Thème pour 2012
Mettre fin à la violence de la misère : s'appuyer sur les capacités de tous pour bâtir la paix

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Dole - Mercredi 17 Octobre 2012 - Inauguration d'une dalle

Compte-rendu de l'événement

Photos et interventions lors de l'inauguration de la réplique de la Dalle du Trocadéro en l’honneur des victimes de la misère en présence des associations et des citoyens qui s’engagent pour un monde sans misère.

Soirée avec vidéo, témoignages, chant et partage, organisée par le " Comité 17 octobre dolois".

Description de l'événement

« LA MISERE EST VIOLENCE, REFUSONS-LA »

17 octobre 2012

25ème anniversaire de la journée mondiale du refus de la misère

Monsieur Jean Claude WAMBST, maire de Dole,

Le ‘Comité 17octobre’ de Dole, vous invitent :

mercredi 17 octobre à DOLE :

- à vous rassembler à 11heures sur la petite place, le long du Canal des Tanneurs, à proximité de la maison Pasteur.

Une réplique de la Dalle du Trocadéro en l’honneur des victimes de la misère sera dévoilée en présence des associations et des citoyens qui s’engagent pour un monde sans misère.

A l’issue de l’inauguration un vin d’honneur sera offert par la Mairie.

- à 20h30, à la mairie de Dole, salle Edgar FAURE, pour une soirée avec vidéo, témoignages, chant et partage, organisée par le ‘ Comité 17 octobre dolois ‘

- à venir, les 17 et 18 octobre dans le hall de la mairie de Dole pour découvrir l’exposition : « les fruits de la liberté » sur la Maison de Vacances familiales de la Bise à MESNAY et le Droit aux vacances.

Petite place (long du canal des Tanneurs)
Dole
France

Genève - Dimanche 14 Octobre 2012 - La Journée mondiale du Refus de la misère 2012

Compte-rendu de l'événement

Dans le cadre du 17 octobre, Journée mondiale du Refus de la misère, un groupe de militants genevois a pris la parole pour dénoncer, aux Nations Unies, les violences de la misère auxquelles ils doivent faire face tous les jours.

Cette rencontre avait pour but de rompre le silence en dénonçant ces violences qui conduisent les personnes à l'extrême pauvreté afin d'élaborer des pistes pour bâtir la paix.

De quelle paix parlons-nous ? "Aborder la violence de la misère sans se mettre dans une perspective de recherche de la paix serait se condamner à rechercher des coupables. Mais avoir comme axe de recherche la paix, sans la mettre à l'épreuve de la violence de la misère et de ses conséquences, serait faire de la paix un privilège." (Eugen Brand. Délégué général du Mouvement ATD Quart Monde. Extrait du discours de clôture à la maison de l'UNESCO).

La paix, dans l'entourage et dans la société environnante, c'est se reconnaître mutuellement. C'est pouvoir être utile à sa famille en lui procurant des moyens d'existence digne et pouvoir être utile au milieu des autres. C'est pouvoir affirmer sa personnalité et être ne paix avec soi-même.

La paix n'est pas basée sur le silence de celui qui courbe la tête parce qu'il se sait privé des moyens de se défendre. Face aux violences subies qui peuvent créer des préjudices à vie, ce sont les institutions et les États qui sont appelés à faire le premier pas pour rétablir le dialogue, en créer les conditions et en finir avec toutes ces violences. En résistant à la violence de la misère, les plus pauvres nous invitent à comprendre ce qu'est la paix afin de la bâtir avec tous dans le monde.

Voici le texte lu par ce groupe de militants lors de la célébration du 17 octobre 2012, à l'ONU:

A l'occasion de la démarche entreprise par ATD Quart-Monde et en se basant sur les propos de Joseph Wresinski qui déclarait « la violence du mépris et de l'indifférence crée la misère car elle conduit inexorablement à l'exclusion, et le rejet de l'Homme par les autres Hommes. » , nous avons écrit, à Genève, un article sur la base de témoignages suisses.

Cette prise de parole aujourd'hui en est un aperçu:

Trop souvent, les institutions et les politiques instaurent des projets de lutte contre la misère sans écouter les personnes concernées. Ces violences participent à la non reconnaissance de ces personnes comme des êtres humains.

Un homme affirmait, en parlant de son vis-à-vis à l'assurance maladie : « C'est comme s'il n'y avait que mon nom sur des papiers, que je n'existais pas en tant que personne en chair et en os; ce qui me fait le plus souffrir, c'est le mépris de l'indifférence ».

« Le service social me disait : « On vous payera un appartement quand vous aurez la garde des enfants. » Et, au foyer où mes enfants sont, on me disait : « Vous aurez vos enfants quand vous aurez un appartement. » Tout le monde se renvoyait la balle et à un moment, j'ai pété un câble et j'ai dit : « Il faut vraiment que vous vous mettiez d'accord parce que là, je n'en peux plus et mes enfants n'en peuvent plus non plus. »

Une autre ajoutait : « Dans le monde du travail, nous sommes régulièrement sous-évalués. J'ai travaillé comme cuisinière dans une garderie et des lois ont changé. J'ai été licenciée car je ne bénéficiais d'aucun diplôme. Je devais avoir un diplôme pour pouvoir continuer le travail que j'avais fait pendant des années. Je revendique le fait que nous avons tous des capacités, pour une activité ou pour une autre ! »

« On pourrait et on voudrait travailler, mais on ne nous en laisse pas l'occasion. Je comprends pourquoi c'est important pour certaines personnes de dire : je suis toujours une personne autonome. J'aimerais arriver par moi-même à me débrouiller. Mais le fait de toujours avoir des échecs cela m'immobilise, me paralyse, cela m'enlève toute force de me battre, de lutter. On m'a tellement souvent dit : « De toute façon, vous n'êtes pas capable. Vous ne savez rien faire. Vous êtes nulle ». Pour finir, j'ai commencé à le croire. »

« Nous sommes conscients que la société avance, qu'il y a un tas de choses qui s'améliore, la santé par exemple ... Mais nous, nous ne faisons pas partie de tout ça, nous sommes vraiment mis de côté. Nous avons des droits, mais ces droits là, ils sont sous conditions de contrôle, de contraintes. Nous ne pouvons pas dire les choses. Si on s'oppose ... on peut perdre la garde de notre enfant, par exemple. La peur des conséquences nous empêche de nous défendre. »

« A un certain moment, nous renonçons à nous battre parce que pour nous, il n'y a aucune issue. Nous renonçons même à nous mettre en colère car quand nous le faisons, on nous le reproche. Nous n'avons pas le droit de nous excuser. La colère, pour nous, n'est plus un droit. »

Sans paroles à mettre sur les violences subies, il est parfois compliqué de penser cette souffrance quotidienne sans se refermer sur soi, comme le témoigne cette femme: «Trop souvent, on nous dit qu'on est nul, que c'est notre faute. Cela nous a donné la hargne, nous a poussé à être violent, envers les autres ou envers soi. Les paroles violentes, je peux les renvoyer aux autres, mais les agressions physiques, c'est contre moi que je les fais car on apprend à être dur avec soi, à se refermer sur soi. C'est trop difficile de prendre du recul quand on a des difficultés et donc ne pouvant prendre du recul, on pète les plombs, on s'enferme, on a peur, on devient méfiant et cela nous paralyse. »

De plus, les politiques sont pensées sans les personnes concernées. Pourquoi les personnes vivant en situation de précarité ne pourraient-elles pas participer aux réformes concernant la précarisation ? « J'écoutais, lors d'un débat sur le chômage, une personne qui est à l'aide sociale. Elle s'exprimait très bien et expliquait avec clarté son parcours mais également comment les nouvelles politiques sociales aggravaient d'avantage sa situation. Cependant, à chaque fois que les politiciens lui répondaient, ils disaient : « Mais madame, vous êtes un cas unique, peut-être que notre politique vous a oubliée mais pour le reste notre loi fonctionne parfaitement. » Cela devant une cinquantaine de personne dans la même situation qu'elle. »

Enfin, ce n'est qu'à travers le dialogue et la durée que nous pouvons entrevoir des pistes pour bâtir la paix:

Le rapport de confiance doit être un objectif à rechercher. Si la personne en face de toi accepte le dialogue, si elle se laisse connaître, une relation de confiance peut être possible. Sans cette relation, le dialogue s'avère trop souvent inexistant. Une femme nous confiait: «Moi la première fois que je suis allé voir un psychologue, j'étais obligé par l'école parce que j'avais un comportement … déplorable. Je lui ai dit d'emblée : « Moi je ne vous dis rien tant que vous ne me parlez pas un peu de votre vie et que je ne vous connais pas. » Je lui ai imposé cette règle dès le départ. Parce que moi je ne veux pas parler de ma vie à une personne dont je ne sais rien parce que dans ce cas là, je prends un tas de pierres et je lui parle. »

« C'est tout un travail sur soi-même de laisser sortir ses émotions. J'ai appris cela lors de séjours conviviaux pour des familles qui vivent des difficultés, qui consomment aussi. On m'a permis de m'exprimer dans des petits groupes. On a attendu que j'arrive à sortir les mots. J'étais pourtant timide, je ne m'exprimais pas. Et maintenant j'arrive à plus exprimer mes sentiments. Cela s'apprend. Avoir le temps pour prendre confiance afin de prendre la parole. De plus, on a réappris à se mettre en relation avec d'autres personnes, à accepter justement la différence. »

* * *

Vous pouvez découvrir ci-desssous la vidéo présentée à l'ONU le 17 octobre 2012, lors de la 25ème Journée mondiale du refus de la misère - Genève, Suisse.

See video

Description de l'événement

Le Collectif 17 Octobre vous invite à célébrer la Journée mondiale du Refus de la misère, le dimanche 14 octobre, à l'Espace Solidaire Pâquis (49, rue de Berne - Genève) et le 17 octobre, aux Nations Unies.

Le dimanche 14 octobre, à l'Espace Solidaire Pâquis:

Pour débuter cette journée, nous vous invitons à venir partager un temps convivial à partir de 10h30 à la suite de quoi, nous vous proposerons une table ronde ouverte à tous, sur le thème: "La misère est une violence". A partir de 12h30, un repas convivial vous sera offert puis, après une présentation du projet du 25e anniversaire de la Journée mondiale du Refus de la misère, vous pourrez participer aux animations ludocréatives proposées par les Créateliers.

Le mercredi 17 octobre, à l'ONU:

Afin d'obtenir votre accréditation à temps, veuillez envoyer, avant le 10 octobre, votre nom et prénom (qui figurent sur la pièce d'identité que vous devrez avoir sur vous pour rentrer aux Nations Unies) à l'adresse mail suivante:                                        alban [dot] bordeaux [at] quart-monde [dot] ch

L'adresse et l'heure du rendez-vous vous seront communiqués en guise de réponse.

49 rue de Berne
Genève
Suisse

Bruxelles - Mercredi 17 Octobre 2012 - Comment associer les personnes en situation de pauvreté au processus décisionnel politique ?

Compte-rendu de l'événement

Quelques photos de l'événement

Description de l'événement

Le 17 octobre est la "Journée Mondiale du refus de la misère". Alors que la crise économique et sociale ne cesse de s'aggraver, il est plus que jamais nécessaire de réfléchir sur la façon de créer des politiques efficaces, en associant les personnes concernées.

A cette occasion, l'Intergroupe du Parlement européen «Extrême pauvreté et droits de l'Homme, Comité Quart Monde" organisera une conférence au Parlement européen de 15h00 à 18h00 le 17 octobre 2012, dans la salle JAN 4Q1.

Dr Abhijit Banerjee, auteur de "Repenser la pauvreté" - lauréat du Prix "Financial Times Goldman Sachs Business Book of the Year 2011"- et professeur d'économie au MIT, prononcera un discours qui sera suivi par des tables rondes avec Benoît Coeuré de la Banque centrale européenne et Diana Skelton, Déléguée générale adjointe d'ATD Quart Monde.

Si vous souhaitez participer à cette rencontre merci de remplir le formulaire en ligne.

Programme :

15h00 : Comment associer les personnes en situation de pauvreté au processus décisionnel politique ?
Discours d’ouverture : Martin Schulz, Président du Parlement européen. (confirmé)

1ère partie : Discussion publique : l’Economie de la pauvreté : Comment associer les personnes en situation de pauvreté au processus décisionnel politique ? Discours d’ouverture : Professeur Abhijit Banerjee
Presentation par Abhijit Banerjee, co-auteur (avec Esther Duflo) de Poor Economics : A Radical Rethinking of the Way to Fight Global Poverty - primé livre économique de l’année 2011 par the Financial Times, professeur d’économie au MIT. (confirmé)
Questions / Réponses

Table ronde 1 : Point de vue interne de la crise de l’Euro et de l’extrême pauvreté. (1 heure, débats avec les participants).
Benoît Coeuré, Membre du Conseil d’administration de la Banque Centrale européenne. (confirmé)
Sylvie Goulard, Députée européenne, ADLE coordinateur de la commission ECON, Présidente de l’Intergroupe (confirmée)
Jürgen Klute, Député européen, GUE coordinateur de la commission ECON, Vice-président de l’intergroupe (confirmé)
Moderateur : Peter Spiegel, Financial Times

Table ronde 2 : Point de vue externe des politiques de lutte contre la pauvreté (1 heure, débat avec les participants)
Projection d’une vidéo d’ATD Quart Monde des projets menés avec des personnes en situation d’extrême pauvreté.
Diana Skelton, Déléguée générale adjointe du Mouvement international ATD Quart Monde (confirmée)
Charles Goerens, Député européen, membre de la Commission développement (confirmé)
Patrizia Toia, Députée européenne, vice-présidente du group S&D, vice-présidente de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (confirmée)
Moderation : Beda Romano, il Sole 24 Ore

Conclusions

18:00 : Pour ceux souhaitant participer : brève cérémonie devant la Dalle commémorative aux victimes de la misère, devant le Parlement européen.

60, Rue Wiertz Parlement Européen
Bruxelles
Belgique
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Roanne - Mercredi 17 Octobre 2012 - Rassemblement et marche à 14h30

Compte-rendu de l'événement

Vous pouvez découvrir quelques photos de la journée...

et télécharger ( ci-dessous ) les planches contacts de toutes les photos.

Description de l'événement

ROANNE : JOURNEE MONDIALE DU REFUS DE LA MISERE

MERCREDI 17 OCTOBRE 2012

« La misère est violence .Refusons-la »

Programme  :

  • 14h30 : rassemblement dans la cour d’Honneur du Lycée JEAN PUY, rue Charles de Gaulle. Musique par des enfants instrumentistes.

15h : de la cour d’Honneur une marche rejoindra le square René CASSIN via les rues Maréchal Foch et Sully.

  • 15h15 : au square, les enfants qui auront fait des feuilles avec des messages pourront les accrocher sur un arbre, des témoignages seront ensuite entendus, puis expression libre de tous citoyens, conclusion des associations.

  • 16h : goûter offert sur place aux enfants par le service jeunesse de Roanne.

Roanne
France

Beyrouth - Samedi 17 Novembre 2012 - Journée du refus de la misère à Beyrouth

Compte-rendu de l'événement

La célébration de cette Journée avait commencé par une marche dans le quartier, escortée par la police municipale et photographiée par quatre chaînes de télévision. Les enfants portaient de grandes fleurs multicolores en crépon et les mamans des feuilles de couleurs sur les quelles il est marqué : Dignité, Solidarité, Courage, Amour, Paix, Union...
Au Squart la célébration a été organisée comme suit : hymne national Libanais, mot sur la « Journée mondiale du refus de la misère », minute en mémoire de tous ceux qui luttent au quotidien, chants des enfants, témoignage, pièce de théâtre. Pour finir les participants ont planté un arbre dans le jardin souvenir de notre refus commun de la misère.
La pièce de théâtre avait été écrite par une maman. L'histoire racontait comment un homme rejeté de son village parce qu'il est pauvre, mal vêtu et mal connu. Il a quitté son village et se retrouve accueilli dans un autre village. Dans ce dernier on découvre qu'il est un homme sage qui peut souvent servir de médiateur quand il y a des problèmes entre les habitants. Un jour, dans son village d'origine, il y avait un grave problème et on vient demander l'aide du médiateur et on
découvre alors que celui qui a été repoussé est celui dont aujourd'hui on apprécie les qualités.
Le nombre des participants était  de 200 personnes
un peu près qui venaient du quartier de Nabaa. Il y avait aussi des amies venant des quartiers voisins. Il y avait de la joie et de l'intérêt...

Description de l'événement

Avec l'aide des amis le centre " Beitouna " organisera cette année pour fêter la Journée mondiale du refus de la misère, une marche et une pièce de théâtre qui sera jouée avec les enfants. Le programme de cette journée sera comme suit:

16h00 : Départ de la marche des familles devant le centre " Beitouna "

16h30 : Célébration au jardin public de "Borji Hamoud " sous le pont :

  • Hymne national
  • Présentation de la Journée
  • Minute de silence
  • Chants des enfants
  • Témoignages
  • Théâtre joué par les enfants
  • Plantation d'un arbre mémorial.
Beyrouth
Liban