l' Association EBENA
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La crise sociopolitique qui sévit depuis la guerre 1993 est la cause principale d’augmentation d’enfants naturels.

En effet, beaucoup de jeunes regroupées dans des camps de réfugiés ou ailleurs se trouvent dans l’impossibilité de couvrir leur besoin et se lancent dans la prostitution. Beaucoup subissent de viols au moment où d’autres s’obligent aux mariages précoces. Lorsqu’elles ont été mises enceintes, les hommes ne reconnaissent pas les enfants, d’où ces filles abandonnent ces enfants et ceux-ci vivent dans le désespoir total. La pauvreté est à grande partie une cause de grossesses non désirées au moment où les filles ou femmes cherchent à survivre. Ça peut aussi être causé par le désespoir ou l’indignité familiale. …

Suite au désespoir et au manque d’affection parentale, la filiation naturelle devient dans certains cas  source de la criminalité, de la prostitution et de la mendicité. Dans certains ménages, les enfants naturels sont pris en esclavage par leurs tuteurs, ce qui renvoie ainsi à une vie désespérée à leur égard et fait alors que ces derniers connaissent des effets néfastes, des causes de déséquilibre psychologique qui peuvent nuire sa santé.

L’EBENA s’efforce sur l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des enfants naturels et à agir pour les aider à répondre à leurs besoins essentiels et à leur donner davantage d'opportunités de s'épanouir pleinement….

En outre, les enfants naturels ne sont pas les seules victimes étant donné que les parents en l'occurrence la mère fait aussi l'objet de mépris et d'exclusion sociale….Nous cherchons à collaborer avec l’État sur toutes les mesures nécessaires pour éliminer la discrimination

Un nombre important de ces enfants vivent dans les rues au moment où d’autres se trouvent dans l’incapacité de produire leur droit tels que la scolarité, avoir des parents, etc..EBENA aide à leur scolarisation telle que le paiement des frais scolaires, fournir des matériels scolaires, etc..

-Pour  ceux qui fréquentent l’école nous leur rendons visite, entendons ce qui les tient à cœur et les aidons à trouver solution. Beaucoup d’entre eux se sentent abandonnés et vivent dans la solitude. A l’école, ils se tiennent à l’écart des autres élèves surtout à cause de leur situation psychologique. Nous devons donc les accompagner dans leur situation précaire, leur montrer qu’ils ne sont pas seuls dans leur parcours, les encourager à surmonter la difficulté quotidiennes.

Nous avons besoin d’un centre d’accueil afin que, pendant les vacances, ces enfants venant de différents établissements scolaires, se rencontrent dans un même lieu et discutent leur avenir étant donné que beaucoup d’entre eux n’ont pas d’identité familiale….

-La 2ème catégorie regroupe ceux qui vivent avec leurs tuteurs ; bien qu’ils soient élevés, beaucoup d’entre eux n’ont pas une vie meilleure.... Ces enfants naturels sont chargés de tout travail du ménage au moment où les propres enfants du tuteur gardent une vie meilleure et  font leurs études normalement.

Nous organisons des rencontres pour eux afin de les aider à supporter leur état. Nous organisons aussi des rencontres permanentes pour leurs tuteurs afin de mener une discussion entre eux et soulever une bonne volonté.

L’autre catégorie regroupe ceux qui vivent dans de rues des villes ou dans les milieux ruraux sans aucune espérance de vie. Là, suite au manque de moyens financiers il nous est difficile d’agir positivement pour eux alors qu’ils ont besoin de secours rapide et remarquable. Chaque jour, de nouveaux enfants sont abandonnés. Si nous avions des moyens suffisants, nous construirions une école à internat afin que ces enfants soient regroupés dans un même lieu et ainsi encadrés facilement. A cette école, une partie des écoliers seraient des enfants aisés afin que les frais de scolarités payés par ces enfants  de familles aisées puissent aider quotidiennement ces enfants défavorisés.

En attendant de nouvelles bonnes volontés, nous les formons en groupes pour créer une activité génératrice de bénéfice ; nous faisons de notre mieux pour leur donner un capital et nous organisons à cet effet un suivi permanent. Certains préfèrent l’agriculture et l’élevage. Nous leur cherchons des terres cultivables et élaborons à leur égard des projets d’élevage et d’agriculture. Pour l’élevage,  s’il s’agit de distribuer des vaches, nous donnons deux vaches (selon les moyens) par groupe de 5 individus ; ainsi, si elle met au monde, le premier bénéficiaire passe à l’autre continuellement jusqu’au dernier. Nous sensibilisons les filles et femmes aussi des hommes à travers des conférences, des brochures, les établissements scolaires, les camps de réfugiés, etc… à préserver leur vie et celle d’autres.

Jean Damascène HIMBARWA, 
président de l' Association EBENA
Burundi