« Ajuda de Mãe - Aide à la Maman »
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De jeunes mamans et des adolescentes enceintes, vivant dans des conditions très précaires, évitent l’abandon de la scolarité grâce à l’institution « Ajuda de Mãe - Aide à la Maman », un projet d’accueil et d’enseignement où l’on apprend aussi à respecter des règles et à acquérir des habitudes de travail.

Ce projet est réalisé en partenariat avec un collège-lycée de Lisbonne et s’adresse à de toutes jeunes « mamans qui avaient quitté l’école ou qui risquaient de le faire à cause de leur bébé », explique la présidente. Elle ajoute : « Très souvent, la honte d’être enceintes les pousse à partir.
Et c’est difficile de les retrouver pour qu’elles viennent finir l’année scolaire. Ensuite elles pourront rester pour les années suivantes, ou aller dans une école standard en mettant leur bébé dans une crèche. Pendant le premier mois du bébé, les jeunes mères peuvent bénéficier de cours chez elles. Après, elles reviennent à l’école de «Ajuda de Mãe» et peuvent laisser leur bébé dans la crèche de l’institution. Pendant les cours, les mamans peuvent être appelées pour allaiter. La réussite scolaire de nos élèves est de 85% ! »

Dans «Ajuda de Mãe» on apprend également à préparer la naissance du bébé, comme nous l’a raconté Joana à la fin d’un cours où on lui avait montré comment donner le bain à un nouveau-né. En se découvrant enceinte à 19 ans, Joana a eu très peur car elle «savait qu’elle n’avait pas les moyens». Quand on a découvert sa grossesse elle a été mise à la porte de son travail. Sans famille et sans emploi, comment faire ?
Heureusement, on lui a parlé de «Ajuda de Mãe» et, une semaine après, on l’accueillait dans la maison des femmes adultes de l’institution. Elle y reçoit le soutien dont elle a besoin. « J’étais toute seule, dit-elle, je n’avais que le père du bébé mais il habite très loin et n’a pas non plus de moyens ».

«Ajuda de Mãe» dispose de trois maisons, toujours pleines, où elle accueille 25 mamans. En plus, l’année dernière, l’institution a suivi environ 1300 familles, et autant l’année d’avant. Elle soutient environ 150 familles par mois et distribue des couches, du lait et des bouillies à beaucoup d’autres encore.

Quand les besoins les plus urgents sont satisfaits, les familles « sont plus disponibles pour suivre une formation professionnelle dans l’espoir de réintégrer le marché du travail ».

Susana S., Portugal

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