Proximité de dates pour fêter la Journée Mondiale et la fête de l'Aid el Kébir
Refuser la misère

A l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère 2013, des membres et amis du Mouvement ATD Quart Monde, notamment au Sénégal, ont souligné la proximité de dates entre cette Journée et la fête de l'Aïd-El-Kébir. Dans plusieurs pays, des amis du 17 octobre, de confession musulmane, relèvent l'importance de fêter ces deux évènements chacun à leur manière, en mettant en avant des valeurs qui leur sont communes.

La fête de l'Aïd-El-Kébir représente une occasion d'apporter de la joie autour de soi, de partager et de se rapprocher des personnes isolées. Elle offre également l'occasion d'entretenir et de renforcer les liens entre les membres de la famille, les proches, les voisins, les amis, en leur rendant visite. Dans certains pays, cette fête est aussi le temps du pardon. Plusieurs personnes choisissent de la vivre dans des orphelinats ou dans des maisons de retraite. D'autres profitent de cet événement pour aider les familles qui n'ont pas les moyens d'offrir le sacrifice du mouton.

Ces valeurs de partage et de communauté qui n'oublient personne se retrouvent très présentes dans la Journée mondiale du refus de la misère.

Pour tous celles et ceux qui, à travers le monde, célèbrent l'Aïd El Kébir :« Très bonne fête dans la joie de la rencontre », et très bon 17 octobre à toutes et tous.

Adonis est un correspondant du Forum du refus de la misère. Il nous partage comment il a pu célébrer la Journée mondiale du refus de la misère qui a coïncidé cette année avec la fête de l'Aïd El Kébir.

«...Je vous souhaite une bonne fête de l'Aïd El Kébir. Cette année la date de la Journée mondiale du refus de misère était spéciale car elle a coïncidé avec la date du célébration de la fête de l'Aïd El Kébir. Cette coïncidence de date a apporté beaucoup de rayons de soleil aux plus démunies...La violence de la misère n'a certes pas reculé mais elle a pris congé le 17 octobre à Casablanca. A cette occasion, j'ai décidé de passer du temps pour échanger avec des patients seuls et abonnés à l'hôpital où je fais mon stage dans le cadre de mes études de médecine. Une manière de leur faire oublier leurs soucis et de créer une ambiance de fête autour d'eux. Ce jour là des membres des familles des autres patients ont apporté des plats préparés à l'occasion de la fête de l'Aïd El Kébir qui ils ont partagé avec les autres. J'ai vu dans le visage de ces patients une joie que j'ai eu du mal à voir la veille. Le 18 Octobre, j'ai pu m'occuper d'un patient qui avait des plaies très infectées et qui était abandonné dans les couloirs des urgences depuis trois jours. Personnes de l'équipe médicale ne voulait le prendre en charge à cause de son « odeur ». C'est ainsi que j'ai appelé un collègue à moi et je lui ai parlé du 17 octobre. Ensemble, nous avons pansé les plaies de ce patient et l'avons installé sur un brancard car il était au sol depuis son arrivé et l'avons confié à une infirmière »