Je rêve donc de bien d’autres choses pour 2016
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Message pour la Nouvelle Année de notre ami Paco, d’Amazonie

Cette année je ne veux aucun smartphone, I phone, tablette, I pad, I pod, ni aucun de ces gadgets télématiques... Pendant toute cette année qui s’achève j’ai vérifié que les écrans m’éloignent de la vie et je veux marcher avec elle : courir, voler, sentir, avec elle ; je ne veux pas passer mes journées avec les yeux fixés sur un écran. Ce que je veux, c’est ce qui pointe derrière chaque écran, pas l’écran lui-même, même s’il m’offre de très belles vidéos et de très belles images.

Je rêve donc de bien d’autres choses pour 2016 :

En cette période si dure pour tant de personnes, pour tant de peuples, je voudrais que grandisse dans nos cœurs la solidarité. Que nos cœurs débordent de compréhension et d’aide mutuelle, de sens de l’accueil, d’envie de partager.

Je ne voudrais pas seulement sortir de la crise dans laquelle nous sommes plongés, mais je voudrais plutôt qu’on ait conscience des raisons qui nous on fait y entrer, la conscience qu’il n’y a que le développement durable qui puisse perdurer, ce développement qui marche avec la loi de la solidarité universelle, avec le respect inconditionnel de notre Mère-Terre. Avant de lancer les machines à toute allure, réfléchissons si nous avons vraiment besoin de ce qu’elles produisent, réfléchissons à la façon dont elles le produisent. Avant de continuer à arroser nos champs avec des produits chimiques et du poison, souvenons-nous du temps où la terre gardait toute sa fertilité, les végétaux, leur saveur, les eaux, leur pureté… Je voudrais que nous soyons conscients que nos petits cosmos humains doivent dépendre du Grand Cosmos. Et je voudrais que les gouvernements ne poursuivent pas les gens courageux qui dressent des moulins à vent sur les collines ou qui mettent des plaques solaires sur leurs toits.

Je voudrais une maison pour chacun. Que tous puissent avoir un foyer digne. Que personne ne soit expulsé, ni exposé aux intempéries. Je voudrais que nous ne soyons pas dépendants d’une banque. Nous pouvons très bien vivre dans des maisons simples, construites par nous-mêmes, et pas forcément à un neuvième étage avec ascenseur.

Je voudrais une liberté pleine et entière pour les femmes pour qu’elles puissent choisir ce qu’elles font de leur corps ; mais je voudrais aussi qu’elles aient conscience que toute vie est sacrée et choisissent ensuite… Je voudrais, d’ailleurs, que tout le monde soit conscient de la sacralité de toute Vie, dans toutes ses formes, expressions, phases et couleurs...

Je voudrais une Liberté pleine et entière pour tous les peuples de toutes les races. Que chacun puisse décider de son avenir, de comment affronter son destin. Je voudrais leur liberté pour que les peuples puissent s’autodéterminer, mais qu’ils aient aussi conscience de la fraternité. Je voudrais que l’unité, toujours respectueuse de toutes les parties, soit enrichie par la diversité.

Et puisque nous parlons de libertés, je voudrais que les tyrans, les dictateurs et les fanatiques finissent par s’écrouler ; que les Gandhi et les Mandela se multiplient ; que ceux qui ont une véritable vocation de service, avec un esprit d’harmonisation et de réconciliation, accèdent à des postes de gouvernement.
Je voudrais qu’il y ait la Paix au Moyen Orient, là où est né le Prince de la Paix dont nous allons fêter la naissance, dans cette terre où les ententes sont toujours ajournées… Paix sur les sables du désert, et en particulier dans cette glorieuse Syrie, berceau de tant de cultures et civilisations… Et Paix, fille de la justice, dans l’immense Amazonie, où tant de peuples indigènes souffrent la violence et la mort à cause de l’ambition sans limites de quelques personnes et systèmes économiques.

Je voudrais que nous recherchions toujours plus de démocratie et de justice sociale, que nous cherchions toujours à dépasser les préjugés de classe et de genre, que nous cherchions à préserver notre « maison commune », que nous nous sentions frères de tous les peuples.

Je voudrais un monde nouveau où régnerait la paix, le respect, la justice, le soin de l’autre, la fraternité.

Cheminons donc ensemble, dépouillés de tous les superflus et pleins d’espoir, pour traverser nos déserts et nos difficultés, pendant toute la nouvelle année qui s’annonce.

Regardons ce petit Enfant,
fragile, dépendant, migrant, pauvre et exclu.
Qu’il remplisse nos cœurs
pour que nous changions notre mode de pensée et notre style de vie.
2016 sera ainsi la Nouvelle Année que nous souhaitons tous à nos amis et au monde entier.