Une présentation du CAPDF
Groupe réuni pour le 17 octobre 2012

Le CAPDF est une organisation féministe qui, en tant que telle, a adopté les stratégies de «politique entre femmes» dans des milieux ruraux, pour répondre aux besoins des femmes de disposer d’espaces autonomes, permettant d’échanger et de faire l’apprentissage de connaissances personnelles et collectives. Il s'agit de renforcer et d’enrichir les pratiques sociales et politiques mais aussi la vie personnelle des femmes. Tous ces idéaux n’ont pas connu les résultats escomptés parce que les femmes rurales, en raison de barrières culturelles, ont du mal à envisager l’égalité entre sexes.

Pour résumer, la déconstruction des idées et les conceptions «androcentriques» ont, pendant des années, sous-estimé, déprécié et ignoré les femmes en tant qu’actrices dans la société et en tant que sujets de droit. En rapport avec ce que nous vivons au quotidien et, en dépit des charges des femmes, elles se marginalisent elles-mêmes, car au début elles avaient manifestement participé aux différentes rencontres, et peu après elles ont avancé des motifs que nous n’avions pas du tout pris en compte.

C'est pourquoi nous avons pensé leur proposer avec nos moyens une sensibilisation à la «pédagogie du genre» et à la «pédagogie féministe» basée sur leurs expériences de vie et sur la domination masculine qu'elles subissent en tant que femmes. Le CAPDF se retrouve encouragé par ses membres lors de différentes festivités (le 08 mars, le 16 oct) ou d'occasions d'assistance humanitaire (deuils, accidents...). Les femmes se mobilisent alors entre elles en cotisant, souvent en nature ou en espèce, pour une cause avérée. Ces types d’actions si stimulatrices sont des jalons dans les progrès de notre organisation. C’est ainsi qu’au sein de notre association on cherche à concilier toutes ces opportunités avec une approche éducative adéquate à condition que la femme rurale sorte de la domination et du fatalisme.

Le combat dans notre contrée sera encore long : la prise de conscience personnelle et collective par rapport à une notion subjective demande à la femme d'analyser sa propre expérience en matière de participation et d’organisation, mais aussi d'être encouragée à créer des scénarios de changement. Le hic est là! De telles initiatives se veulent mobilisatrices et fédératrices du plus grand nombre d’acteurs et nous avons l'espoir qu’avec le concours des uns et des autres nous vaincrons.

Astride B. B., RDC

( voir aussi l'événement organisé à l'occasion du 17 octobre 2012 pour le lancement de la campagne «  refus de la misère » )