Prise de paroles 17 octobre 2021
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Construire l’avenir ensemble : mettons fin à la pauvreté persistante en respectant toutes les personnes et notre planète

La Banque Mondiale souligne que pour des millions de personnes, la crise du COVID-19 ne sera pas un phénomène de courte durée. En 2019, le rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme faisait le même constat concernant les crises climatiques à venir. Il soulignait que « le changement climatique menace de défaire les progrès des 50 dernières années en matière de réduction de la pauvreté ».

Un thème d’actualité

« Le thème est très présent dans ce que vivent certaines familles actuellement – encore plus fort à cause des mesures en lien avec le coronavirus. Des parents qui n’ont plus le droit de voir leurs enfants en foyer, des enfants qui ont de la peine à suivre à l’école à cause d’un manque d’égalité de chances, etc...[…]. » Michael, Suisse
« Avec la pandémie, il y en a (des jeunes) qui ont abandonné leurs études, les parents ne pouvant pas les aider ». Christiane., Belgique
« Ce thème nous permettra, dans nos organisations, d’approfondir l’écologie humaine …En s’intéressant aux sociétés humaines dans leurs liens avec leurs milieux de vie.» Jean, Rwanda
« J'aime beaucoup le fait d'insister sur le respect des Personnes et le respect de la Terre. Ce sont des notions qui, à mon sens, ont besoin d'être dites et redites, car ça ne va pas forcément de soi de parler des deux à côté. » Coraline, Belgique

La question de la pauvreté persistante

 « A l’occasion du 17 octobre 2020, Madame Marie avait dit : “Au village, mes parents m’ont élevée grâce à l’activité agricole. Cette activité me permet de nourrir et de scolariser mes enfants. J’ai donc hérité de toutes les techniques de mes parents. La saison dernière, je n’ai rien récolté sur notre terrain inondé par les eaux du Fleuve Congo. C’est pour cette raison que je suis venue semer du maïs et de la courge sur ce terrain de notre ONG ». Comme Madame Marie, il existe encore en République Démocratique du Congo et dans d’autres pays du monde beaucoup de familles et de personnes qui     héritent de ces activités pour changer leur vie. Mais, leur situation de précarité reste la même ou se détériore davantage à la moindre catastrophe environnementale ou sociale. » Justin, RDC
« Il y a un couple qui avait un enfant, le père est parti en voyage. Il a laissé sa femme avec l’enfant. A l’école, on a demandé à ce que l’enfant vienne verser ses frais de scolarité. Chose que la maman ne pouvait pas faire: elle a demandé à son frère, de lui donner de l’argent pour qu’elle paye les frais de scolarité. Son frère lui a dit qu’il n’en était pas question... Et pour qu’il puisse lui donner l’argent, elle n’avait qu’à envoyer la carte grise de sa moto comme garantie. Une moto que le mari venait de payer pour sa femme. Elle a donné la carte grise de sa moto à son propre frère pour prendre l’argent pour payer la scolarité de son enfant. Quand son mari est venu, il a remboursé l’argent, et lui récupéré la carte grise de la moto de sa femme. Aujourd’hui, l’enfant est en 7 ème année de médecine. » Richard, Burkina Faso
« On avait fait une promesse à mon fils qu’on va lui donner un emploi. On lui avait demandé des photos passeport, une lettre de demande d’emploi, et en fin on lui avait demandé de payer une somme de 50$ pour qu’il soit admis dans le travail. J’avais déjà épargné dans l’Association Villageoise pour l’épargne et le crédit (AVEC)  une somme de 30$. Je l’avais retirée et la lui donner pour qu’il supplie le responsable. Il est partie avec et a été admis. Je m’imagine, si je n’avais pas cette somme dans l’AVEC, mon fils n’allais pas trouver du travail » Maceline, M’RHUGIRINKA, RDC

Le respect de toutes les personnes

« Cela me fait penser à l'injustice de la personne arrêtée injustement et à l'Atikamek qui est morte seule et insultée. On doit tous être mis sur le même pied d'égalité, les autochtones, toutes les cultures et la Planète. Une femme qui ne peut pas travailler parce qu'elle est trop grosse ou une personne qui ne peut pas louer un appartement à cause du nombre de ses enfants. Il faut en venir à briser ces injustices. Nous ne devons pas nous discriminer entre nous. On ne connaît pas le désespoir de chacun. » ATD Canada
« […] dans ma communauté, nous n'avons pas de droits fondamentaux, nous n'avons pas accès à un environnement sain. Parfois, nous avons le sentiment que l’État nous oublie.» Julia, Pérou
« La semaine dernière, je me suis fait mal à la jambe, mais je n'ai pas pu passer de rayons X parce que je n'avais pas les moyens de faire le test COVID-19. » Lucia, Bolivie
« Pour casser le cercle de la pauvreté cela passe par l’éducation des filles. Les filles arrêtent trop tôt leur éducation et après elles se retrouvent mères. Des fois pour elles c’est difficile de gérer les comptes, de bien savoir lire, etc. Il faut encourager les filles d’aller plus loin dans leurs études » Aminetou, Mauritanie
 

Le respect de notre planète

« J’ai bien peur que concentrés sur la COVID-19, nous oublions les problèmes climatiques, environnementaux, politico-économiques et sociaux. » Maria, Ile Maurice
« Dans des pays comme le Guatemala, et il n'est pas le seul dans le monde, le changement climatique est en train d'empirer la situation des personnes dans l'extrême pauvreté. Et même des personnes de la classe moyenne sont en train de basculer dans la pauvreté » Max, Guatemala
« Nous pouvons aussi replanter dans les quartiers, selon le type de plantes qui s'y trouvent, les ingénieurs peuvent nous guider. Nous pouvons planter des choses naturelles et non artificielles. Nous pouvons faire de la publicité à la radio, nous pouvons nous former. » ATD Bolivie
« …Nous avons observé directement comment le changement climatique et la dégradation de l’environnement peuvent conduire les gens vers le pire niveau de pauvreté et les rendre sans espoir. C’est un point sensible et important pour des pays comme le Bangladesh. » Mati, Bangladesh

L’importance de la Journée du 17 Octobre

« Les gens pensent que c’est normal qu’il y ait des gens qui vivent dans l’extrême pauvreté. […] Grâce à la journée du 17 Octobre, une journée pour rendre hommage aux personnes qui militent pour la lutte contre la misère, c’est une occasion pour nous de faire comprendre au monde que la misère est l’œuvre de l’homme et que seuls les hommes peuvent la supprimer, de comprendre que la misère n’est pas une fatalité et qu’elle peut être éradiquée.

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