Thème pour 2014
Ne laisser personne de côté : réfléchir, décider et agir ensemble contre la misère

Sélectionnez un pays pour afficher son thème et découvrir les événements liés

Rouyn Noranda - Vendredi 17 Octobre 2014 - Marche silencieuse à Rouyn Noranda

Compte-rendu de l'événement

Rouyn Noranda   -    17 Octobre 2014

Marguerites déposées sur la dalle par Yvette Belanger

Texte lu par Colynette Coutu
Les marguerites ont été choisies par les gens du Carrefour ATD Quart Monde comme symbole de courage et de détermination. Ce bouquet représente les absents d’ici et d’ailleurs.

En effet, la petite marguerite, si simple, pousse et survit n’importe où. Non seulement dans les champs et les jardins mais aussi sur le bord des routes dans le sable et les cailloux et même dans les fentes de trottoir. Il lui suffit de très peu : du soleil et de l’eau, et la voilà qui apparaît toute simple, mais fière.

Chaine déposée sur la dalle par la maman de Carrier et une de ses amies.

Texte lu par Yvette Belanger
La chaîne, c’est le symbole de l’esclavage qui a été aboli. Nous déposons cette chaîne pour dire que la misère, qui enchaîne ceux et celles qui en sont victimes, peut aussi être abolie, à condition que nous nous mettions tous ensemble, parce qu’ »ensemble, on va plus loin. »

Description de l'événement

Comme chaque année, un rassemblement aura lieu à Rouyn-Noranda avec le thème ''Cent Pauvretés''.

Les personnes sont invitées à se retrouver autour de la dalle du refus de la misère.

À 16h30, le rassemblement se mettra en marche, dans un silence ponctué de témoignages, pour rejoindre la place de la Citoyenneté où auront lieu les activités de la Nuit des Sans-Abri.

Ce rassemblement est organisé par ATD Rouyn Noranda, la Table d'action contre la pauvreté d'Abitibi Témiscamingue, le REPAS, le centre Entre Femmes et Ressources Jeunesse

Parc Trémoy parc Trémoy, près des HLM Pavillon Jacques Fiset
Rouyn Noranda
Canada

Gouvernorat de Jendouba, Aïn Draham - Vendredi 17 Octobre 2014 - Célébration de la Journée mondiale du refus de la misère

Compte-rendu de l'événement

A l'occasion de la "Journée mondiale du refus de la misère ", et en partanariat avec l’association locale "Achbel Khemir" jeune association en terme d’âge mais de renommé en terme d’action. Notre association " Sources et Horizons" a organisé une festivité originale de compassion qui fait surgir la vision de nos enfants face à ce fléau « la misère » contre quoi il faut militer et travailler pour sortir du creux de la vague.

Description de l'événement

Dans le cadre de la célébration de la « Journée mondiale du refus de la misère », les associations « Sources et Horizons » et « Achbal khmir » célébrerons cette Journée avec les enfants de l'école primaire de leur village « Ain Draham ». L’événement organisé portera sur le thème "Soyons solidaires contre la misère".

Association : « Sources et Horizons ».

Avenue Habib Bourguiba
Gouvernorat de Jendouba, Aïn Draham
Tunisie

Port au Prince - Vendredi 17 Octobre 2014 - Journée mondiale du refus de la misère en Haïti

Compte-rendu de l'événement

Pa kite pèsonn sou kote.
Reflechi, deside epi aji ansanm kont lamizè.

Témoignage d'une maman de Bébés Bienvenus
lu à l'occasion de la Journée Mondiale du Refus de la misère.
Lakou Don Bosco, Port-au-Prince, Haïti.
Le 18 octobre 2014.

Je suis maman de trois enfants dont le plus jeune est à l'activité « Bébés Bienvenus » d'ATD Quart-Monde.

Mon expérience de travail est variée : j'ai tenu un petit commerce, j'ai fait le ménage chez une dame, je tresse des cheveux. Avec l'argent gagné, je pouvais acheter à manger pour mes enfants. J'ai aussi travaillé dans un hôtel. Je touchais 3000 gourdes. Ce n'est pas beaucoup, mais ça me permettait de me débrouiller, de payer mon loyer, de donner à manger à mes enfants.
J'ai perdu mon commerce. A l'heure actuelle, je tresse seulement des cheveux de temps en temps. Depuis le tremblement de terre, des amis de l'église que je fréquente m'aident à nourrir mes enfants.
Mais parfois, je me sens jugée. Samedi et dimanche, je prends mon sac, monte à Delmas chez ma marraine qui me donne de la nourriture pour les enfants.
Quand je n'ai vraiment rien, mon frère m'aide aussi. Le fait que je sois à la fois maman et papa, a augmenté la misère dans laquelle je vis.

A propos de l'école, l'aînée de mes enfants est en 8e année fondamentale. Elle a du retard mais je prends patience. Le deuxième est en 3e année fondamentale.
Donner à manger à mes enfants et les envoyer à l'école sont deux choses indispensables pour moi.
Le courage, c'est d'abord mes enfants qui me le donnent. Mes enfants m'aiment très fort. Les deux grands m'aident dans les tâches ménagères et veillent sur le plus jeune. Quand je suis couchée, le deuxième vient vers moi et me demande : « Maman, pourquoi es-tu couchée ? Tu pleures ? ». Si je pleure, il se met à pleurer à son tour.
Après le Bon Dieu, ce sont mes amis qui me disent de ne pas me décourager. Quand je leur dis que je me tuerais bien avec mes enfants, ils me répondent : « Ne dis pas ça ! Tu as un ingénieur, un avocat, une infirmière dans ta maison ! »
Je cherche toujours la compagnie pour raconter des blagues afin de ne pas me laisser submerger par les problèmes et par le stress.

Mon expérience dans les groupes :
Quand je dis que je me rends à la commission santé au Centre St Michel, mes voisins sont étonnés.
Ils me disent : « Qu'est-ce que tu as fait pour être là-dedans ? Tu n'as pourtant pas été longtemps à l'école ! Qu'est-ce que tu peux bien apporter comme idées ? »
Je me sens à ma place dans cette commission santé, avec les médecins, l'assistante sociale, les autres participants. Ce n'est pas seulement l'avis du personnel qui est valable mais l'avis de chacun partagé à tous.

A Bébés Bienvenus, je sens aussi que j'y joue un rôle : j'explique à d'autres parents les bienfaits qu'on en retire, tant pour nous parents que pour nos enfants. Partager les idées est vraiment important. J'aime beaucoup quand on entonne des chants en lien avec un sujet de prévention santé.
Je voudrais vraiment que d'autres profitent de ce que j'ai découvert moi-même.

Ce dont je rêve pour mes enfants, c'est qu'ils finissent l'école, qu'ils apprennent un métier pour avoir une vie différente de la mienne. Je prie le Bon Dieu pour qu'ils trouvent du travail et qu'ils puissent ainsi m'aider à rester debout.
Moi-même je voudrais trouver du travail pour pouvoir aider mes enfants avec mes propres forces, comme je l'entends, pour pouvoir vivre comme tout le monde.

Je souhaite que demain, dans le pays, il y ait du travail pour tout le monde et qu'ainsi, on puisse nourrir nos enfants. Je souhaite l'union, la solidarité, la collaboration entre nous tous. Je souhaite qu'il n'y ait plus de violence dans nos quartiers. Les parents doivent pouvoir continuer à lutter pour leurs enfants, avec patience et courage.

Un demain meilleur arrivera.

Description de l'événement

Cette année, en Haiti, nous célébrons la journée mondiale du refus de la misère en partenariat avec LAKOU Don Bosco et l'office de la protection du citoyen (OPC). C'est l'institution nationale de protection et de promotion des Droits Humains ayant pour mission de protéger tout individu contre toutes les formes d'abus de l'administration publique, une structure officielle et indépendante reconnue par la constitution haïtienne.

L'événement aura lieu à LAKOU Don Bosco (Boulevard Harry Truman, Bicentenaire, Port au Prince) le samedi 18 Octobre 2014 de 10h à 12h.

Au programme : Mot de la protectrice du citoyen, Madame Florence Elie pour lancer la journée -Témoignages - Activités culturelles.

Une conférence de presse conjointe entre ATD Quart Monde et OPC se tiendra au local de ce dernier situé au 145, Ave. John Brown, Lalue, Port au Prince le mercredi 15 Octobre 2014.

Boulevard Harry Truman Local LAKOU Don Bosco
Port au Prince
Haïti

Casablanca - Vendredi 17 Octobre 2014 - l'Association « Réseau Éducatif des Arts et de la Culture (REAC)»

Compte-rendu de l'événement

La célébration de cette journée s'est déroulée dans une bonne ambiance. Elle a rassemblé les habitants du quartier et les personnes accueillies par le Centre « Réseau Éducatif des Arts et de la Culture (REAC)».

A cette occasion on a pu  voir :

  • La projection du film « Joseph L'Insoumis » suivi par un débat et une soirée musicale : après le film les spectateurs ont exprimé leur émotion.
  • Une illustration par un jeune chômeur du quartier de l'affiche annoncant le 17 octobre, s'inspirant de celle publiée par le "Forum du refus de la misère".
  • Une exposition sur la grande pauvreté dans le monde et au Maroc : articles de journaux, photos, chiffres et statistiques, extraits de la « Lettre aux Amis du Monde».
  • Une exposition de broderies réalisées par une coopérative de femmes : l'objectif étant de faire connaître le travail de ces femmes et d'inciter les femmes du quartier a créé leur propre projet.

Description de l'événement

l'Association « Réseau Éducatif des Arts et de la Culture (REAC) », se prépare à célébrer la « Journée Mondiale du refus de la misère » de cette année avec les jeunes et les enfants avec qui elle est en lien dans le cadre de ses formations artistiques.

Au programme entre autres :

  • Une soirée musicale et artistique, animée par des artistes et troupes du quartier;

  • Un « show » de l'Aïkido;

  • La projection du film « Joseph L'Insoumis » suivi par un débat.

Cité Béchar el kheir hay mohammadi
Casablanca
Maroc

Port Louis - Vendredi 17 Octobre 2014 - Commémoration de la Journée Mondiale du Refus de la Misère et des dix ans du Dévoilement de la stèle à l’Honneur des Victimes de la Misère

Compte-rendu de l'événement

Ensemble, nous sommes capables »

«  Il y a 10 ans, à Maurice, les familles très pauvres et tous ceux qui s’engagent avec elles, ont voulu inscrire dans la pierre ce message du refus de la misère sur une stèle, rappelait encore Nathalie Gendre. Une maman de Maurice avait dit alors : « Le pain rassis, l’eau sucrée, je connais. Attendre dans la cour de l’école parce que vos parents n’ont pas pu donner les sous de l’écolage, je connais aussi. Aller à la maternité en autobus pour accoucher, je connais. Voir un papa rentrer le soir les mains vides parce qu’il n’a rien trouvé, sentir dans son regard comment il est blessé, je connais aussi. Cette stèle, c’est une partie de moi, c’est une partie de nous. Cette stèle avant qu’elle ne soit là, on l’avait dans notre tête, dans nos rêves. Maintenant qu’elle est là, elle est peut-être dans la mémoire de tous, pour que personne n’oublie. »

En présence de divers représentants d’ONGs, de citoyens, des 3 délégués de l’île de la Réunion à Maurice : Nathalie Grondin, Roseline Samaria et Jean-Louis Véry, de Jacqueline Plaisir, Déléguée générale adjointe du Mouvement International, des personnes ayant connu la pauvreté ont pris la parole au pied de la Stèle. Chacune des interventions a souligné l’importance d’être pris en considération et de réfléchir les projets en concertation avec les personnes qui ont l’expérience de la pauvreté. D’une île à l’autre, Maurice, Madagascar, La Réunion, les témoignages ont mis l’accent sur l’existence de relogements sans possibilité d’insertion économique, ou dans des conditions d’insalubrité, ont évoqué les questions d’éducation ou de travail, appelant à un changement de regard sur les personnes ayant la vie difficile et une autre manière de concevoir les politiques.

« L’école est gratuite à l’Île Maurice, mais pour les parents qui font face à la pauvreté elle ne l’est pas. C’est le manque de moyens, c’est le rejet de l’enfant qui n’a pas d’uniforme, c’est d’être relégué au fond de la classe parce qu’on vous considère ‘une bourrique’. Nous aurions encore beaucoup à dire. Nous voulons avoir le droit à l’éducation, nous voulons que les jeunes sachent lire et écrire. Ainsi ils n’auront pas à aller dans un bureau pour mettre leur pouce sur un papier qu’ils n’auront pas compris. Une autre personne nous a dit : « Le rêve que je veux pour mes petits, si je vis toujours, c’est de les voir réussir, qu’ils ne restent pas toujours en arrière, qu’ils aient une place dans la société ». Autour de moi, des parents ne savent ni lire ni écrire. C’est une forme de violence dans leur vie quotidienne.  »

Des parents d’un quartier de Maurice ont raconté leur expérience d’un projet de formation où ils n’ont pas été consultés. Ils n’ont pas pu y participer à cause d’inondations dans leur quartier, et de leur crainte de laisser leurs enfants seuls. On leur a reproché de n’y avoir pas assisté et même menacés de suspendre le projet, si tous ne venaient pas, ce qui a généré des tensions dans la communauté.« Passez un peu de temps avec nous, apprenez à connaître notre réalité » ont-ils voulu signifier à la société et aux autorités.

http://www.atd-quartmonde.org/La-region-de-l-Ocean-Indien-reunie.html
 

Description de l'événement

Deux activités sont au programme

10h00 à 16h00  

Une exposition sur l’historique des commémorations des « Journée du Refus de la Misère » à l’ile Maurice depuis 1992

16h00 à 18h30       

Des temps de lecture, de silence, de partage interculturel, de témoignages qui rendent hommage à des personnes quoique socialement très fragilisées, ont un message porteur de valeurs et de courage.  

Port Louis Waterfront
Port Louis
Maurice