Ensemble, il est possible de donner à notre terre un avenir durable. Osons-le !
edito_possible_0.jpg
Lettre aux Amis du Monde numéro 100

Le 17 octobre 2018, vous avez à nouveau été nombreux à vous mettre ensemble pour célébrer la Journée mondiale du refus de la misère et rendre visible les efforts de tous ceux qui sont engagés pour dire non à la pauvreté tout au long de l’année. Dans ce numéro nous présentons quelques échos reçus des quatre coins du monde. Nous proposons également des extraits de témoignages, présents au cœur des commémorations, révélant le courage et la résistance de ceux qui souffrent quotidiennement des injustices de la pauvreté.

Personne ne choisit de vivre dans la misère 
"J’habite au Cameroun, et avec des amis je me suis rendu dans le village de Koumenke, que je connais bien. Nous avons fait le tour du village et rencontré des jeunes et des parents. Peu d’enfants ont franchi le cycle primaire. Une des raisons est le manque d’argent, car la seule activité, qui est l’agriculture, ne permet que de se nourrir et survivre."

Tous ensemble vers zéro pauvreté
"Cet atelier destiné aux étudiants a eu lieu à l’Institut asiatique de technologie, où différents sujets ont été abordés. S’est ensuivi une présentation de Mme Khun N, membre du réseau des Vendeurs de rue thaïlandais pour le développement durable: "Pour moi, la pauvreté, c’est avoir des capacités, mais pas d’opportunités."

Repenser la lutte contre la pauvreté et pour les droits de l'homme
"Ce titre est aussi le thème du deuxième Forum Joseph Wresinski pour l’Amérique latine et les Caraïbes. "J'ai compris qu’au-delà du concept, élever la voix pour une vie digne pour tous pouvait contribuer à la disparition de l’indifférence qui a causé l’oubli d’une grande partie de la population mondiale."

Il est important que nous exprimions nos droits, que nous exprimions nos besoins
"Pour moi, la pauvreté est liée à des quartiers où il n’y a pas de ressources pour les familles, telles des bibliothèques, des bonnes écoles, ou même des bons magasins. Les gens qui vivent dans la pauvreté craignent que s’ils ouvrent la bouche, des mesures soient prises contre eux, ainsi personne ne dit rien.
Il est important que nous défendions nos droits et que nous exprimions nos besoins. Nous devons faire du bruit. Je ne veux pas dire par là être bruyant, violent, maudire, rabaisser les gens. Je veux dire aller rencontrer les gens. Parce que réclamer par écrit ne va tout simplement pas fonctionner. Vous devez aller vers les gens et leur faire face."

Vivre le 17 octobre dans un pays où je suis de passage, où personne ne connaît cette Journée...Comment ?
"Le jour de la marche, environ 150 personnes étaient présentes. Nous étions ensemble, musulmans et chrétiens, jordaniens et réfugiés de Syrie ou d’Irak, gens âgés mais aussi d’autres plus jeunes et même des enfants.
J’ai pu parler avec plusieurs et je leur demandais : « qu’est-ce qui vous a motivé pour venir participer à cette marche ? » On me disait : « marcher ensemble avec d’autres, c’est stimulant, on s’encourage ». Je vivais cette marche comme une toute petite communion à la journée mondiale du refus de la misère. Tous ces gens pauvres affirmaient leur détermination de faire ce qui est dans leurs moyens, c’est à dire sans argent : marcher."

Mots clés :