Le refus de la misère est une démarche d’action
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Témoignage d’Arezki, ambassadeur de 82-4000 Solidaires

Le refus de la misère est une démarche volontariste, d’action. Ce n’est pas qu’une dénonciation de salon ou une révolte. Mais une mise en œuvre pour sensibiliser les gens. La misère, l’indifférence, on peut la combattre pour de vrai, ce n’est pas seulement une fiction.

L’homme est bon, mais l’obstacle c’est la peur. On a peur d’être contaminé quand on rencontre des personnes en très grande marginalité. La marginalisation, personne n’est à l’abri. On s’en protège, et la peur est l’obstacle principal au combat contre la misère.

La précarité, ça ne m’est pas étranger.

A l’Association Pour l’Amitié, ça m’a réconcilié avec mon passé, avec mon grand père qui était chiffonnier, à la rue et dont je ne sais pas où il est enterré. La misère crée des trous dans les familles, c’est une souffrance pour toute la famille. Est-ce que les personnes sont vivantes ou non ? où sont-elles enterrées ? On ne peut pas faire le deuil. En rencontrant des personnes qui vivent dans la rue, en partageant des moments avec eux, en brisant la glace, il y a une forme de déclic.

La misère nous concerne tous, directement ou indirectement, personne n’est à l’abri. Et le refus de la misère est indispensable pour la dignité humaine. Ça demande du courage pour mettre en route nos convictions. Il y a eu une belle réception au Trocadéro, cette place des Droits de l’homme, universelle. Les gens étaient réceptifs, adhérents, il y avait de l’enthousiasme.

Michel, B. France

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