Briser le silence
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Nous avons l'honneur de vous partager les nouvelles pour  la célébration de la journée mondiale du refus de la misère que nous avons célébré le dimanche 4 Novembre avec la fondation MARIA ARAFASHA au Burundi.

Quelques interventions:

Papa MWEHA: Bonjour encore une fois. Je me sens très honoré de connaître cette journée. Un jour où, les pauvres peuvent aussi parler et être écoutés. Je n’étais pas au courant de cela avant. Je suis moi-même étonné et je crois que c’est aussi pareil pour ces enfants de me voir m’asseoir avec eux aujourd’hui dans cette maison avec mon apparence de tous les jours ! Car ils me voient souvent passer ici, très sale et parfois même certains me disent que j’ai volé leurs matériaux de construction juste à cause de mon apparence. Mais je ne suis pas un voleur, je suis une personne qui travaille et lutte pour mon bien et celui de ma famille. Aujourd’hui je suis très content d’apprendre que d’autres personnes se trouvant dans la même situation que moi ont célébré aussi cette journée pour dire non à la pauvreté.

Mme l’encadreuse (à la fondation MARIA ARAFASHA): Les pauvres perdent souvent espoir lorsqu’ils trouvent que leurs efforts ne mènent à rien et n’intéressent personne. Mais si on leurs prêtent oreilles directement ils retrouvent confiance. Car il a la conviction que sa situation pourrait prendre fin.

Une rencontre comme ça nous fortifient aussi, car certaines personnes se demandent pourquoi je dois choisir de vivre avec ces enfants qui n’ont pas des parents et dont j’ignore complètement les origines. Certains sont d’ici à BUJUMBURA et d’autres sont de l’intérieur du pays. Mais je me suis toujours dit que ces enfants ont besoin de moi. Ils ont besoin de quelqu’un pour prendre soin d’eux. Et c’est cela mon rôle ici. Je suis très touchée par votre courage et détermination dans votre engagement de combattre et éradiquer la pauvreté. Il y a très peu des gens qui se sentent gênées par la souffrance des autres, pourtant ça doit nous concerner tous.

Après l’échange avec nos amis sur le 17 Octobre, nous avons appris un jeu souvent joué par les enfants Tapori de la République Démocratique du Congo « petits Canards êtes-vous prêts, oui, oui, nous sommes prêts…… ». Premièrement Christian nous a montré comment le jeu se joue et en suite tout le monde avec les enfants de la fondation nous avons chanté et dansé ensemble.

Pour clôturer :

On était déjà en dehors des enceintes de la fondation quand Papa MWEHA criait de joie derrière nous BAGENZI BANJEEEEE NFITSE AKAJAMBO KAMWE NA SHAKA KU VUGA KARI KU MUTIMA
<< Mes chers amis, j’ai un mot à dire, un mot qui viens vraiment de mon cœur>>

Je dit vraiment merci car je viens de découvrir qu’il y a le 17 Octobre qui existe, et que les gens qui vivent dans la pauvreté peuvent se mettre débout, qu’ils soient accepté et considérer comme toute autre personne.

Je suis très honoré et je réalise aujourd’hui que je suis une personne comme les autres et je peux aussi tout faire. Que Dieu soit loué.

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