Notre quartier
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Des petites ruelles, des fils électriques dans tous les sens, des dessins sur les murs, des enfants qui jouent sur les trottoirs, les bruits des voitures et des vélos, les pleurs des enfants, des petites maisons entassées, des histoires de misères qui ne finissent pas... C'est l'image que porte chacun de nous sur le quartier de «Nabaa» et que les médias font circuler.
Mais pour ses habitants, Nabaa est beau! «C'est un quartier où vivent en harmonie, et en respect, des personnes de différentes origines et religions (Chrétiens, Bouddhistes, Musulmans...). Ce n'est pas partout au Liban qu'on trouve ce vivre ensemble... Au début, il fait peur mais c'est une richesse parce que cela nous ouvre au monde. C'est là que nous vivons et où nos enfants grandissent».
Le centre «Beitouna» a été créé en 1999 à l’initiative de ses habitants pour apporter du soutien à des familles du quartier en grandes difficultés. Face à cette situation, avec l'aide des Sœurs, ils ont créé un petit comité pour accueillir tous ceux qui en avaient besoin. Le centre est né d'un petit local pour les recevoir.
Sa survie est assurée par les moyens dont les habitants disposent. Sœur Thérèse explique : «Un jour, avant les fêtes de fin d'année, une jeune fille est venue nous voir et nous a donné sur ses économies 10 livres libanaises. Une mère, avec plusieurs enfants à charge, donnait, de temps à autre, un peu d’argent. Des amis nous aident à payer le loyer. Les gens aiment aider, aussi nous acceptons leurs aides».
«Au début nous pensions rester au côté des personnes isolées et marginalisées. Puis, nous avons développé d'autres actions de solidarité entre les habitants, comme la colonie de vacances avec les familles, des cercles de dialogue autour de thèmes comme l’éducation des enfants, la dignité..., une bibliothèque pour les enfants et une coopérative pour l'achat de nourriture en gros ce qui revient moins cher. Cette coopérative assure la nourriture de 35 familles». Des fêtes sont organisées pour célébrer le 17 Octobre. À propos de cette Journée, Leila disait :«l’activité la plus importante pour moi c’est la célébration du 17 Octobre, qui nous permet de faire entendre nos voix pour que la justice et les droits soient respectés».
Des fêtes de fin d'année font aussi entrer la joie chez les familles du quartier.
Sœur Thérèse assure l'écoute et un comité de mères, de pères et de bénévoles, assure le suivi des différentes activités. Le centre compte aujourd'hui 40 familles. Dans le futur, il cherche à créer un site internet que les mères alimenteraient en commentant des photos, apprenant ainsi à utiliser un ordinateur.
Témoignage de Jacqueline à propos de son engagement au sein du centre Beitouna :
«Au début c'était ma fille qui venait au centre pour participer à la Bibliothèque avec d'autres enfants. Après, j'y suis entrée. Je suis contente que mes enfants viennent au centre. Ils apprennent à aimer les gens, à ne pas faire la différence entre les personnes, à donner sans réclamer... Beitouna est leur famille, c'est aussi un professeur.
Tous ce qu'on fait comme activités reste importantes pour moi : la coopérative, la bibliothèque, les sorties, les réunions...Les réunions nous permettent de se retrouver ensemble, on salue les uns les autres, c'est important pour être ensemble. Les préparations aux fêtes des mères, aux fêtes de Noël et les visites nous permettent d'êtres avec les autres et d’accueillir d'autres personnes. La célébration de la Journée Mondiale du refus de la misère représente pour nous une occasion pour montrer aux autres que nous sommes des gens qui veulent vivre mais pas dans la misère. Nous célébrons cette Journée dans la joie, dans la force et à par des activités ».

D'après le journal "EL NASHRA", Liban

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