Agir ensemble pour gagner la justice sociale et environnementale pour tous
Refuser la misère
Lettre aux Amis du Monde numéro 103

Au début de l’année, nous avons lancé une consultation pour choisir le thème de la Journée mondiale du refus de la misère 2020. Des propositions de thèmes ont été envoyées à diverses personnes et associations, afin de recueillir leur avis.

Nous avons reçu 76 réponses provenant de 36 pays. Merci à toutes celles et ceux qui ont participé. Ces contributions ont enrichi les propositions et, après présentation et discussion avec l’ONU, le thème finalement retenu pour ce 17 octobre est :

Agir ensemble pour gagner la justice sociale et environnementale pour tous

Ci-dessous, nous présentons quelques brefs extraits des contributions :

CHERCHER LA PARTICIPATION DE TOUS

« Le dialogue est primordial dans la vie de la communauté, car tout homme est responsable de bâtir son monde (voisinage, entourage…). Tout le monde, y compris ceux dans la pauvreté, a le droit de s’exprimer et ainsi de pouvoir prendre ses responsabilités pour bâtir un monde voulu. » (Mme Consolate N., Burundi)

« Nous expérimentons l’urgence d’une ‘écologie de la vie quotidienne’. Nous affichons la volonté de considérer les pauvres eux-mêmes comme acteurs dans les décisions concernant l'environnement et l'utilisation des ressources naturelles. » (Jean B., Fondation Concordia-Ineza, Rwanda)

« Les gouvernements sont de plus en plus contrôlés par les grandes entreprises et au service des intérêts des investisseurs. La voix des populations a été largement oubliée dans les processus des décisions. Ceux qui vivent dans la pauvreté et l’exclusion ont été poussés encore plus dans les marges. Nous devons ressaisir l’espace politique. » (Aye Aye W., Myanmar / France, Comité international 17 octobre)

INTERDÉPENDANCE ENTRE JUSTICE SOCIALE ET JUSTICE ENVIRONNEMENTALE

« Les plus pauvres sont les premiers concernés et il y a urgence à faire entendre, notamment à tous les jeunes qui s’engagent, que la lutte contre le réchauffement climatique doit être tournée vers la lutte pour l’élimination de la grande pauvreté. » (ATD Quart Monde, Haïti)

« Les droits fondamentaux et les Objectifs du Développement Durable font parfaitement le lien entre développement humain et environnement, entre élimination de la pauvreté (Objectif numéro 1) et partenariat avec les plus pauvres et partenariat mondial (Objectif numéro 17), ce dernier proposant une méthodologie … celle de la coopération ! » (Lise-Marie S., UNAPP, Collectif 17 octobre, France)

INJUSTICE D’ÊTRE ACCUSÉ D’UNE SITUATION GLOBALE

« Il y a une stigmatisation publique autour des personnes en pauvreté qui, par exemple, en raison de l’utilisation de matériaux de chauffage qui ne sont pas écologiques, sont accusées de plus en plus de contribuer à la pollution atmosphérique » (Maja G. M., Macédoine)

« Les populations autochtones tirent l’essentiel de leur survie dans les ressources naturelles, source de revenus, alimentation, énergie, habitation, soins de santé, etc... Mais les pays les plus avancés, qui ont déjà tiré profit de leurs ressources naturelles en mettant en péril le climat, imposent aux pays pauvres de ne pas exploiter leurs richesses naturelles forestières, dans le but de lutter contre le changement climatique. » (Dieudy M., CADF, RD Congo)

NOUS AGISSONS POUR L’ENVIRONNEMENT ET POUR UN MONDE SANS MISÈRE

« Je pense à ces familles du village Isampulu à Kinshasa qui se soutiennent pour construire leurs maisons sur pilotis en vue d’éviter inondations et maladies. Ceci implique une solidarité non seulement entre personnes en grande pauvreté mais aussi envers elles. » (Justin B., Comité international 17 octobre)

« Nous cherchons à faire en sorte que les plus touchés et les plus vulnérables soient les protagonistes du changement. Dans l'un de nos derniers projets, nous avons travaillé sur le recyclage du plastique avec Caritas, des femmes recycleuses d'une coopérative à Cordoba, et une professeure de l'université de technologie spécialiste dans ce domaine. » (Cecilia L., Argentine)

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