Pour un développement durable qui ne laisse personne de côté : le défi de l’après-2015
Séminaire en Bolivie

En 2000, les Objectifs Millénaire du Développement ont été adoptés par les Nations Unies pour réduire de moitié l’extrême pauvreté en 2015. Pour constater leur impact, ATD Quart Monde a évalué les OMD en partenariat avec des populations vivant dans la grande pauvreté, en impliquant plus de 2000 personnes de 12 pays à la fois du monde entier dans une vaste recherche-action participative.

Les résultats de cette recherche sont présentés dans notre rapport « Pour un développement durable qui ne laisse personne de côté : le défi de l’après-2015 ».

Quelle motivation pour notre démarche ?

Bien que son éradication soit le but principal des OMD, l’extrême pauvreté est encore présente dans le monde entier. Il est urgent de reconnaître la violence de cette misère. Les membres d’ATD Quart Mode ont donc décidé de lancer ce projet pour faire entendre l’expérience de ceux laissés de côté par le développement actuel.

Information à Maubeuge - France (2013)

‘‘Même dans la misère, un homme a des idées. Si personne ne reconnaît ces idées, il s’enfonce encore plus dans la misère.’’ (Un participant du Burkina Faso)

Comment avons-nous évalué les OMD ?
Nous avons choisi de travailler aux côtés des personnes en situation de pauvreté, dans une démarche de recherche action participative. Nous avons mis en place des rencontres régulières avec ces personnes pour leur permettre de prendre la parole, et elles ont rencontré par la suite des acteurs professionnels du développement au cours de séminaires, pour partager leurs réflexions et construire des propositions communes.

Quel résultat pour cette recherche ?
En travaillant aux côtés des personnes en situation de pauvreté, nous avons constaté que le recours aux statistiques globales a donné l’illusion que les OMD avaient été en partie atteints, alors qu’ils ont une fois de plus laissé de côté les populations les plus marginalisées, empirant même parfois leur situation.

Lutte contre les innondations - Senegal (2012)

Comment expliquer ce résultat ?
Les programmes de développement fonctionnent très souvent contre les personnes vivant dans l’extrême pauvreté, et non avec elles. Il faut prendre en compte l’histoire et le savoir des personnes qui vivent l’extrême pauvreté afin de lutter efficacement contre elle.
L’éducation et la formation pour tous, piliers du développement, doivent être pensées comme un partenariat et une coopération entre enseignants, parents, élèves et communautés. Les programmes doivent être adaptés au besoin de l’ensemble de la communauté.

Il faut lutter contre les discriminations et encourager le partenariat avec les personnes vivant dans la pauvreté, afin qu’elles soient réellement prises en compte par les politiques de développement. La participation ne doit pas se limiter à une simple consultation.

Pour aller plus loin...

Rapport : « Vers un développement durable qui ne laisse personne de côté : le défi de l’après-2015 », téléchargeable dans son intégralité sur notre site,

Vidéo : « On se bat tous les jours contre la misère », 

Video «OMD post 2015», 6

Webdoc : « Ceux qu'on n'entend pas » sur la participation citoyenne des plus pauvres,

Livre: