Paroles pour le 17 octobre
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Ici, nous vous proposons deux documents.

  • Dans le premier, des mots d'enfants, sur leurs droits, l'amitié, la vie difficile à cause de la pauvreté, ou encore leurs rêves.
  • Dans le deuxième, des paroles de jeunes et adultes relatant des efforts de tous les jours, des actions avec et pour les droits de l'enfant.

Vous pouvez utiliser ces paroles dans vos préparations, pour les mettre en valeur ou pour faire exister des personnes d'autres pays, pour cette Journée mondiale du refus de la misère 2019.

Extraits

Nos rêves, nos droits

"Je voudrais que les maisons soient moins chères pour les personnes pauvres parce qu’il y a beaucoup de bestioles chez nous. Je rêve que tous les enfants puissent aller en vacances avec leur famille à la mer pour avoir de bons souvenirs après." (France)

"Étudier est un droit. Ne pas pouvoir aller à l’école est une violence. Manger est un droit. La faim est une violence." (Tapori, Madagascar)

Les enfants sont acteurs

"J'ai choisi d'apprendre un métier afin d'aider ma mère et mes frères qui travaillent dans les galeries de charbon. J’aimerais grâce à cet apprentissage m’éloigner de la rue." (Adil, Maroc)

"On veut être ami avec d'autres enfants. On n’attend pas qu’ils viennent vers nous. On va vers eux, pour jouer ensemble, être copain, parler avec eux, ne pas se disputer, et partager." (Hadjira, Ile-Maurice)

Défendre les droits de mes enfants

"Avec Doña Telma, enfants, nous vivions dans le même bidonville. La vie de sa famille étant très difficile, elle n’a jamais pu aller à l’école. Sa situation a eu des conséquences sur la scolarité de ses propres enfants, mais petit à petit elle a pris confiance en elle.

Une fois, elle est allée dormir devant l’école: le plus jeune de ses enfants avait dépassé l'âge pour étudier dans la classe correspondante, si bien que l'accès lui avait été refusé. Doña Telma a insisté jusqu’à ce que la directrice sorte et lui dise : “Vous n’êtes pas fatiguée ?” Elle a répondu : “Si, je suis fatiguée, mais je veux que mon enfant puisse étudier pour qu’il ait une vie meilleure plus tard.” Cette force qu’elle a acquise, elle peut la partager aujourd’hui avec d’autres pères et mères." (Guatemala)

En milieu précaire on apprend à renoncer

Petit, tu n’as pas conscience que tu viens d’un milieu précaire. A partir d’un certain âge, tu te rends compte que tes parents essaient de faire tout ce qu’ils peuvent, mais que la situation leur pèse beaucoup.

A l’adolescence, quand tu vas chez des amis, c’est difficile de voir que leurs parents n’ont pas les mêmes conversations, préoccupations que les tiens. Nous à la maison, on parle des problèmes d’argent. Quand je suis chez une amie, sa mère nous parle des expositions d’oiseaux qu’elle a visitées. Parfois, je me sens mal et triste pour mes parents. Sans argent, c’est difficile de pouvoir s’évader.

La ressource principale pour surmonter tout ça, c’est ta famille, car elle sait ce que tu vis. (Suisse)

Les enfants montrent le chemin

Un homme habitait avec sa famille une petite maison en terre battue, et personne n’osait lui rendre visite.

Un jour lors d'une rencontre des enfants du groupe Tapori, l'un d'eux avait dit : “Je ne peux pas être en paix si mes amis ne dorment pas bien. Quand on parle du droit d’avoir une maison, je pense aux enfants voisins qui n’ont pas où dormir.”

Avec le soutien du papa d’un enfant du groupe, ils proposèrent leur aide pour réparer la maison.  Petit à petit les jeunes et les parents s’y associèrent. Et avec l’apport de toute la communauté, la maison fut construite.

Cet homme a retrouvé sa place dans sa communauté, et avec lui est née la dynamique des « familles solidaires ».
(R.D. Congo)

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