans de la dalle de Roubaix, reproduction de celle du Trocadéro à Paris.

Jean Philippe avait 20 ans il y a vingt ans, et il a rappelé comment les militants quart monde ont travaillé durant une année avec les alliés, les volontaires, les élus et les techniciens, l'architecte, pour imaginer ce beau lieu de rassemblement.

Paulette Vienne par la voix d'Huguette a redit son texte d'hommage et Daniel Belin a relu le texte de Joseph Wresinski qu'il avait lu lors de l'inauguration il y a 20 ans.

Denis Vinckier a rendu hommage à André Diligent, sénateur maire de Roubaix qui avait voulu cet hommage au courage des Roubaisiens frappés par la grande pauvreté.

Les autres témoignages portaient sur les combats présents notamment contre la discrimination,  sur l'apport des personnes pauvres à la vie de la cité (Catherine, Roselyne). D'autres associations : comité solidarité avec les Roms, l'Université populaire de Roubaix et l'Univers sont également intervenus avant que le maire de Roubaix Guilllaume Delbar ne conclut en soulignant combien les Roubaisiens quand ils sont rassemblés et fiers et leur cité peuvent inventer des solutions.

Une exposition sur vingt années de 17 octobre à Roubaix et sur les préjugés envers les personnes pauvres a été inaugurée ensuite à l'hôtel de ville.

Description de l'événement

Roubaix : 20ème anniversaire de la pose de la dalle

17h rassemblement autour de la dalle du refus de la misère place Joseph Wresinski, devant la médiathèque.

Premier temps: Célébration du vingtième anniversaire de la pose de la dalle. Témoignages de militants qui ont participé à la conception. Témoignages de représentants de la mairie de Roubaix.

Deuxième temps: hommage aux personnes qui luttent quotidiennement contre la misère. Témoignages de militants, d'associations et d'élus,  engagées dans ce combat. Expo et livre d'or.

Pascal Percq
Roubaix
France

Antananarivo - Vendredi 17 Octobre 2014 - 17 et 18 octobre à Tananarive. Madagascar. Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Compte-rendu de l'événement

« Réfléchissons, décidons, agissons avec ceux qui connaissent la misère. »

Le 17 octobre était commémoré cette année en partenariat avec l’hôtel de ville de Tananarive et le PNUD, le programme de développement des Nations Unies. Le Président de la délégation spéciale de la communauté urbaine de Tananarive, un responsable du PNUD et la ministre de la population étaient présents à la conférence donnée par des membres du Mouvement autour du thème du 17 octobre de cette année.

Monsieur Jean-Pierre a témoigné : « Vivre dans la misère c’est comme des crevasses aux pieds : ça fait mal et ça fait honte. Surtout le manque de considération par des personnes qui sont nos égaux. Nos droits sont violés, nous vivons dans la violence de la misère. (…) Le fait de ne pas réfléchir, ni de décider, ni d’agir ensemble est une grande maladie mortelle et nous avons la responsabilité de la déraciner. Si nous arrivons à nous unir, nous arriverons à éliminer ce fléau. »

Il a aussi exprimé son rêve d’une stèle comme à Maurice pour rendre honneur à tous ceux qui luttent au quotidien contre la misère et en paient parfois le prix de leur vie, et pour faire grandir ce courant du refus de la misère.

Mme Justine a parlé de la solidarité qu’elle met en œuvre avec d’autres personnes de son quartier, après des années de solitude. « Je suis membre d’ATD Quart Monde depuis plusieurs années et je suis habituée à m’ouvrir à d’autres. J’aime aider les autres pour, ensemble, éliminer l’extrême pauvreté et l’exclusion de la société. Avant je luttais seule car je n’avais pas d’amis avec lesquels je pouvais partager mes malheurs. On se sent soulagé lorsque l’on s’ouvre aux autres et lorsque l’on peut aider d’autres personnes, même si on vit soi-même dans la difficulté. »

Des enfants Tapori ont également témoigné avec force de ce qu’ils vivent avec d’autres enfants, à travers l’amitié et des projets menés ensemble. Emilien : « Au sein du groupe TAPORI, j’ai la liberté de m’exprimer et ainsi j’ai partagé avec mes amis les formes d’exclusion que je vivais. Entre amis, nous nous sommes rapprochés et nous avons réfléchi ensemble comment éliminer cette discrimination pour que tous les enfants aient les mêmes droits. Pour éviter qu’une personne ne soit isolée, il faut favoriser les rencontres ; il faut faire l’effort de se rapprocher d’elle car pour elle, le fait de savoir qu’il y a quelqu’un avec laquelle elle peut échanger constitue une force inouïe. »

A travers les prises de parole de personnes qui travaillent dans le projet de coopérative artisanale MMM ( Miasa Mianatra Miaraka : Travailler et apprendre ensemble) et qui ont participé à l’évaluation des Objectifs du Millénaire pour le Développement en bâtissant avec d’autres des propositions pour l’ONU, c’est la fierté d’être entendu et de participer avec d’autres à des projets qui changent la vie pour les très pauvres qui émergeait : « J’invite aussi les dirigeants à bien regarder les gens qui sont en grandes difficultés, ceux qui n’ont pas assez de connaissances académiques, les enfants qui errent dans la rue, ceux qui dorment au bord de la rue, ceux qui vivent dans les campagnes et qui n’ont pas d’accès à l’école, les personnes qui enseignent dans les régions difficiles. J’invite tous les dirigeants à donner la même égalité de chance à tout le monde” concluait Safidy, un participant et militant.

Description de l'événement

Le Mouvement ATD Quart monde Madagascar fêtera, ce 17 octobre 25 ans de présence et d’action à Madagascar. Cette journée marquera le démarrage d’une année jubilaire qui ira du 17 octobre 2014 au 17 octobre 2015. Différentes manifestations auront lieu au cours de cette année.

Deux premiers temps forts sont prévus les 17 et 18 octobre par le Mouvement ATD Quart Monde en partenariat avec le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement), la CUA (Hôtel de ville de la Commune Urbaine de Antananarivo) et la Fondation Telma.

Le thème retenu est : « Ne laisser personne de côté : réfléchir, décider et agir ensemble contre la misère ».

Vendredi 17 octobre dans le salon d’apparat de l’Hôtel de ville

9H-12H : commémoration officielle

14H-17H : conférence débat sur le thème « : « Ne laisser personne de côté : réfléchir, décider et agir ensemble contre la misère ».

Samedi 18 octobre sur le parvis de l’Hôtel de ville

9H-17H, expositions et stands avec diverses associations et organismes engagés dans la lutte contre la misère.

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Parvis et Salon d’apparat de l’Hôtel de ville
Antananarivo
Madagascar