"Les gens sont en train de se mettre debout"
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Frei Gilvander et Rosário racontent des visites récentes au Camp Dandara, qui accueille des familles désespérées par le besoin pressant de trouver un toit. Ils sont rentrés plein d’espoir. Découverte de correspondants du Forum permanent sur l’extrême pauvreté dans le monde.

Frei Gilvander du Brésil raconte :

Aujourd’hui, 30 août, je suis allé au Camp Dandara. J’en suis revenu plein d’espoir. J’ai vu Joviano qui accueillait une énorme file de familles nouvellement arrivées, désespérées par le besoin pressant de trouver un toit.

J’ai parcouru tout le Camp, félicitant ceux qui sont en train de construire leur maison et encourageant tout le monde à le faire. Il y a déjà plus de trente petites maisons en construction. Les gens n’ont plus peur. On voit des briques qui arrivent sur des vélos, dans des voitures, à motocyclette, en brouette, en landau et dans des poussettes, dans des bassines, etc.

J’ai déjeuné dans une maisonnette déjà finie, avec de l’eau courante et l’électricité. C’était chez Madame Maria, une dame âgée très intelligente, M. Joaquim, Eduardo et Luísa, qui a 15 ans et qui est à son 4ème mois de grossesse. Le déjeuner était délicieux.

J’ai pu sentir que les gens sont en train de se mettre debout. Notre combat ne sera pas vain. Tous les combats valent la peine quand on a un grand coeur. Mais je pense que nous devrions commencer à construire aussi un Centre Communautaire.

En Novembre, Rosário rajoute :

Je suis allée aujourd’hui au Camp Dandara, je n’y étais pas encore allée après les pluies. En fait, la situation des gens du camp est en ce moment très difficile ! Avec le vent, de nombreuses baraques, et même quelques maisons en dur sont tombées.

Mais ce qui est beau, c’est de voir la solidarité qui existe entre eux. Il y a des gens qui avaient acquis du matériel pour construire et qui l’utilisent pour aider les voisins !

Dès que cette période de pluies et de reconstruction sera finie, je crois que nous devrions réunir le Collectif pour l’Education pour recommencer le travail à ce niveau.

J’ai aussi rendu visite à une certaine Madame Maria, qui a un fils de deux ans qui souffre de microcéphalie. Elle a un autre bébé de quelques mois et elle a besoin d’une chaise roulante pour son enfant handicapé. On va lancer une campagne dans les paroisses pour voir si on arriver à lui trouver une chaise roulante ; en attendant, elle porte un enfant dans chaque bras… C’est une situation très difficile ! Tenons bon et ayons la foi !

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